Cinéclub 2023-2024

La saison

La danse au cinéma ! CinéCaro, association de cinéphiles et fidèle programmatrice du Cinéclub, dévoile pour cette nouvelle saison Danse ! des fictions et des documentaires autour de la thématique de la danse. Une sélection cinématographique qui vient enrichir la programmation des spectacles de danse contemporaine présentés chaque saison au Carreau du Temple.

Les films

Présenté au Festival de Cannes en 2016, ce biopic avec Lili-Rose Depp et Soko retrace le destin croisé de Loïe Fuller et Isadora Duncan.

Le lycée Turgot intègre des élèves de quartiers populaires et brise la spirale de l’échec scolaire grâce à la danse hip-hop. Allons enfants est l’histoire de cette expérience unique en France.

Une jeune ballerine russe voit son destin basculer à la découverte de la danse contemporaine en France. Un premier film réussi pour le chorégraphe Angelin Preljocaj qui ajoute une corde à son arc.

La caméra du documentariste américain entre dans les coulisses du prestigieux cabaret parisien, filme répétitions, réunions de travail et numéros de revue chorégraphiés par Philippe Decouflé.

Ce documentaire dévoile le processus créatif d’Ohad Naharin, l’invention de son langage chorégraphique unique et de sa technique de danse hors-norme appelée « Gaga ».

Une comédie dramatique sur fond de tango et de parloirs de prison servie par les formidables comédiens François Damiens et Sergi Lopés.

Pour cette nouvelle saison, un voyage cinématographique sur la thématique de la danse avec CinéCaro, fidèle programmateur du Cinéclub du Carreau du Temple !

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Festival Concordan(s)e

L'initiative originale de Concordan(s)e réside dans la provocation de rencontres, puis la construction de duos de chorégraphes et d'écrivains. Ne se connaissant pas au préalable, ils se plongent réciproquement dans leurs univers artistiques pour imaginer ensemble une forme inédite, entre mots et mouvements.

Entre nos mains, entre nos jambes
Pascale Houbin - chorégraphe / Carole Martinez - écrivain

Les mains dansent, les mains écrivent, caressent, battent. Les mains peuvent se passer des mots. Les mots et la danse racontent ici une chose qui fait silence : l’entrejambe. Le désir et le plaisir féminins, rarement évoqués sur le plateau, jouissances et impuissances des femmes, objets de pudeur, s'avèrent dans cette pièce, au contraire, autant de défis, de jeu, d'amusement. Comment trouver les mots pour raconter une infime partie de l’orgasme féminin ? Et où débusquer dans la trousse de nos gestes ceux qui se frottent avec plaisir au texte pour en voir les possibles étincelles ? Une certitude : on n’épuisera pas le sujet !

Durée : 30min / Coproduction : commande du festival Concordan(s)e, spectacle créé dans le cadre des Accueils Dancing de la compagnie BEAU GESTE, à la Maison des Arts Solange-Baudoux - Evreux et à la Bibliothèque Faidherbe - Paris.  

En armes
Yvann Alexandre - chorégraphe / Sylvain Pattieu - écrivain 

On s’en prend des trucs dans l’existence
Des tristesses et des gens qui partent
Mais on résiste on fait ce qu’on peut 
On danse, on écrit
On se serre on se carapace
On a nos corps qui bougent et nos mots qui résonnent 
On est en armes.

Durée : 30min / Interprétation : Yvann Alexandre, Sylvain Pattieu et Franck Ragueneau - Coproduction : commande du festival concordan(s)e, Centre chorégraphique national de Nantes avec le soutien du Théâtre Louis Aragon de Tremblay-en-France et de la Médiathèque d’Ivry, Médiathèque Charles-Gautier Hermeland | St Herblain 

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ZOO

ZOO se situe dans une zone inconnue, entre le bestiaire et la recherche éthologiste. C'est un bestiaire au sens médiéval, de recueil de fables et de moralités mettant en scène des bêtes réelles et imaginaires ; c'est une étude d’éthologie en ce qu'elle s’intéresse aux comportements des animaux, sans exclure l’humain. Dans ces entrelacs se dessine délicatement une réflexion sur le langage, de ses vertus émancipatrices à sa potentielle récupération totalitaire.

Dans ZOO, les artistes concentrent leur attention sur la question de l’apprentissage de la parole comme levier d’émancipation individuelle et sociétale. Toutes les bêtes de La Ferme des animaux transcendent leur condition en apprenant à lire et à écrire, se promettant ainsi collectivement un avenir radieux.

