Onironauta

Ils sont sept, comme les jours de la création. Sept danseurs ou incarnations physiques d’un onirisme sous contrôle. Sept corps sortis des limbes amères d’un sommeil éveillé, dirigé et conditionné.

Chorégraphe et musicienne, Tânia Carvalho déploie un rêve éveillé avec Onironauta. Grâce à cette pièce dans laquelle se confrontent les corps et les claviers, Tânia Carvalho donne vie à un monde peuplé de créatures étranges et crée un univers comme cauchemardesque, accompagné de fantômes de la nuit.

Onironauta est le nom de cette pièce. Un nom emprunté aux voyageurs capables de contrôler leurs rêves, de façonner, pour eux seuls, un monde d’images et de sens.

À travers un imaginaire de ténèbres, l’artiste explore l’univers des rêves avec autant de folie que d’étrangeté. Comme des peintures mouvantes, oscillant du macabre au carnavalesque, entre la maîtrise et le lâcher prise, les interprètes somnambules arborent un visage peinturluré et une démarche heurtée. Appuyé par un duo au piano, maîtres de cérémonies formé par Andriucha, barbu travesti, et la chorégraphe elle-même, ils confrontent Chopin aux propres compositions de Tânia Carvalho.

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Happy Hype / Collectif OUINCH OUINCH

Nos corps vivants / Arthur Perole

Onironauta / Tania Carvalho

Une mélopée fantasmagorique et chaotique de Tânia Carvalho dans un voyage au pays des rêves !

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Nos corps vivants

Un solo intime, une ode à l’émotion et à l'humanité exaltée.

« C’est un corps en relation avec l’autre, allant d’incarnation en incarnation que je créée. Je traite mon corps comme de la pâte à modeler qui évolue sans cesse. »

Qu’est-ce qui nous définit en tant qu'humain ? Qu’est-ce qui nous relie l’un à l’autre ? Quel est le rôle de l’autre dans notre construction ?

La question de la construction identitaire est cruciale dans Nos corps vivants. L’homme est peuplé d’identités, d’émotions et de caractères différents. Pensée comme une célébration de cette multiplicité et complexité, Nos corps vivants de l’artiste Arthur Perole est un solo, privilégiant la relation avec son intime et le public. Accompagné du DJ Marcos Vivaldi, la musique de l'italo-disco à la New Beat en passant par Steve Reich teinte le regard d’autrui sur la danse pour l’illustrer ou changer son sens.

Dans cette intimité, le corps est en mouvance perpétuelle, et saute d’incarnation en incarnation. Le corps se malaxe, se métamorphose en s’inspirant d’images communes issues de peintures, de films, ou encore de la culture Drag.

En débardeur à paillettes, l’abstraction du geste liée au lyrisme et à l’humour du performeur vibre intensément et donne au corps de la chair et de la sensualité pour laisser jaillir l’essence de l’humanité : les émotions.

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Happy Hype / Collectif OUINCH OUINCH

Nos corps vivants / Arthur Perole

Onironauta / Tania Carvalho

Un solo d'Arthur Perole qui met à nu l'intimité qui nous anime secrètement, qui fait de nous des êtres humains vivants.

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Paris Quartier d’été 2016

Frottez-vous à un tempo inconnu, où se côtoient technologies pointues et traditions bouddhistes, K-Pop et méditation, sorciers de l’électro, chamanes, danseurs fluos… Sous la houlette de la très punk chorégraphe Eun-Me Ahn, le festival Paris Quartier d'été vous invite à vivre une folle semaine coréenne au Carreau du Temple : ateliers, concerts, ciné, bal, performances, impromptus, pique-nique géant…  

♦ SPECTACLES 
♦ FOLIES CORÉENNES

Une manifestation organisée dans le cadre de l’Année France-Corée 2015-2016

Pendant l’été, mettez vous à l’heure coréenne avec le Festival Paris quartier d’été ! Au programme : des spectacles étonnants, émouvants, insolites et singuliers au Carreau du Temple et ailleurs !

