Appel à participation · Yellow Party

Le projet

La Yellow Party est un bal participatif imaginé par le chorégraphe Mickaël Phelippeau dans le cadre de Nuit Blanche 2026. Pour cette soirée, il convie plusieurs artistes aux univers singuliers — Marie-Laure Caradec, Ben Cissé, Anastasia Moussier et Alban Richard — pour guider le public dans l’apprentissage de gestes, de rythmes et d’énergies propres à la Yellow Party, avant un DJ set de Verginie Descente mêlant house, pop et techno.

Pour en devenir pleinement acteur.ice, le public est invité à rejoindre, en amont, un atelier d’initiation conçu comme une préparation à la fête. Cet atelier sera l’occasion d’apprendre certaines danses qui composeront le bal. Accessible sans prérequis, il s’adresse à toutes et tous, débutant·es comme initié·es.

Le challenge à relever ?

Pour en devenir pleinement acteur, le public est invité à rejoindre, en amont, un atelier d’initiation conçu comme une préparation à la fête. Pensé comme un temps de transmission et de partage, cet atelier permet à chacun de découvrir et d’apprendre certaines danses qui composeront le bal participatif. Mickaël Phelippeau y convie plusieurs artistes aux univers singuliers pour guider les participants et participantes dans l’apprentissage de gestes, de rythmes et d’énergies propres à la Yellow Party. Chacun transmet une danse sur la musique de son choix et dont le titre comporte le mot « Jaune », « Yellow », Amarillo », « Gelb », offrant des clés concrètes pour s’approprier la soirée. 

En participant à cet atelier, les Parisiennes et Parisiens deviennent de véritables complices de la Yellow Party, prêts à rejoindre le bal participatif et à en amplifier l’élan collectif. Moment convivial et fédérateur, cet atelier est aussi un prétexte à se rencontrer et à danser ensemble. 

Profil :

Ouvert à partir de 10 ans, débutant·es comme initié·es

Dates et horaires :

Atelier au Carreau du Temple :

• Vendredi 5 juin 2026 de 19h à 21h

Yellow Party au Carreau du Temple :

• Samedi 6 juin 2026 de 23h à 2h
Les complices sont invité·es à venir à l’heure de la Yellow Party directement, soit 23h.

Réalisé dans le cadre de Nuit Blanche 2026, manifestation organisée par la Ville de Paris

Dans le cadre de Nuit Blanche 2026, Le Carreau du Temple recherche des complices pour le projet « Yellow Party » du chorégraphe Mickaël Phelippeau.

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Les Rencontres de la Sorbonne 2020-2021

L’expérience migratoire est au centre des débats et des politiques internationales de ces dernières années : réfugié·es politiques, climatiques, fuyant régimes, situations économiques difficiles, désastres à la fois économiques, politiques et écologiques, le nombre de personnes en route vers un ailleurs ne fait qu’augmenter et les conditions de leur voyage et de leur accueil — ou, le plus souvent, de leur refus — s’endurcissent.

Si d’un côté cela n’a pas manqué de stimuler les artistes, rarement étranger·ères aux phénomènes sociaux et politiques, de l’autre le phénomène migratoire a été aussi le lieu d’un déploiement de nouvelles formes d’expression de ces mêmes migrant·es. Ainsi, depuis quelque années la production artistique essaye à la fois de donner une voix aux migrant·es anonymisé·es en mettant l’expérience migratoire au centre de sa réflexion. Désanonymiser, rendre concret, forcer la rencontre, tels apparaissent les objectifs des contributions, fondant leur démarche sur une conception de l’art qui en fait un véhicule pouvant réduire les distances en éveillant la conscience des publics. Moins souvent, mais nous nous sommes aperçus que cette « vague » de migrant·es avait pris en charge et avait trouvé les moyens pour donner forme à des expressions artistiques capables de témoigner de leur vie de l’intérieur de leur expérience.

Explorer toutes ces productions sera l’occasion de s’interroger sur le rôle que l’art incarne dans l’expérience des uns et des autres. Est-il à jamais réduit à une forme de témoignage ou de dénonciation ? Peut-il emprunter un chemin de travers et nous amener à penser autrement à l’expérience migratoire et à la fonction, qu’en pareilles circonstances, la production artistique est appelée à assumer ?

