Roller Dance Party 2023

La Halle du Carreau du Temple se transforme en piste géante de roller dance lors d’un après-midi de glisse exceptionnelle, ouvert à tous les niveaux de pratique de roller (enfants comme adultes). Des initiations roller dance seront également proposées en amont de la roller dance par l’équipe de Martine Patine.

Au programme :

  • Cours d'initiations à la roller dance : dimanche 2 juillet de 13h à 14h et de 14h à 15h / Tarif 10€
  • DJ sets : le meilleur des sons pour groover sur roulettes (électro, house, disco) avec DJ PROSPER
  • Street food : des délices sucrés et salés
  • Atelier maquillage : des maquillages éphémères scintillants et pailletés de 15h à 19h / Gratuit

La Roller Dance réunit toutes les danses sur roulettes, allant du funk au disco jusqu’aux sons les plus contemporains. Apparue dans les années 70 et popularisée dans les années 80, la pratique ne cesse de faire de nouveaux adeptes.

Location de rollers sur place : 5€ la demi-heure

Les pointures de rollers mis à disposition du public vont du 30 au 47, selon les stocks disponibles.

Rollers personnels acceptés sous réserve de vérification :

  • les rollers en ligne et les rollers quad (à quatre roues) sont acceptés
  • les rollers vintage (avec armatures en métal ou avec un frein en gomme) ne sont pas acceptés

Cette vérification sera effectuée à l'entrée afin de respecter le bon état du sol de la Halle du Carreau du Temple.

Âge minimum requis : 10 ans. Tous les enfants doivent être accompagnés de leurs parents sur la piste, et dotés d'un casque de protection.

Atelier

Dimanche 2 juillet de 15h à 19h - Halle - Gratuit

Chauffez vos patins ! La Halle du Carreau du Temple se transforme en piste géante de roller dance pour finir en beauté le Festival Jogging !

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Dédicace

Bienvenu·e !

1/ Entrez seul·e ou par petit groupe
2 / Avancez jusqu’à l'ordinateur
3 / Sélectionnez votre musique
4 / Appuyez sur « Play »

Le principe est simple : vous entrez seul ou à plusieurs, vous choisissez une chanson, et là, le show commence. Entre danse et performance, Dédicace invente un juke-box dansé et personnalisé. Sur votre morceau, les interprètes dans leurs costumes fluos créent instantanément une performance qui vous est dédiée… Énergique et étonnant, Dédicace est un marathon chorégraphique qui pose la question de l’efficacité de ces corps qui doivent répondre aux dictats de la musique qui leur est imposée : « Vous voulez faire une pause ou je peux en jouer une autre ? » Le duo se mesure ainsi à chaque morceau que le public lui soumet par affinité, défi ou simple curiosité. Une création sur mesure, qui dure le temps d’une chanson.

Un marathon dansé de la PP compagnie où le public s'amuse à choisir une chanson sur un juke-box jusqu'à l'épuisement !

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Panique Olympique

Panique Olympique est une aventure chorégraphique sur 7 ans de 2018 à 2024. Un pari fou ! Une déferlante chorégraphique à l’échelle XXL rassemblant des danseur·euse·s amateur·rice·s et des non danseur·seuse·s de tout âge. Objectif : être le plus nombreux possible — en 2024. La pensée même d’un Panique Olympique se détermine par la présence du collectif, du grand groupe constitué de femmes et d’hommes devenant corps social et allant à la conquête d’espaces de liberté et de danse.

Le Panique Olympique questionne le geste sportif et le geste dansé par la mise en tension : le geste technique appartenant au sport et le geste poétique et sensible lié à la danse. Cet immense ballet urbain donne le ton choré-sportif d’une compagnie décalée, capable de propager sa douce folie !

Panique Olympique - Agnès Pelletier - Cie Volubilis

Vous aimez la danse ? Rejoignez le projet participatif Panique Olympique #4, une déferlante chorégraphique initiée par la chorégraphe Agnès Pelletier et sa Cie Volubilis !

Un pari fou où un immense ballet urbain de danseurs amateurs de tout âge part en conquête d’espaces de liberté et de danse !

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Faire Corps #8

Pour la huitième rencontre de l’opus Faire Corps au Carreau du Temple, Lauren Bastide reçoit Isabelle Cambourakis. Enseignante, chercheuse spécialiste des mouvements sociaux, éditrice et militante écoféministe, Isabelle Cambourakis a créé la collection féministe Sorcières, au sein des éditions Cambourakis. Elle vient de préfacer la réédition de l’ouvrage de Françoise d’Eaubonne, Contre-violence ou la résistance à l’Etat (Cambourakis) qui interroge les différentes formes de résistance collective et préconise l’action directe pour lutter contre les oppressions systémiques.