Le vocabulaire, la syntaxe, la grammaire et les moyens de transcription apparaissent comme les outils fondamentaux de la libération. Toutefois, s’ils en sont les conditions sine qua non, ils n’en constituent pas pour autant la garantie. Un outil peut connaître divers emplois et servir à d’autres fins que celles initialement prévues par ses concepteurs.

Portée par la création musicale d'Alva Noto, frôlant le fantastique grâce aux costumes signés Coco Petitpierre, la pièce rassemble l’humain dans l’unité de son langage corporel et intellectuel, depuis l’harmonie du geste et de la lettre, du mouvement et de l’écriture, jusqu’à leur dissociation tragique dans une danse et un texte cohérent, et pourtant porteurs d’un sens inhumain.

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La création ultramarine au centre

Journée "La création ultramarine au centre"

La création ultramarine est inventive et riche d’esthétiques diverses. Depuis plusieurs années, l’Onda s’attache à favoriser la mise en lien des professionnels de l’hexagone avec les partenaires des territoires ultramarins. Si cela a déjà donné lieu à des tournées et des collaborations fructueuses, les artistes originaires de ces régions doivent cependant toujours faire face à de nombreux freins (éloignement, insularité, formation, parcours d’artiste…) pour diffuser leurs créations.

Construite en partenariat avec le festival Mois Kréyol et Le Carreau du Temple, avec le soutien du Ministère de la Culture et du Ministère chargé des Outre-mer dans le cadre du Pacte en faveur des artistes et de la culture ultramarine, la journée La création ultramarine au centre est placée sous le signe de l’interconnaissance. Son ambition est double : il s’agit, au travers de la présentation des projets de quelques artistes, de mieux appréhender les réalités de la création et de la circulation des œuvres originaires de ces territoires ; ainsi que de mieux identifier les besoins des différents acteurs pour accroître les coopérations.

Le matin vous sera proposé une série de rencontres et conversations avec des artistes : Myriam Baldus (Les Réfugiés poétiques / Guadeloupe) et Géraldine Bénichou (cie Théâtre du Grabuge / Auvergne Rhône-Alpes), Maher Beauroy (Martinique), Virginie Le Flaouter et Vincent Maillot (cie Cirquons Flex / La Réunion), Sergio Grondin (cie Karanbolaz / La Réunion), Cédrick Isham (Guadeloupe), Djodjo Kazadi (cie Kazyadanse / Mayotte), Jean-Hugues Miredin (cie Art&Fac / Martinique) et Berekia Yergeau (cie OTEP/ Guyane). L’après-midi, nous vous présenterons le projet de guide sur les mobilités et les programmes d’accompagnement et de circulation en faveur des artistes et des créations ultramarines, et vous inviterons à apporter vos contributions lors d'un atelier autour des besoins des acteurs concernant la formation, la production et la circulation des œuvres et des artistes. La journée se terminera par une table ronde sur la pluralité des corps animée par Seloua Luste Boulbina, philosophe et spécialiste des études post-coloniales.

Déroulé de la journée

  • 10h : présentations de projets de 8 équipes artistiques ; 
  • 14h30 : présentation du guide et des dispositifs de mobilité en faveur des artistes et professionnel·le·s ultramarin·e·s; 
  • 18h30 : table ronde « Un autre regard sur la pluralité des corps », modérée par la philosophe et spécialiste des études postcoloniales Seloua Luste Boulbina

Une table-ronde sur la pluralité des corps, dans le cadre de la journée "La création ultramarine au centre" organisée par l'ONDA.

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À mon seul désir

À MON SEUL DÉSIR - GAËLLE BOURGES / ASSOCIATION OS                 

La Dame à la licorne, célèbre tapisserie, en six panneaux, accrochée au Musée de Cluny, dépeint une jeune femme accompagnée de près par une licorne, dans un jardin foisonnant de fleurs et d’animaux. Allégorie des cinq sens, et d’un sixième, bien mystérieux... Tout est possible dans les entrelacs d'interprétations. Il y a indéniablement une clé de voûte dans cet étrange dernier tableau. Certains la cherchent en allant le voir et le revoir.
Sous les masques figurant ces animaux, quatre danseuses tissent et détissent, délient, écartent, et recomposent la fresque, traquant cette clé à pas de danse, cette « image dans le tapis ». L'exactitude du geste et la démultiplication des mouvements ouvrent tous les horizons d'une réflexion sur les représentations de la virginité, questionnant ici la licorne - être paradoxal, ne se laissant approcher que par de jeunes vierges, tout en exhibant sa corne, sujet à controverse, indice d'une sauvagerie latente - ; là, la présence d’une trentaine de lapins. Alentour, les déambulations énigmatiques d'un chien, d'un renard ou d'un singe ravivent également des valeurs moins pieuses qu'elles n'y paraissent. Ainsi rugit le volcan de symboles animaliers du Moyen Âge, au soufre acide et à la lave poétique.
Continuité d'un travail à la croisée, depuis son premier opus Homothétie 949, entre connivences picturales et interrogations sur les nus dans l’art occidental, A mon seul désir est d'une splendeur dansée qui mérite, après son éclair au Festival d'Avignon 2015, d'être redonné à voir à Paris.

