Les sports et les arts ne manquent pas d'affinités. Le jeu, d'abord, au sens ludique, mécanique et stimulant, est l'un de leurs principaux points communs. Mais l'esprit d'équipe, la créativité et le partage de moments intenses sont aussi au cœur de ce nouveau festival initié par Le Carreau du Temple.
Spectacles, exposition, cours de sport, installations vidéos et grands événements participatifs dans la Halle du Carreau du Temple mettent ainsi à l’honneur le jeu comme trait d’union essentiel entre arts et sports, à l'attention de tous les publics.
Cette première édition prête une attention particulière aux nouveaux sports de glisse en Afrique, au bouillonnement euphorisant de nouvelles disciplines dans les cultures urbaines, notamment en accueillant l’événement We ride for Africa en partenariat avec l'Institut français dans le cadre de la saison Africa2020.
Avec les invité·e·s : Sandy Alibo & le collectif Surf Ghana, Davis Ansah Opoku, Apollo Sporting Club, Artsoul Kojo, Liz Gomis, GONGLE, Hakim Hachouche, Christophe Haleb, Compagnie Monad, La Place, Ligue Nationale de Boxe Professionnelle, Laurent Perbos, Chloé Ruchon, Un Loup pour l’Homme, Alexander Vantournhout, Yard.
Live art, skate jam, cours et démonstrations de skate, exposition, DJ set... toute la skate culture d'Afrique de l'Ouest à découvrir en plein cœur de Paris !
Horaires d'ouverture de l'événement :
Dimanche 11 juillet : 11h-19h
Lundi 12 juillet : 11h-20h
Mardi 13 juillet : 11h-19h (Spectacle CUIR à 19h30)
Mercredi 14 juillet : 11h-1h (Rollerdance Party à partir de 18h)
Jeudi 15 juillet : 12h-17h (Accès jusqu'à 19h à l'exposition Entropic Now, une jeunesse de maintenant - Spectacle Screws à 19h et 21h)
Vendredi 16 juillet : 11h-17h (Accès jusqu'à 19h à l'exposition Entropic Now, une jeunesse de maintenant - Spectacle Screws à 19h et 21h)
Samedi 17 juillet : 11h-17h (Accès jusqu'à 18h à l'exposition Entropic Now, une jeunesse de maintenant - Gala de boxe à partir de 19h)
Avec sa première édition du dimanche 11 au samedi 17 juillet 2021, Jogging est un festival - initié par Le Carreau du Temple - dédié aux croisements de l'art et du sport, avec un regard décalé et stimulant !
La crise sanitaire a imposé un temps suspendu au monde entier, rendant commune une expérience familière aux personnes contraintes à l’exil. S’arrêter, se retrouver, se laisser aller à penser, et avec le regard d'artistes traversés par l’exil, explorer et mesurer les enjeux politiques de ce qui nous constitue. Pour le festival 4,3,2,1..., les artistes reviennent sur le récent confinement pour mettre cette période en relation avec leur histoire.
L’atelier des artistes en exil (aa-e), structure unique en France, a pour mission d’identifier des artistes en exil de toutes origines, toutes disciplines confondues, de les accompagner au regard de leur situation et de leurs besoins administratifs et artistiques, de leur offrir des espaces de travail et de les mettre en relation avec des professionnels afin de leur donner les moyens d’éprouver leur pratique et de se restructurer. L’aa-e c’est plus de 1000 m2, mis à disposition par la Ville de Paris au centre de la capitale, dédiés aux artistes en exil. L’aa-e propose un suivi professionnel, juridique, social, médical et linguistique à près de 200 artistes qui pratiquent les arts plastiques, l’architecture, le stylisme, la danse, le théâtre, la performance, la musique et l’audiovisuel.
Rupture - Maryam Samaan - Syrie
Vendredi 27 août 2021 - 14h30 et 16h30 - Durée : 45 min - Salle de spectacle
Spectacle de marionnettes
Contraint de quitter son pays ravagé par les luttes de pouvoir et la guerre, l’enfant venu d’ailleurs explore de nouveaux paysages et dialogue avec ses souvenirs. Habité par un sentiment d’étrangeté, happé par le passé, il essaie d’apprivoiser ses peurs pour apprendre à vivre après.
Transition through Reproach Valley - Kubra Khademi - Afghanistan
Vendredi 27 août 2021 - 20h - Durée : 30 min - Halle
Performance
Pour sa première performance collective, Kubra Khademi s’interroge sur l’expérience de la famine, de la maladie, des catastrophes écologiques, de la guerre et sur l’injonction qui nous est faite à rester calmes, patients et positifs. Mais que s’est-il vraiment passé ? Comment aurions-nous dû réagir ? Et quel est le rôle de l’art dans pareille situation ? Un remède contre la pression sociale ? « Le reflet de la société » ?