Isabelle Cambourakis a aussi co-écrit Retour à La Hague (Cambourakis, 2022), un texte qui témoigne des liens entre les pensées féministe et antinucléaire. Elle a participé à de nombreux rassemblements en faveur de la préservation de l’environnement et a expérimenté le corps comme outil de lutte politique. Récemment elle s’est d’ailleurs rendue en avril 2023 à Sainte-Soline pour s’opposer à la construction des mégabassines, et a assisté en première ligne aux violences infligées par les forces de l’ordre aux militant·e·s écologistes. 

Ensemble, Lauren Bastide et Isabelle Cambourakis exploreront l’idée de corps social. Comment le corps collectif peut-il incarner une résistance face à la violence politique ? En quoi le livre comme résistance à un ordre dominant peut-il être une métaphore du corps dans l’espace public ? 

Rencontre de clôture pour le cycle « Faire Corps » de Lauren Bastide avec pour invité·e Isabelle Cambourakis, enseignante, éditrice et chercheuse indépendante !

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Faire Corps #7

Pour la septième rencontre du cycle autour du thème Faire Corps, Lauren Bastide convie la sociologue Rachida Brahim sur la scène du Carreau du Temple.

Rachida Brahim est l’autrice du livre, adapté de sa thèse La Race tue deux fois : une histoire des crimes racistes en France (1970-2000) (Syllepse, 2021) dans lequel elle s’est appuyée à la fois sur des témoignages et sur des archives des pouvoirs publics pour analyser 731 crimes racistes. 

Sociologue, elle identifie le processus de racialisation à l’origine des violences policières : la construction discursive par les pouvoirs publics des corps des personnes racisées comme déviants, dangereux, indisciplinés, issue de représentations héritées de la période coloniale. Rachida Brahim pointe en outre l’inefficacité de la loi qui empêche de reconnaître le caractère raciste des violences policières.

Rachida Brahim inscrit son travail dans une perspective de soin, de réparation. Thérapeute, elle propose un accompagnement qui mêle plusieurs formes de savoirs au sein duquel le corps est central. Sa pratique est corrélée aux travaux scientifiques de l’Observatoire pluriversel des rapports sociaux dont elle est la créatrice.

Comment le processus de racialisation, au cours duquel les pouvoirs publics se réapproprient et invalident les corps des personnes racisées, mène-t-il aux violences policières ? Comment, à travers l’étude de la racialisation de certains corps, pouvons-nous établir une continuité entre les crimes coloniaux et les violences policières ?

Pour la septième rencontre du cycle Faire Corps, Lauren Bastide invite l'autrice, sociologue et psychanalyste Rachida Brahim.

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Faire Corps #6

Pour le sixième opus du cycle de rencontres Faire Corps au Carreau du Temple, Lauren Bastide reçoit Mathilde Abel, militante intersexe et par ailleurs doctorante et enseignante en économie.

Mathilde Abel est membre du Collectif Intersexe Activiste - OII France, la seule association par et pour les personnes intersexes en France. Cette association se bat pour les droits des personnes intersexes et mène depuis 2018 différentes campagnes visant à dépathologiser l’intersexuation, en interdisant notamment les traitements non cruciaux et non consentis sur les corps des enfants et adolescents intersexes. En plus du travail de plaidoyer et de sensibilisation, le collectif construit également la communauté intersexe en proposant aux personnes concernées des espaces de discussion et en mettant à leur disposition de nombreuses ressources.

Mathilde Abel a témoigné, souvent de façon anonyme, auprès d'institutions politiques et dans différents médias. Elle a pris part au documentaire Ni d’Eve ni d’Adam, réalisé par Floriane Devigne, l’une des rares représentations documentaires qui visibilisent les expériences vécues par les personnes intersexes, et ce au nom de normes médicales et binaires des corps.

Pourquoi les pratiques des médecins sur les personnes intersexes relèvent-elles de violations des droits humains ? Comment le Collectif lutte pour le respect de ces droits ? En quoi la lutte des personnes intersexes s’inscrit-elle dans un mouvement plus large de combat pour l’égalité et pour l’émancipation et de lutte contre les discriminations ? Comment se construit la communauté intersexe ?

Pour la sixième rencontre du cycle Faire Corps, Lauren Bastide invite la militante intersexe, doctorante et enseignante en économie Mathilde Abel.

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Faire Corps #5

Pour le 5e volet de son cycle Faire corps au Carreau du Temple, Lauren Bastide reçoit Charlotte Puiseux, docteure en philosophie, autrice du récent essai autobiographique De chair et de fer, Vivre et lutter dans une société validiste, aux éditions La Découverte.