En coréalisation avec JUNE EVENTS, le festival de l'Atelier de Paris / Centre de développement chorégraphique national

Le Carreau du Temple et l'Atelier de Paris / CDCN recherchent pour ce spectacle une trentaine de volontaires pour participer au bestiaire de la tapisserie du XVème siècle La Dame à la licorne dont s’inspire sa pièce chorégraphique,
A mon seul désir.

Participation au final animalier de la pièce, qui dure quinze minutes.
Aucune expérience de danse ou de scène requise. Réservé aux personnes de plus de 18 ans.
Informations et inscriptions : mediation@carreaudutemple.org / 01 83 81 93 30


 

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Second Square (dés)articulé

Pendant trois jours, Second Square invite des artistes reconnus ou émergents à transmettre leurs imaginaires, leurs savoir-faire, leur approche du monde d'aujourd'hui.

En complicité avec Le Mouffetard – Théâtre des arts de la marionnette pour l’ouverture de la dixième Biennale Internationale des Arts de la Marionnette (BIAM) et la Maison des Jonglages avec son douzième Festival Rencontre des Jonglages, Second Square réunit ses partenaires pour concentrer son regard sur différentes disciplines de la manipulation d'objets. 

♦ INSTALLATIONS & PERFORMANCES 
Sous forme de parcours photographique, l’installation du metteur en scène et marionnettiste Johanny Bert, Instantanés Provisoires, est une immersion dans son processus de création. En parallèle, la plasticienne Camille Bellot réalise une oeuvre évolutive et participative de papier et la sculptrice québécoise Horta Van Hoye met en relief une foule de personnages, accompagnée par le contrebassiste Éric Recordier.

♦ ATELIERS / À VOIR - À FAIRE
Sous les yeux du public, trois marionnettes seront fabriquées au fil du week-end, un processus de création à observer en direct. À découvrir également : des ateliers à la croisée de la marionnette de papier, du théâtre d’ombre et du cinéma d’animation accessibles à tous.

♦ SPECTACLES  
Cinq spectacles autour de la marionnette contemporaine, du théâtre d'objets et du jonglage à découvrir.

Banner Second Square (dés)articulé : Pinocchio 8.4 - Toumentuya Nyamtuya - TOUMÉ - UB Mongolie - 10/17 © Alice Laloy

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Urban Art Fair 2018

Pour sa 3ème édition parisienne, Urban Art Fair réunit une trentaine de galeries de 8 pays différents au Carreau du Temple du 13 au 15 avril 2018. Grâce à une sélection exigeante de galeries françaises et internationales, la sélection 2018 offrira une fois de plus un panorama des différents courants, issus du mouvement le plus important de notre époque, aux néophytes comme aux passionnés. Une thématique habite la foire cette année : pourquoi vivre en ville ?

Le rendez-vous dédié au marché de l’art urbain

Urban Art Fair est une référence internationale en matière d’art urbain et attire chaque année près de 20 000 curieux, collectionneurs et professionnels, venus découvrir les oeuvres de plus de 200 artistes.

Une programmation éclectique

Pour cette nouvelle édition, Urban Art Fair privilégie les galeries qui présentent un solo / duo show et les mettra en lumière grâce à une scénographie générale remaniée. Plus qu'à l'accoutumée, séances de dédicaces, installations et performances rythmeront les quatre jours de la foire. Urban Art Fair collabore avec Urban Films Festival, événement de référence dans la découverte de films liés à l’univers urbain, avec pour cette édition, un accent mis sur les films d’artistes street art et graffiti. Un appel à films est lancé jusqu’au 9 mars dans le cadre d’une compétition de films sur le street art diffusés à l'auditorium du Carreau du Temple.