Dans le cadre de l'Hyper Festival, Le Carreau du Temple accueille le Festival 4,3,2,1... avec les spectacles de Maryam Samaan et Kubra Khademi !
40° symbolise le thermomètre dans le rouge prêt à exploser. La simple lecture de ces mots 40° degrés évoque d’emblée des sensations et convoque des images mentales. Pour cette performance, le chorégraphe Yves Mwamba s’intéresse aux énergies brutes, aux états de corps en quête de mouvement et de rythme jusqu’à l’épuisement.
Yves Mwamba revisite ce qu’on appelle communément la danse afro en s’intéressant à ses dynamiques et ce qu’elle génère de collectif. La danse afro est hybride, tirant ses influences dans les danses traditionnelles africaines et des danses urbaines se renouvelle chaque jour dans les grandes capitales. Elle se fabrique dans la rue, l’endroit par excellence où l’on s’exsude, partage les nouveaux steps (mouvements) qui débarquent en même temps que les nouveautés musicales et qui font le tour du monde grâce aux réseaux sociaux. Ces chorégraphies s’inventent à partir de vocabulaires communs tout en appartenant à chacun. Le beat et les sonorités africaines ponctuent les mouvements. On aperçoit l’influence congolaise avec le Ndombolo, le Coupé décalé de la Côte d’Ivoire en passant par le Kuduro d’Angola , le Pantsula de l’Afrique du sud. Si chacun de ces univers ont leur propre histoire, et se dansent sur la musique house ou l’afro Beat du Nigeria, mêlée au Hip-Hop…, ils fusionnent au cœur de la danse afro en mouvement perpétuel.
La danse afro n’est pas une pratique solitaire. C’est un moyen d’être ensemble en mode ngwasuma ou encore de s’enjailler dans une fête ou tout simplement en boîte de nuit. Cette ambiance où les gestes viennent de partout, où l’on crie, anime, encourage. L’émotion est présente, lumineuse, on appartient à cette famille de la danse où l’éloquence et l’élégance s’invitent. Ce que l’on voit c’est l’énergie vitale qui nous submerge. La danse afro apprend à décoloniser son corps, à sentir le rythme qui l’envahit notre corps et le restituer dans sa forme brute. Yves Mwamba a grandi dans ces ambiances magiques et il cherche à s’en saisir chorégraphiquement pour raconter l’histoire des migrations portées par des histoires singulières.
Dans le cadre de L'Hyper Festival, le chorégraphe Yves Mwamba présente "40° degrés", une performance sous haute-tension !
Mickaël Phelippeau rencontre Françoise et Alice Davazoglou presque par hasard. En duo sur le plateau, elles se prêtent avec générosité au jeu du « portrait chorégraphique » cher à Mickaël Phelippeau. Avec délicatesse, il interroge les liens qui unissent les deux femmes et leur offre la possibilité de montrer à tous qui elles sont: deux femmes interprètes, l'une dite valide et l'autre porteuse de trisomie 21. Ce duo aborde ainsi la complexité et la constellation des liens qu'elles entretiennent, des divergences qui créent leur complémentarité, tant humainement que dans leur relation à la danse.
« De Françoise à Alice emporte le spectateur dans une vague de beauté et d'humanité dont l'émotion se distille avec pudeur. » Télérama
JEZEBEL de Cherish Menzo
Salle de spectacle / 20h30 / Durée : 1h
Danseuse et chorégraphe néerlandaise, Cherish Menzo dénonce l’hypersexualisation des femmes dans les clips de rap et hip-hop des années 90 à travers une réappropriation du mythe biblique de Jézabel, femme séductrice, tyrannique et malfaisante. Captivante, l’artiste dynamite les stéréotypes et les fantasmes et déconstruit les codes de l’imagerie associée aux « Vidéos Vixens ».
« Cherish Menzo libère les femmes-objets des clips de rap dans un solo magnétique. » La Terrasse
Studio de Flore / 22h / Durée : 1h / Spectacle déconseillé aux moins de 16 ans
Chorégraphe martiniquaise, Annabel Guérédrat signe des performances toujours empreintes d’une profonde réflexion sur le monde et sur la condition féminine en particulier. Seule en scène et nue, l’artiste revêt une à une cinq peaux de brujas, sorcières afro-caribéennes, correspondant à cinq tableaux successifs qui s’entremêlent à mesure de la performance.