Membre du collectif handiféministe Les Dévalideuses et de l’association Handiparentalité, Charlotte Puiseux concentre ses recherches sur les Disability Studies (Etudes sur le handicap), les théories queer et le féminisme. Questionnant le rôle des institutions spécialisées et les remettant en question, elle défend une place des handicapé·e·s au cœur de la Cité. Elle examine au prisme de sa propre vie et de son quotidien la mise au ban des personnes handicapées par une société validiste et dont les structures sociales et institutionnelles entravent des vies, en opposition à une émancipation qu’elle-même recherche.

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Fugue / Trampoline

À la fois cirque et poésie, Fugue / Trampoline est une petite danse spectaculaire pour un homme et un objet, composée sur Métamorphosis n°2 de Phillip Glass. Prenant à contretemps un déplacement qui pourrait être ordinaire, Yoann Bourgeois se joue du vide, des lois de la gravité et de l’apesanteur pour atteindre un état d’abandon entre équilibre et déséquilibre. Dans ce poème visuel, l'artiste réinvente une marche vertigineuse et sensible jusqu’à trouver le point de suspension, instant du présent absolu, lorsque la chute n'est pas encore amorcée et qu’elle s’ouvre aux jeux du vertige.

Conception et interprétation : Yoann Bourgeois, assisté de Marie Fonte. Musique : Métamorphosis n°2, Philipp Glass. Durée : 8 mn. Centre Chorégraphique National de Grenoble.

Marais Culture +, réseau des institutions culturelles du Marais, présente la 3ème édition du festival Les Traversées du Marais, du 8 au 10 septembre 2017. Créer des ouvertures, surprendre et faire vibrer l’un des quartiers historiques de Paris, telle est la vocation du festival qui, cette année, se déploie autour du thème du contretemps dans vingt lieux emblématiques du 3ème et du 4ème arrondissements, à travers des propositions à la fois artistiques, poétiques et conviviales.

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Faire Corps #4

Pour le quatrième opus du cycle de rencontres autour du thème « Faire Corps », Lauren Bastide convie la militante et écrivaine Daria Marx sur la scène du Carreau du Temple.

Co-fondatrice en 2016 de l’association féministe Gras Politique avec Eva Perez-Bello, Daria Marx lutte contre la grossophobie. Elle dénonce les nombreuses discriminations subies par les personnes gros·ses : maltraitance médicale, discrimination à l’embauche, précarisation, et leur abandon par la société. Daria Marx se bat pour une reconnaissance de cette oppression systémique souvent silenciée, au travers de ses actions militantes et de ses écrits. Elle a récemment participé à l’ouvrage collectif Fruits de la colère, Embras(s)er nos débordements, et a également publié en 2018 Gros n’est pas un gros mot : chroniques d’une discrimination ordinaire aux Éditions Flammarion.

Avec Lauren Bastide, elles évoqueront ces discriminations souvent mises sous le tapis, la mise en avant trop rare des personnes gros·ses, et les manières de lutter contre la grossophobie notamment en intégrant pleinement ce combat au sein des luttes politiques contemporaines pour l’égalité et la justice.

Pour la quatrième rencontre du cycle Faire Corps, Lauren Bastide invite la militante et écrivaine Daria Marx.

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Faire le présent

Cette année, le Carreau du Temple vous propose une série de dialogues afin de saisir ce qui se passe aujourd'hui. Un format inédit : un mercredi par mois avec le sociologue et philosophe Geoffroy de Lagasnerie en compagnie d'un invité qui contribue à faire le présent de la pensée ou de la pratique.

Qu'est-ce qui fait notre présent ? Qu'est-ce qui à la fois le constitue et le crée ? Quelles sont les lignes de fracture, les transformations en cours ? Qu'est-ce qui s'invente et qu'est-ce qui disparaît? Le Carreau du Temple décide de rompre avec les formats de conférence habituels à la faveur d'un format innovant en confiant à Geoffroy de Lagasnerie une carte blanche pour cette série de dialogues 2017/2018. Ce cycle se propose ainsi d'élaborer une sorte de diagnostic du présent et de la pensée, qui doit aussi servir à forger des instruments pour résister et agir autrement. Cet espace de rencontre sera l'occasion pour lui de recevoir au gré de l'actualité politique, culturelle et sociologique, un philosophe, un créateur, un écrivain, un chercheur, ou un militant. Les séances prendront pour objet les principaux enjeux contemporains avec celles et ceux qui contribuent à faire le temps. 