Liste des exposants 2018

Urban Art Fair propose une sélection d’une trentaine de galeries françaises & internationales, dont 11 nouvelles galeries :

Nouveaux exposants présents à l’édition 2018 : By Night Gallery (France), COX Gallery (France), FRAG (France), Galartis (Suisse), Galerie LeRoyer (Canada), LOFT du 34 (France), Stolenspace (Angleterre), Street Art Place - Memorie Urbane (Italie), The Garage (Pays- Bas), Tokyoite Art (France), Under the Radar (Angleterre). communiqué de presse Exposants présents aux éditions 2017 et 2018 : Galerie 42b (France), Galerie du jour agnès b. (France), ART IN THE GAME (Angleterre), AVENUE DES ARTS (Chine / USA), Artistik Rezo (France), Galeries Bartoux (France), Galerie Brugier-Rigail (France), David Pluskwa Art Contemporain (France), Galerie Ange Basso (France), Galerie Berthéas les Tournesols (France), Galerie Lelia Mordoch (France), Galerie Openspace (France), Joël Knafo Art (France), Le Grand Jeu (France), Galerie Mathgoth (France), Pretty Portal (Allemagne), Urban Spree (Allemagne), Vroom & Varossieau (Pays- Bas), Wallworks (France), Galerie Géraldine Zberro (France). 

Première foire internationale uniquement dédiée à l’art urbain, Urban Art Fair revient pour une 3ème édition du vendredi 13 au dimanche 15 avril 2018 !

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Undated 

Ce n'est pas un hasard si les mêmes interprètes se retrouvent souvent dans le répertoire de Martine Pisani, puisqu’elle fait de la vie sur le plateau le matériau premier de ses pièces. En pleine lumière, ce sont toujours des personnes aux présences simples, sans écran, qui jouent des distances entre elles, en un jeu au sens aussi mécanique que ludique. Au fil de ses réalisations, la chorégraphe a inventé un monde, un théâtre dansé sans artifice, où tout est à vue, drainant un goût du "presque rien" et un amour fou de la dérision, travaillant les pleins et les vides, les apparitions et disparitions, et s’adressant au spectateur d’égal à égal.

Il y avait donc matière à penser que cette création charpentée de morceaux choisis de ses anciennes pièces donnerait le meilleur de son univers, de son humour à rebours de l'académisme. Il était même fondé d'attendre de l'inattendu. Mais il était difficile d'imaginer qu'une forme si prospective pourrait fleurir de motifs rétrospectifs, bien loin du best of ou du pot pourri. D'abord s'installe une bizarrerie dans un chaos truffé de gestes sans moteur et de chutes sans cause, une extrême promiscuité des danseurs dont les mouvements ne se répondent pourtant pas, décalages hilarants. Alors que la bande-son nous offre une ritournelle enjouée et insipide, du type jeu télévisuel des année 90, ce sont nos solitudes juxtaposées que miroitent les danseurs, simples touches de couleurs accolées sur le plateau. Puis le bug d'un corps qui n'arrive plus à se déplacer, les courses folles, d'incongrues postures penchées, le déplacement irraisonné d'une paire de baskets ou d'un balai comme seuls accessoires, cette (fausse) anarchie, cette dégénérescence au sens propre, lèvent le voile sur la non-maîtrise de ce que nous voudrions contrôler, notamment nos corps. Un spectacle sensible, intelligent et drôle.

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D’autres le giflèrent

Théâtre musical d’après les Passions de Johann Sebastian Bach
Un chemin de croix d’après « les Passions » en 14 stations, 14 situations contemporaines au sein desquelles chaque interprète prend la place centrale de l’humilié. Musiciens, chanteurs, comédiens, tous en scène dans des tableaux vivants où dialoguent le texte, la musique et les corps. Un spectacle qui fait résonner intimement la musique de Bach dans notre quotidien.

©Vincent Brugere

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Festival Jerk Off

Festival Jerk Off (Queer & Alternatives) – Danse, Théâtre, Installation

Pluridisciplinaire, JERK OFF témoigne de la diversité des cultures queer mais interpelle bien au-delà. JERK OFF propose ainsi à tous les publics des découvertes artistiques aussi variées qu’exigeantes. C’est ainsi que tout au long de trois semaines d’événements, des chorégraphes, performeuses, photographes, musiciens, DJs… présenteront leurs créations en exclusivité parisienne à l’occasion du festival. 

Soirée du 18 septembre : ORAGES de Benjamin Bertrand et NOTES POUR UNE TENTATIVE DE DISCERNEMENT de Camille Ollagnier
Soirée du 19 septembre : DIVA VULVA de Sanna Kekäläinen et PARTNER YOU de Chantal Yzermans
Soirée du 20 septembre : ROUND ROUND BABY ROUND ROUND de Mehdi-Georges Lahlou, BOUM de Xavier Deranlot et ORAGES de Benjamin Bertrand

© Laetitia Bica

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