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La jeune femme à la licorne

Le point de départ dans l’écriture de « La jeune femme à la licorne » était la figure de Laura, la jeune fille de « La ménagerie de verre » de Tennessee Williams. Figure ambivalente de fragilité et de désir. La jeune fille comme centre des espoirs et des regrets de chaque membre de la famille. L’ensemble de la pièce se déroule sous le regard lucide jusqu’au cynisme, bienveillant et désespéré de Thomas, le frère. Il est le récitant, à la fois sur le plateau, dans l’action, et autorisé à en sortir pour partager ses impressions à tout moment. 
La mère a choisi de croire dans la mascarade que la vie lui propose et tente avec ardeur de convaincre tout le monde d’y prendre part. Le frère de la jeune femme à la licorne n’a pas de licorne mais écrit de la poésie, qu’il roule en boule au fond des poches en attendant le retour du père. La vie se passe sous ses yeux, et il ne peut/veut y prendre part. La ménagerie de verre ce sont les membres de sa famille à travers lesquels il lit à livre ouvert.

En collaboration avec Marion Coutarel, metteuse en scène et comédienne au Théâtre de la Remise, et en partenariat avec des équipes artistiques régionales, La Bulle Bleue développe un théâtre de formation et de recherche où la présence de l’acteur est centrale.

Créée en février 2012, La Bulle Bleue est une compagnie de théâtre et un lieu de fabrique artistique et culturel, structurés en ESAT (Etablissement et service d’aide par le travail). La Bulle Bleue est animée par des personnes en situation de handicap accompagnées par des professionnels du travail social et de la culture.
La Bulle Bleue diffuse trois spectacles, Faux-plafond (ciel variable), créé en décembre 2013 et La jeune femme à la licorne, coproduit par le Domaine d’O à Montpellier, créé en janvier 2014. Coeur d’encre est la dernière création de La Bulle Bleue. 

Photo : Marie Clauzade

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[Je te souviens]

[Je te souviens] est une plongée dans nos mémoires qui pioche parmi les 270 Souviens-moi d’Yves Pagès (Éditions de l’Olivier, 2014) et les quelques 1500 I Remember de Joe Brainard (écrits entre 1970 et 1975, publié chez Actes Sud en 2002, réédition en 2015). Yves Pagès salue Georges Perec, qui s’est lui-même inspiré du leimotiv de Brainard lorsqu’il écrit ses Je me souviens. Une somme de fragments à l’humour poétique, deux œuvres qui se font écho, et dessinent en creux, entre intimité et représentation collective, un paysage réjouissant de notre époque contemporaine.

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ZOO

ZOO se situe dans une zone inconnue, entre le bestiaire et la recherche éthologiste. C'est un bestiaire au sens médiéval, de recueil de fables et de moralités mettant en scène des bêtes réelles et imaginaires ; c'est une étude d’éthologie en ce qu'elle s’intéresse aux comportements des animaux, sans exclure l’humain. Dans ces entrelacs se dessine délicatement une réflexion sur le langage, de ses vertus émancipatrices à sa potentielle récupération totalitaire.

Dans ZOO, les artistes concentrent leur attention sur la question de l’apprentissage de la parole comme levier d’émancipation individuelle et sociétale. Toutes les bêtes de La Ferme des animaux transcendent leur condition en apprenant à lire et à écrire, se promettant ainsi collectivement un avenir radieux.

Le vocabulaire, la syntaxe, la grammaire et les moyens de transcription apparaissent comme les outils fondamentaux de la libération. Toutefois, s’ils en sont les conditions sine qua non, ils n’en constituent pas pour autant la garantie. Un outil peut connaître divers emplois et servir à d’autres fins que celles initialement prévues par ses concepteurs.

Portée par la création musicale d'Alva Noto, frôlant le fantastique grâce aux costumes signés Coco Petitpierre, la pièce rassemble l’humain dans l’unité de son langage corporel et intellectuel, depuis l’harmonie du geste et de la lettre, du mouvement et de l’écriture, jusqu’à leur dissociation tragique dans une danse et un texte cohérent, et pourtant porteurs d’un sens inhumain.

Entre danse et poésie sonore, Valeria Giuga et Anne-James Chaton mettent en résonance la danse de la chorégraphe Mary Wigman avec le roman "La Ferme des animaux" de George Orwell.