Le 19 juillet 2016, Adama Traoré est mort dans la cour de la gendarmerie de Persan. Depuis, Assa Traoré mène un combat pour connaître la vérité de cette affaire. Ce combat soulève certaines des questions politiques les plus importantes d'aujourd'hui et conduit Assa Traoré à incarner l'une des voix les plus originales et les plus puissantes sur les questions de l'Etat et de la justice, des quartiers populaires et de la lutte contre le racisme... Elle a publié une bouleversante Lettre à Adama, aux éditions du Seuil en mai 2017 avec Elsa Vigoureux.

Dans Marianne et le garçon noir, l'écrivaine Leonora Miano rassemble de puissants témoignages pour dégager "le vécu noir en France", pour comprendre le "grand dérangement" que représente la présence des Noirs sur un territoire où le fait d'être blanc continue d'octroyer des privilèges. Ces thèmes traversent son importante œuvre romanesque et théorique. Nous parlerons ainsi au cours de cette séance de la race et du racisme, de la masculinité et de la violence, des relations Europe/Afrique, de la question coloniale et post-coloniale, de la domination et du silence, de l'écriture et du rôle de l'écrivain. 

Gaspard Glanz est journaliste. Fondateur de Taranis News, il invente un nouveau type de journalisme qui questionne le journalisme traditionnel. Il a produit certaines des  images les plus marquantes et les plus fortes de ces dernières années sur Nuit debout, les mouvements sociaux, les réfugiés à Calais... Il documente  la violence et la souffrance de notre monde. Son travail pose une question essentielle : que veut dire voir le présent et faire voir ce qui se passe ? Lors de cette séance, nous réfléchirons sur le journalisme, sur ce que veut dire produire de l'information, sur l'objectivité et la vérité, sur l'espace public et l'Etat. Nous montrerons aussi certains de ses reportages les plus forts, notamment sur ce qui se passe à Calais.

Chantal Mouffe a construit depuis une trentaine d'années l'une des œuvres les plus influentes sur la politique, la démocratie et le pluralisme... Ses écrits sur le "populisme" et la nécessité de redéfinir les concepts traditionnels issus du marxisme ont contribué à transformer la politique européenne en inspirant notamment Podemos ou la France Insoumise. Au cours de cette séance, seront évoquées les catégories de la politique, l'héritage du marxisme, la démocratie contemporaine, le "populisme de gauche" et les différentes formes de lutte politique.

Henri Leclerc est l'un des hommes de loi et des avocats les plus marquants et les plus influents de la seconde moitié du XXe siècle. Il est intervenu dans la plupart des affaires où politique et justice ont été intimement liées - la guerre d’Algérie, Mai 1968, l’abolition de la peine de mort, la défense des mineurs et des paysans, la question migratoire... Il n'a également cessé de réfléchir sur le droit, la prison, la répression, les libertés individuelles, et a été président de la Ligue des droits de l'homme. Il vient de publier ses mémoires, La Parole et l'action, aux éditions Fayard. Aujourd'hui, les transformations du droit, de la justice, de la pénalité occupent une place de plus en plus importantes dans le débat. Nous parlerons au cours de cette séance du métier d'avocat, de la justice, de la défense, mais aussi, plus généralement de l'État, du droit et de la démocratie.

Depuis plusieurs années, Felwine Sarr s'est imposé comme l'un des principaux intellectuels africains. Economiste et écrivain sénégalais, il place l'Afrique au centre d'une réflexion sur le monde et sur elle-même. L'Afrique a trop souvent été vue à travers les yeux et les catégories des autres. Que voudrait dire décoloniser le regard de l'Afrique sur elle-même ? Et que voudrait dire aussi regarder le monde, interroger les catégories de la pensée (et notamment les concepts de développement et de croissance économique) à partir de l'Afrique ? En 2050, un quart de la population sera Africaine et l'Afrique incarnera alors plus que l'Europe l'un des lieux centraux où se jouera l'avenir de la planète. Nous parlerons ainsi au cours de cette séance de l'Afrique et des expériences Africaines, de ce que signifie "Penser l'Afrique" et des nouvelles manières de penser le présent, l'économie, la culture, la politique ou encore l’écologie qui en découlent, de la décolonisation et de ses exigences, du discours afro-diasporique et de la pensée critique contemporaine. Felwine Sarr a publié de nombreux ouvrages dont Afrotopia, Habiter le monde et organise chaque année à Dakar avec Achille Mbembe les "Ateliers de la pensée" - la première édition a été publiée sous le titre : Écrire l’Afrique-Monde.