Mardi 3 novembre 2020 : L'institutionnalisation de la migration : la création d'un récit

En ouverture du cycle sur la thématique Art et Migration, les étudiant·es du Master 1 Direction de Projets ou d’Établissements Culturels de l’École des Arts de la Sorbonne ont invité :

  • Françoise Vergès, présidente de l'association Décoloniser les Arts, politologue et militante féministe décoloniale
  • Samia Chabani, fondatrice-directrice de l'association Ancrages - Centre de ressources Histoire et mémoires des migrations de Marseille -, sociologue de formation et militante associative

Mardi 24 novembre 2020 · La culture, une voie d'intégration ?

Pour la deuxième session des Rencontres de la Sorbonne, les étudiant·es du Master 1 Direction de Projets ou d’Établissements Culturels de l’École des Arts de la Sorbonne ont invité :

  • Irène Dafonte-Riviero, metteuse en scène de la Compagnie 13 lunes, qui a travaillé sur un spectacle et un documentaire avec des femmes migrantes
  • Hélène Lequeux-Duchesne, violoniste à l'Orchestre de Chambre de Paris, qui a animé des ateliers organisés par l'OCP à destination des migrants
  • Sébastien Thiéry, politologue et coordinateur des actions de l'association PEROU

Vendredi 11 décembre 2020 : Des cultures migrantes à une société multiculturelle

Pour la troisième session des Rencontres de la Sorbonne, les étudiant·es du Master 1 Direction de Projets ou d’Établissements Culturels de l’École des Arts de la Sorbonne ont invité :

  • María Peña Coto, artiste multidisciplinaire et consultante en coopération internationale
  • Meriam Azizi, universitaire, musicienne et critique cinématographique
  • Sophie Moulard, anthropologue, chercheuse associée au LAM (UMR 5115), fondatrice du Theïa Lab

Lundi 18 janvier 2021 : Envisager la création artistique dans le processus migratoire

Pour la quatrième session des Rencontres de la Sorbonne, les étudiant·es du Master 1 Direction de Projets ou d’Établissements Culturels de l’École des Arts de la Sorbonne ont invité :

  • María Alcalá, doctorante en SIC, chercheuse en pratiques photographiques, TICs, représentations et processus migratoires
  • Kubra Khademi, artiste performeuse féministe, membre de l’Atelier des Artistes en Exil et résidente à la Cité internationale des arts, Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres

Lundi 8 février 2021 : La diversité dans l'art : condition ou conditionnement ?

Pour la cinquième session des Rencontres de la Sorbonne, les étudiant·es du Master 1 Direction de Projets ou d’Établissements Culturels de l’École des Arts de la Sorbonne ont invité :

  • Judith Depaule, directrice et cofondatrice de l’Atelier des Artistes en Exil, metteuse en scène
  • Cemil Yildiz, artiste, comédien, auteur et metteur en scène
  • Pascale Obolo, cinéaste, commissaire d’exposition indépendante et rédactrice en chef de la revue AFRIKADAA

Lundi 15 mars 2021 : L’exil, entre histoires racontées et histoires vécues

Pour la sixième session des Rencontres de la Sorbonne, les étudiant·es du Master 1 Direction de Projets ou d’Établissements Culturels de l’École des Arts de la Sorbonne ont invité :

  • Kochka, écrivaine libanaise
  • Kim Thúy, écrivaine vietnamienne
  • Aurélie Pollet, réalisatrice, illustratrice et directrice artistique du projet The Parisianer, collectif de livres et d’expositions
  • Jérôme Tubiana, journaliste, photographe, chercheur et militant
  • Gustavo Almenara, réalisateur, animateur, truquiste et monteur

Cycle thématique de débats-conférences, Les Rencontres de la Sorbonne proposent cette année de considérer la place de l’art dans les expériences et flux migratoires.

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Avant de se relever

L'atelier

Cet atelier est né de deux photographies réalisées par François Stemmer. Deux images d’adolescent·es dans une posture que le metteur en scène et chorégraphe appelle la position du pantin : corps affaissé, tête tombante, bras lourds, comme suspendus à des fils invisibles. Ces images ne racontent pas une histoire précise. Elles posent un état. Elles ouvrent un espace de projection. C’est à partir de ces photographies qu'il a imaginé Avant de se relever.

Depuis plusieurs années, la position du pantin habite l’ensemble de ses créations. Elle revient, de spectacle en performance, comme une image matricielle. Un corps qui n’arrive plus à tenir debout. Un corps saturé par les émotions, les doutes, les tensions du monde. Un corps qui ne chute pas spectaculairement, mais qui s’arrête. Qui lâche. Avec les adolescent·es, cette posture résonne de manière immédiate. Elle touche à un moment fragile, souvent tu, rarement montré : celui où le corps n’en peut plus, où l’émotion déborde, où l’on n’a pas encore trouvé la force de se relever.