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À mon seul désir

À MON SEUL DÉSIR - GAËLLE BOURGES / ASSOCIATION OS                 

La Dame à la licorne, célèbre tapisserie, en six panneaux, accrochée au Musée de Cluny, dépeint une jeune femme accompagnée de près par une licorne, dans un jardin foisonnant de fleurs et d’animaux. Allégorie des cinq sens, et d’un sixième, bien mystérieux... Tout est possible dans les entrelacs d'interprétations. Il y a indéniablement une clé de voûte dans cet étrange dernier tableau. Certains la cherchent en allant le voir et le revoir.
Sous les masques figurant ces animaux, quatre danseuses tissent et détissent, délient, écartent, et recomposent la fresque, traquant cette clé à pas de danse, cette « image dans le tapis ». L'exactitude du geste et la démultiplication des mouvements ouvrent tous les horizons d'une réflexion sur les représentations de la virginité, questionnant ici la licorne - être paradoxal, ne se laissant approcher que par de jeunes vierges, tout en exhibant sa corne, sujet à controverse, indice d'une sauvagerie latente - ; là, la présence d’une trentaine de lapins. Alentour, les déambulations énigmatiques d'un chien, d'un renard ou d'un singe ravivent également des valeurs moins pieuses qu'elles n'y paraissent. Ainsi rugit le volcan de symboles animaliers du Moyen Âge, au soufre acide et à la lave poétique.
Continuité d'un travail à la croisée, depuis son premier opus Homothétie 949, entre connivences picturales et interrogations sur les nus dans l’art occidental, A mon seul désir est d'une splendeur dansée qui mérite, après son éclair au Festival d'Avignon 2015, d'être redonné à voir à Paris.

En coréalisation avec JUNE EVENTS, le festival de l'Atelier de Paris / Centre de développement chorégraphique national

Le Carreau du Temple et l'Atelier de Paris / CDCN recherchent pour ce spectacle une trentaine de volontaires pour participer au bestiaire de la tapisserie du XVème siècle La Dame à la licorne dont s’inspire sa pièce chorégraphique,
A mon seul désir.

Participation au final animalier de la pièce, qui dure quinze minutes.
Aucune expérience de danse ou de scène requise. Réservé aux personnes de plus de 18 ans.
Informations et inscriptions : mediation@carreaudutemple.org / 01 83 81 93 30


 

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Undated 

Ce n'est pas un hasard si les mêmes interprètes se retrouvent souvent dans le répertoire de Martine Pisani, puisqu’elle fait de la vie sur le plateau le matériau premier de ses pièces. En pleine lumière, ce sont toujours des personnes aux présences simples, sans écran, qui jouent des distances entre elles, en un jeu au sens aussi mécanique que ludique. Au fil de ses réalisations, la chorégraphe a inventé un monde, un théâtre dansé sans artifice, où tout est à vue, drainant un goût du "presque rien" et un amour fou de la dérision, travaillant les pleins et les vides, les apparitions et disparitions, et s’adressant au spectateur d’égal à égal.

Il y avait donc matière à penser que cette création charpentée de morceaux choisis de ses anciennes pièces donnerait le meilleur de son univers, de son humour à rebours de l'académisme. Il était même fondé d'attendre de l'inattendu. Mais il était difficile d'imaginer qu'une forme si prospective pourrait fleurir de motifs rétrospectifs, bien loin du best of ou du pot pourri. D'abord s'installe une bizarrerie dans un chaos truffé de gestes sans moteur et de chutes sans cause, une extrême promiscuité des danseurs dont les mouvements ne se répondent pourtant pas, décalages hilarants. Alors que la bande-son nous offre une ritournelle enjouée et insipide, du type jeu télévisuel des année 90, ce sont nos solitudes juxtaposées que miroitent les danseurs, simples touches de couleurs accolées sur le plateau. Puis le bug d'un corps qui n'arrive plus à se déplacer, les courses folles, d'incongrues postures penchées, le déplacement irraisonné d'une paire de baskets ou d'un balai comme seuls accessoires, cette (fausse) anarchie, cette dégénérescence au sens propre, lèvent le voile sur la non-maîtrise de ce que nous voudrions contrôler, notamment nos corps. Un spectacle sensible, intelligent et drôle.

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SONGLINES

SUR UNE MUSIQUE DE TERRY RILEY - Danse

La scénographie épurée - un cercle de miroir posé à même le simple tapis de danse rose poudré, à l'horizontale, comme un étang, sur lequel joue une douche de lumière au travers de filets métalliques suspendus - met en valeur les corps des huit danseurs entre les deux strates. Entre ciel et terre.