Nnoman Cadoret et Julien Pitinome sont photographes et reporters. Membres du collectif Œil, ils défendent une photographie fondée sur l’engagement social : "Ce que nous « voyons », ce que nous « capturons », ce que nous « montrons » est-ce que nous pouvons et devons changer.." Avec leur travail, ils attirent l'attention sur ce que l'espace médiatique cache et dissimule: luttes sociales, quartiers populaires, situation des migrants, Calais, etc.... Ils posent la question de l'éthique du journalisme, de l'espace public et du visible, du rôle des images dans les luttes sociales. Ils connectent également le journalisme avec d'autres pratiques à travers des interventions dans les lycées, les quartiers populaires et en milieu carcéral. En décembre 2017 et janvier 2018, ils sont partis au Bangladesh pour documenter la situation des Rohingyas, montrer la réalité du plus grand camp de réfugiés et de déplacés du monde et ce que vit cette minorité musulmane persécutée par la Birmanie. Nous parlerons notamment au cours de cette séance de leur reportage au Bangladesh, de la situation des Rohingyas, de ce qu'ils ont vu et des histoires qu'ils y ont recueillies et nous montrerons leurs images. Puis nous parlerons plus généralement, en parole et à travers des images, de leur conception du journalisme, de la photographie, de l'engagement, de la violence et de la répression, de la critique des médias, du rôle des images, de la situation des migrants et de Calais, etc.

« Plutôt que de commémorer Mai 68, ne devrions-nous pas tourner notre regard vers ce qui se passe aujourd'hui ? Car à trop fixer notre attention sur le passé, nous risquons de figer notre représentation de la politique. Et si faire l'éloge de mai 68 nous empêchait de voir mai 2018 ? En ce moment, des luttes surgissent partout, des lignes de fractures apparaissent, des acteurs inventent des modes d'action et font émerger des sujets de contestation... En clôture du cycle Faire Le présent pour l'année 2017-2018, je m'entretiendrai tout au long de la journée avec celles et ceux qui font exister les nouveaux problèmes, les nouvelles pratiques, les nouvelles voix, les nouvelles subjectivités qui peuplent les batailles actuelles. L'enjeu de cette journée est de proposer un état général des mobilisations contemporaines afin de dégager les fronts qui s'ouvrent et les manières possibles de résister et de transformer le présent. Il y sera question de terrains aussi hétérogènes que la répression, la politique migratoire, l'antifascisme, la santé, internet, la vie privée, l'antiracisme, l'évasion fiscale, la libération animale, la police, l'accueil des migrants, les lanceurs d'alerte, l’hôpital et les EHPAD, le syndicalisme, l'action directe, la ségrégation urbaine, la surveillance, la justice... Mai 2018 est là. Il nous faut écouter celles et ceux qui incarnent la politique oppositionnelle. » Geoffroy de Lagasnerie

Partie 1 :

  1. « Lancer des alertes. Evasion fiscale. Secret. Banque. » avec Antoine Deltour, Lanceur d'alerte. LuxLeaks
  2. « Capitalisme. Classes. Précarité. Syndicalisme. » avec Laurent Degousée, co-délégué de la fédération SUD Commerce et co-animateur du Front social
  3. « Hôpital. Accès aux soins. Conditions de travail. Ehpad » avec Sabrina Ali Benali, Médecin, militante pour la défense des soignants et des structures de soin

Partie 2 :

  1. « Quartiers populaires. Ségrégation urbaine. Politique Locale. » avec Almamy Kanouté. Activiste contre les injustices et les inégalités et cofondateur du Mouvement Émergence
  2. « Nouvelles formes de mobilisations. Cortège de tête. Autonomie. » avec Action Antifasciste Nord Pas de Calais
  3. « Internet. Vie privée. Terrorisme. Etat. Surveillance. » avec Felix Tréguer, Chercheur, membre fondateur de la Quadrature du Net

Partie 3 :

  1. « Migrants. Réfugiés. Accueil. Expulsions » avec Geneviève Jacques, présidente de la CIMADE, association de solidarité active et de soutien politique aux migrants, aux réfugiés et aux déplacés, aux demandeurs d'asile et à tous les individus en situation irrégulière
  2. « Police. Justice. Adama Traoré. Pouvoir colonial. Gauche. » avec Youcef Brakni, comité La vérité pour Adama et militant des quartiers populaires.
  3. « Répression. Prison. Antifascisme. Se Souvenir. Continuer » avec Geneviève Bernanos et Agnès Méric. Mères européennes pour défendre la mémoire et la lutte de leurs enfants contre le fascisme et la répression

Une série de dialogues par Geoffroy de Lagasnerie. Un nouveau rendez-vous pour penser notre présent.

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