L’atelier est conçu comme un temps de travail concentré et respirant, alternant intensité et pauses, afin de permettre à chacun·e de s’engager pleinement dans l’expérience artistique, dans un cadre respectueux des capacités physiques et attentionnelles.

L’atelier se conclut par la composition d’une forme courte de 5 à 10 minutes. Une forme simple, fragile, collective. Ce que cet atelier cherche à faire entendre est simple, mais essentiel : on ne se relève jamais seul.

Infos pratiques

Cible : atelier ouvert aux jeunes âgé·es de 14 à 21 ans

Tarif : gratuit sur inscription

Date et horaires :

  • Mercredi 25 février 2026 de 13h à 17h, au studio de Flore du Carreau du Temple
  • Entrée par le 2 rue Perrée, 75003 Paris

Je m'inscris

Un atelier de création pour transformer le pantin et la chute en création collective, guidé par le chorégraphe François Stemmer !

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Rencontre / Festival Jogging 2025

Samedi 24 mai 2025 de 15h30 à 17h / Salon (niveau -1)
En partenariat avec Philosophie magazine

Avec

  • Anaïs Bohuon - Professeure des universités à l’Université Paris-Saclay, socio-historienne du sport, du corps et du genre
  • Yannis Constantinidès - Normalien, Agrégé et Docteur en philosophie, auteur du Nouveau culte du corps (éd. Les Pérégrines, 2013)
  • Arno Ferrera et Gilles Pollet - Performeurs, circaciens et chorégraphes (du spectacle Armour sur le Festival Jogging vendredi et samedi)

Une rencontre animée par Cédric Enjalbert, rédacteur en chef adjoint de Philosophie magazine

Sport, corps et genre seront les thèmes de la rencontre du Festival Jogging, avec des artistes, chercheurs et philosophes !

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Appel à participation · Ballet Jogging

Ballet Jogging de Pierre Rigal débarque au Carreau du Temple à l'occasion du Festival Jogging !

Ballet Jogging est une performance où sport et art se rencontrent : la course devient un jeu collectif, un ballet de trajectoires, de croisements, de spirales et d’aller-retours, un moment ludique et millimétré qui célèbre l’harmonie du mouvement.

Le projet​

Une performance artistique, une aventure collective, où la déambulation des participant·es se transforme en une composition poétique et enivrante, chaque mouvement contribuant à une démonstration d’unité et de créativité partagée.

Le challenge à relever ?​

Une course chorégraphiée dans la Halle du Carreau du Temple !

Le principe ?​

Un ballet où les trajectoires des participant·es créent une participation poétique et collective, chacun courant vers le même objectif : faire sensation dans la Halle du Carreau du Temple le 25 mai 2025 !

Profil :​

Ce projet participatif est pour vous ! Vous aimez courir un peu ? beaucoup ? passionnément ? Alors... venez seul, avec vos ami·e·s ou en famille pour rejoindre plus de quatre-vingt participant·es de tout âge. À partir de 7 ans.

Dates et horaires :​

Répétitions au Carreau du Temple :

  • Lundi 5 mai 2025 de 18h à 21h
  • Mardi 6 mai 2025 de 18h à 21h
  • Lundi 12 mai 2025 de 18h à 21h
  • Mardi 13 mai 2025 de 18h à 21h
  • Lundi 19 mai 2025 de 18h à 21h

NB : Il est recommandé de suivre toutes les répétitions. Il est également possible de rejoindre l'aventure en route.

Générale au Carreau du Temple :

  • Dimanche 25 mai 2025 en matinée (horaire à confirmer)

Représentation dans la Halle du Carreau du Temple :

  • Dimanche 25 mai 2025 à 14h30

Inscrivez-vous et rejoignez le projet !​

​Plus aucune excuse maintenant ! Si vous aimez courir et que vous avez envie de participer à un spectacle : n'attendez plus pour vous inscrire et rejoignez la team du Ballet Jogging de Pierre Rigal !

Ce formulaire vaut pour inscription, nous reviendrons vers vous prochainement.

Le chorégraphe et coureur Pierre Rigal recherche 80 amateur·rices, passionné·es de course ou curieux·ses, pour vivre l'expérience unique du Ballet Jogging !