Songlines saisit le mouvement fondateur qu’est la marche, ce stade où l’esprit, le corps et le monde tendent à la fusion, en cristallisant son canevas dans l'emblématique composition musicale In C de Terry Riley. Considérée comme la première œuvre du courant de la musique minimaliste ou répétitive, créée en 1964 pour 35 instrumentistes à San Francisco, la partition présentait un concept inédit : exclusivement construite de 53 phrases musicales tenant en une page, les musiciens devaient en jouer chaque motif, tout en étant libres de le répéter autant qu'ils le souhaitaient, avant de passer au suivant. Un véritable joyau pour un travail sur la marche... La marche compose, la marche écrit, la marche unit, elle brode un lien indéfectible avec l’environnement. Quels totems contemporains se dressent en résonance aux pas d’aujourd’hui ? Joanne Leighton invente une migration des gestes et des espaces, qui éveille, suggère, égraine des significations dans cet ici et maintenant qu’est aussi un plateau de danse, c’est-à-dire beaucoup plus que la matérialité plane d'une scène.

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Chambre noire

Chambre noire est une hallucination sauvage autour de la vie de Valérie Jean Solanas (1936-1988), la plus belle enfant de toute l’Amérique, la psychologue de génie qui a passé sa vie à séjourner dans des instituts pour malades mentaux, la première « pute intellectuelle », l’auteure du SCUM Manifesto, manifeste féministe radical autoédité en 1967, la femme qui a tenté d'assassiner Andy Warhol.

Dans un écrin sombre et clinique traversé de néons évoquant les nuits grunge new-yorkaises, se joue un duo entre une marionnettiste, Yngvild Aspeli, et une musicienne, Ane Marthe Sørlien Holen. Avec une grande intelligence dramaturgique, elles composent un univers ensorcelant, mêlé de marionnettes à taille humaine, de projections vidéos et de percussions magnétiques. Un désert de solitude se dessine au travers de ce personnage complexe, pluriel, outrancier et absolument humain.

Si l'art marionnettique a conquis sa place aux premières loges du théâtre contemporain, c'est grâce à des explorations de cette envergure, de celles qui transgressent les frontières entre les matières, qui osent pulvériser l'opposition entre le vivant et l'inerte pour inventer une identité visuelle mettant à profit tout le spectre de l'« inquiétante étrangeté » qu'offre l'objet inanimé lorsqu'il est soudain manipulé par des experts. Onirique, érotique, dérangeant, fantastique, le spectacle déploie l'immense nuancier de la fureur émotionnelle que peut convoquer le théâtre d'objets.

D'un souffle rageur, ravivant le personnage de Valérie Solanas jusque dans ses méandres les plus intimes, Chambre Noire en révèle les deux visages, démentiel mais aussi visionnaire, inexorablement liés. C'est aussi l’oppression qui est donnée à voir, ainsi qu'une révolte, et les formes qu’elles ont pu revêtir ces dernières années. Une œuvre complète et singulière, à découvrir.

Le Mouffetard - Théâtre des arts de la marionnette œuvre pour la promotion des formes contemporaines des arts de la marionnette. Le partenariat entre les deux structures se poursuit en mai 2019 lors du Second Square consacré au théâtre d'objet dans le cadre de la 10ème Biennale internationale des arts de la marionnette.

En parrallèle du spectacle et dans le cadre de Second Square Imag(in)é 
Atelier manipulation - Marionnettes à taille humaine
Samedi 27 et dimanche 28 octobre, de 17h à 18h30, adultes, 5€ sur inscription

Un atelier de manipulation de marionnettes à taille humaine autour du spectacle Chambre noire*de Yngvild Aspeli de la compagnie Plexus Polaire, en représentation du 12 au 15 décembre au Carreau du Temple. Marionnettes humaines, animales, êtres hybrides crées par la compagnie… autant d’êtres étranges à manipuler, sous les conseils et la conduite de Pascale Blaison, manipulatrice et constructrice de marionnettes pour Chambre Noire, ainsi qu’intervenante à l’Ecole Supérieure des Arts de la Marionnette à Charleville-Mézières.

*Le tarif réduit sur le spectacle est accordé aux participants de l'atelier.
Un atelier proposé par Pascale Blaison, en partenariat avec Le Mouffetard - théâtre des arts de la marionnette.

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