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Rencontres

Samedi 15 février 2025 de 15h à 16h15 / Salon (niveau -1)
En partenariat avec Philosophie magazine

Comment l’art, en particulier la danse, participe à renverser notre vision du handicap ? C’est à ce sujet que dialogueront un philosophe, une formatrice et deux artistes. Car le handicap n’est pas le propre d’une personne, il est aussi un fait créé par la société, par rapport à un environnement physique et à une norme culturelle suscitant l’exclusion, mais qu’il est possible de changer. L’expérience du sport et de la danse le montre : le corps est un laboratoire où s’inventent sans cesse de nouvelles capacités, de nouveaux possibles, et, finalement, un nouveau rapport à soi et à l’autre.

Une rencontre animée par Cédric Enjalbert, rédacteur en chef adjoint de Philosophie magazine

  • Angelina Bruno, danseuse hip-hop révélée lors des cérémonies d'ouverture et clôture des Jeux Paralympiques de Paris 2024, danse-thérapeute, autrice
  • Alice Davazoglou, chorégraphe, interprète et autrice-dessinatrice
  • Françoise Davazoglou, enseignante et formatrice, co-fondatrice de l'association ART21 qui a pour mission de favoriser et promouvoir la pratique artistique des personnes avec handicap mental dans une dimension de pratiques partagées par tou·tes
  • Bernard Andrieu, universitaire, philosophe, spécialiste de l'épistémologie du corps

Programme accessible aux personnes sourdes et malentendantes et traduit en Langue des Signes Française par la Scop Paris interprétation

Mardi 18 février 2025 de 14h à 15h15 / Salle de spectacle
En partenariat avec Le Rainbow Day & Night et La Magnanerie

Dans un contexte où les artistes LGBTQIA+ et/ou racisé·es subissent des entraves multiples et imbriquées, cette rencontre se propose d’explorer comment l’intersectionnalité peut éclairer et enrichir la création artistique et les politiques culturelles.

Les réalités rencontrées par les artistes LGBTQIA+ et/ou racisé·es dans les arts vivants seront explorées, en mettant en lumière les discriminations systémiques qui limitent leur visibilité et leurs opportunités. Les discussions porteront sur les outils à inventer pour rendre les structures culturelles plus inclusives, en créant des dispositifs de soutien adaptés et des espaces sûrs. Enfin, il sera question de déconstruire les mécanismes de discrimination en remettant en question les pratiques institutionnelles et en valorisant une diversité de voix et de récits. L'objectif est de favoriser une véritable inclusion des artistes dans les arts vivants.

Une rencontre animée par Audrey Couppe de Kermadec, journaliste, écrivain·e, artiste et performeur·euse

  • Akène Lenoir – chorégraphe et interprète du collectif Lundy Grandpré
  • Anouk Aspisi – codirectrice artistique du Festival Bolzano Danza (Italie), ex-conseillère spectacle vivant, musiques et art visuel auprès de la ministre de la Culture
  • Olivia Mabounga, actrice et autrice / Compagnie Les énervées

Intersectionnalité, discriminations et handicap seront les thèmes des deux rencontres du Festival Everybody, avec des artistes et professionnel·les du monde de la culture !

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La Seine : usages passés et futurs

Cette année, le cycle de débat-conférence des Rencontres de la Sorbonne en partenariat avec Le Carreau du Temple, propose un questionnement sur le thème de l’eau et des enjeux actuels liés à la crise que représente l’accès à cette ressource.

La rencontre

« Ce n’est pas une folie, c’est une ambition » - Pierre Rabadan, adjoint à la Mairie de Paris en charge des Jeux Olympiques, à propos du projet d’assainissement de la Seine pour Paris 2024.

En prévision des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024, la Ville de Paris s’est donnée pour mission de nettoyer la Seine pour y accueillir les sports nautiques. 100 ans après les Jeux Olympiques de Paris de 1924, la Ville de Paris promet de laisser en héritage des jeux de 2024 une Seine baignable pour les parisien·ne·s. Mais quels en sont les enjeux, symboliques et concrets, que soulève l'utilisation de la Seine pour les Jeux Olympiques 2024 ?

En invitant Julia Moutiez, architecte et enseignante à l’Ecole d’Architecture de Paris Val de Seine, Emmanuelle Segura, cheffe de projet à l’Odyssée, ainsi qu’Isabelle Louviot et Jacques Damade, co-auteur·ices du Guide sentimental des piscines municipales de Paris, cette conférence vient questionner le sujet des usages citoyens de la Seine sous un angle historique, social, culturel et politique.

C’est tout d’abord avec un regard historique que seront observés les usages culturels et sociaux de la Seine. D’un lieu de baignade accessible à tou·te·s, elle devient en 1923 interdite de baignade, marquant ainsi un changement radical dans le rapport possible des riverain·e·s avec la Seine. Mais la force et la symbolique de ce rapport se reflètent jusque dans le dépassement de l’interdiction, puisque l’habitude de se baigner dans la Seine ne s’est perdue qu’après les années 1950. La question historique et sociale permet alors de mettre en lumière les facteurs qui ont influencé les décisions politiques et de santé publique ayant fait de ce fleuve au rôle significatif dans l’épanouissement de la ville, la Seine que nous connaissons aujourd’hui.

En effet, si l’habitude de se baigner librement dans la Seine ne fait plus partie des mœurs, l’activité se faisant sur, dans et autour de la Seine persiste. La relation entre les Parisien·ne·s et la Seine, mais également avec les habitant·e·s de l’Île-de-France ou encore les touristes, existe toujours, bien que différemment. C’est d’ailleurs ce regard porté sur la Seine qui a su convaincre l’accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques à Paris pour 2024. Mais cette occupation événementielle du fleuve nécessite un assainissement des eaux, à la fois coûteux et questionnable sur la question environnementale. Elle est un sujet de désaccord en raison des besoins et initiatives mis en place par la Ville de Paris pour l’appropriation de la Seine par les Jeux. Néanmoins, 100 ans après l’interdiction de baignade, la volonté de réhabiliter cet espace d’eau redevient une priorité.

Ces projets de transformation et la volonté politique de rendre la Seine à nouveau accessible à la baignade plaident pour une diversification des usages et des pratiques culturelles liées au fleuve. Cette rencontre sera l’occasion pour nous d’interroger les enjeux qu’un usage mixte (à la fois commercial, sportif et récréatif) recèle, et de regarder de près les antagonismes sous-jacents aux diverses cultures de l’eau qui se rencontrent dans cet espace fortement règlementé qu’est la Seine. Au-delà d’une préoccupation instantanée, c’est une préoccupation de l’avenir de la Seine et du rapport que cet événement tente de raviver qui interroge autour de ces projets.

Quatrième rencontre des Rencontres de la Sorbonne du cycle « Cultures d'eau » avec en invité·e·s : Julia Moutiez, Emmanuelle Segura, Isabelle Louviot et Jacques Damade !

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L’eau comme territoire

Cette année, le cycle de débat-conférence des Rencontres de la Sorbonne en partenariat avec Le Carreau du Temple, propose un questionnement sur le thème de l’eau et des enjeux actuels liés à la crise que représente l’accès à cette ressource.

La rencontre

Une semaine après la première conférence Lutter pour l’eau, nous souhaitons poursuivre le cycle en abordant les questions d’appropriation d’espaces maritimes et de territorialisation des mers et océans. Les objectifs de cette conférence sont notamment de comprendre comment les territoires maritimes sont gouvernés, et comment nous pouvons concilier les enjeux environnementaux, socio-économiques et géopolitiques qu’implique l’utilisation de la mer au quotidien par de multiples secteurs et les mobilités permanentes au sein de ces espaces.

L’eau, tout particulièrement celle des espaces maritimes, représente un enjeu en termes d’appartenance et de propriété : par sa nature, l’eau semble être un endroit et un bien appartenant à tout le monde et, à la fois, à personne. Éclaircir des questions juridiques et sociopolitiques devient, alors, nécessaire. La gestion des eaux maritimes a impacté directement la vie de nos sociétés tout au long de l’histoire. De ce fait, il est important de comprendre de quelle façon les territoires aquatiques et particulièrement maritimes sont gouvernés, comment les droits humains sont préservés dans ces territoires. Nos invité·e·s nous accompagneront dans la compréhension de cet univers tant mystérieux que concret.

Nous allons explorer les implications qui émergent de la qualification de « biens communs » des espaces maritimes. De fait, la limitation des eaux et leur intégration dans l’espace nationale offrent des perspectives d’évolution diverses. Cette conférence aura donc pour but de faire dialoguer des professionnels aux champs d’expertise divers afin de dégager une compréhension de limites et des complexités des espaces maritimes en tant que territoires pratiqués parfois de manière similaire aux territoires terrestres. Il sera également nécessaire d’aborder les limites et les problématiques liées à l’application du droit en haute mer face aux imprévus et mises en périls comme la piraterie, le narcotrafic ou encore la pêche illégale et intensive.

Deuxième rencontre « L’eau comme territoire » des Rencontres de la Sorbonne avec en invité·e·s : le juriste et professeur Jean-Pierre Beurier, le professeur Patrick Chaumette et le colonel de la gendarmerie nationale et chercheur Florian Manet !

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Lutter pour l’eau

Cette année, le cycle de débat-conférence des Rencontres de la Sorbonne en partenariat avec Le Carreau du Temple, propose un questionnement sur le thème de l’eau et des enjeux actuels liés à la crise que représente l’accès à cette ressource.

La rencontre

Quelles sont les raisons de lutter pour l’eau ? Qu’est-ce que veut dire lutter ? Quelles sont les différentes échelles de lutte ?

Cette rencontre inaugurale initie un état des lieux des enjeux contemporains liés à la problématique de l’accès à l’eau. Le verbe « lutter » est ici pensé de manière polysémique. En effet, la lutte peut être menée par des actions directes et un investissement militant, mais lutter c’est également mener des actions vitales quand les droits et les conditions de vies humaines et non humaines sont mises en danger. De manière quotidienne, la lutte initie un mouvement de sensibilisation par l’usage, la discussion ou la pratique.

Dans le cadre de la lutte pour l’utilisation et la sauvegarde de l’eau, que signifie alors lutter ? Quelles sont les différents types d’actions qui peuvent être mises en place et dans quels objectifs ?

Cette conférence aura pour but de faire dialoguer les différents enjeux autour de la lutte pour l’eau à travers des points de vue à différentes échelles géographiques afin de faire apparaître la diversité des enjeux politiques, géopolitiques, écologiques et culturels.

Cette rencontre s’organise comme une discussion favorisant le dialogue et les échanges entre les intervenant·e·s à travers leurs différentes échelles de lecture, leurs vécus et connaissances.

Première rencontre « Lutter pour l'eau » des Rencontres de la Sorbonne avec en invité·e·s : Ninon Bardet, coordinatrice du collectif Vers un parlement de Loire, Racha Mousdikoudine, présidente de l’association Mayotte a soif, Adeline et Mathieu, porte-parole du collectif Bassines Non Merci !

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Long Play Senior

« Panser » par la danse tout en la pensant est un des fils rouges que la compagnie A Short Term Effect développe depuis plusieurs années, sous l’impulsion du chorégraphe Alexandre Roccoli. L'équipe artistique mène des ateliers auprès de différents publics : détenus, pensionnaires de maisons de retraite, migrants… Le lien, l’échange physique et mémoriel intergénérationnel crée une démarche particulière centrée sur la connaissance et l’écoute. Le savoir du corps et du geste se transmet. Il a de la valeur que l’on soit danseur ou artisan, que l’on ait vingt ou quatre-vingt ans.

Cette idée du partage est au cœur du projet souhaité par Alexandre Roccoli pour le Festival Everybody, en partenariat avec la maison des seniors de Clichy-sous-Bois et les Ateliers Médicis. Cet atelier, « cabinet hypnotique », constitué autour d'une série de pratiques douces et de transmissions de gestes, transforme l'attention à soi, à l'autre, à l'espace. Les participant·e·s, femmes senior, amateur·e·s et public, guidé·e·s par les intervenants professionnels (danseurs, acteurs, chanteurs issus de Kourtrajmé), amorcent une transe qui vient panser et recréer des jeux humains intergénérationnels.

Documentaire - La mémoire en dansant

En écho au dispositif, découvrez le documentaire La mémoire en dansant réalisé par Catherine Vilpoux, sur le travail mené par Alexandre Roccoli. Le film y relate la relation entre les danseurs, les comédiens, la réalisatrice et quelques résidents de l’Ehpad public d’Hérold, au cours d’ateliers basés sur la mémoire des gestes, initiés par Alexandre Roccoli. Production : Les Films de l'œil sauvage, A Short Term Effect, avec la participation du Centre national du cinéma et de l'image animée

Jeudi 29 février 2024 à 19h30 - Gratuit et sans réservation - Espace Jean Dame, 17 Rue Léopold Bellan, 75002 Paris
En partenariat avec la Mairie de Paris Centre

Un atelier intergénérationnel d'Alexandre Roccoli pour mettre en rapport des savoirs entre jeux, rites du geste, écoute et soin.

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