« Une réinterprétation de rituels magico-religieux afrocaribéens pour faire exploser sur scène une puissance féminine. » La Terrasse
En partenariat avec le Festival Jerk Off
Seeking Unicorns de Chiara Bersani
Studio de Flore / 18h30 / Durée : 45 min
La danseuse, chorégraphe et performeuse Chiara Bersani mesure 98 cm. Autour de cette quête et des métamorphoses de la licorne, elle enroule sa propre recherche sur son identité et son corps loin des normes.
« Remarquée en tant qu’interprète dans le célèbre Gala de Jérôme Bel, la performeuse italienne revient marquer nos esprits. » La Terrasse
« La beauté de la recherche artistique réside dans le fait de toucher des mondes et de laisser ensuite les pensées jaillir dans des directions inattendues et imprévisibles. » (interview de Chiara Bersani dans maculture.fr)
Pourquoi vient-on au théâtre ? Pour rire ? S’émouvoir ? Découvrir une histoire ? Ou, plus trivialement, pour en avoir pour son argent ? Dans une malicieuse mise en abyme de l’acteur et du spectateur, HERE & NOW réinterroge le pacte qui fonde la représentation et célèbre le plus bel « ici et maintenant » qui soit : l’espace-temps du théâtre.
« Trân Tran a réussi le tour de force d’un solo inclassable. Maîtrisant l’improvisation, elle joue du tac au tac et nous renvoie de belle façon la joie et la portée symbolique de se rendre au spectacle. » La Terrasse
« Une performance légère, sans prétention, dont le final mérite à lui seul le déplacement. » I/O Gazette
Dans une performance intransigeante qui n’épargne ni les yeux ni les oreilles, Rébecca Chaillon décrypte la manière dont le désir des femmes noires s’est construit par rapport à des injonctions paradoxales et des clichés tenaces. Une pièce pour 8 corps, qui bouscule nos imaginaires.
« L’autrice, performeuse et metteuse en scène signe un spectacle ébouriffant pour déconstruire le regard porté sur les femmes noires en France. Drôle, énervée et intelligente, son écriture théâtrale est aussi singulière que jubilatoire. » Les Inrocks
Une danseuse dans la bibliothèque de la Compagnie Nathalie Collantes
Lundi 21 et mardi 22 février 2022 à 14h, mercredi 23 février 2022 à 11h et 14h
Halle / Lundi et mardi à 14h, mercredi à 11h et 14h / Durée : 1h / Entre 7 et 11 ans / Tarif unique : 5€
Danser dans une bibliothèque ? Impossible ! Et pourtant… Nathalie Collantes relève le défi pour aller à la rencontre des plus petits et partager avec eux le plaisir de fréquenter les lieux de lecture. La curiosité éveillée, chaque enfant traverse joyeusement l’expérience, tour à tour spectateur critique, interprète, lecteur.
Mercredi 23 février 2022
POWER-UP ! - Performance dansée
Halle / Mercredi 23 février de 16h30 à 17h / Gratuit / Tout public
Dans POWER-UP !, les danseurs explorent en tous sens l’espace en nous gratifiant d’un ballet abstrait parfaitement structuré. Valeria Giuga ré-invente et ré-agence les différentes matières chorégraphiques que comporte LA MACHINE. À chaque représentation, Valeria Giuga propose à un groupe d’amateurs de rejoindre le trio de danseurs le temps d’une danse partagée qui clôt la performance. Le mercredi 23 février 2022, Valeria Giuga donne rendez-vous à tous les joueurs qui le souhaitent afin de préparer et d'interpréter aux côtés des trois danseurs de la compagnie Labkine cette danse collective pour une expérience de « chœur » de mouvement inédite.
Appel à participation !
Répétitions : mercredi 23 février 2022 de 14h à 16h
Représentation publique : mercredi 23 février 2022 de 16h30 à 17h
Cible : Tout public, adultes et enfants accompagnés à partir de 7 ans
Jauge : 30 personnes max
Six spectacles autour du corps contemporain à découvrir à l'occasion du Festival Everybody ! À travers deux soirées spectacles, découvrez les créations de chorégraphes particulièrement impliqués dans les questionnements liés au corps et au genre.
Plus de 200 événements culturels cet été, sur l'espace public ou dans des établissements de la Ville de Paris : places, parcs et jardins, cours d'écoles, bibliothèques, cours d'Hopitaux et d'EPHAD. Festivals, concerts, théâtre, danse, cirque, arts de la rue, expositions... il y en a pour tous les goûts !
À cette occasion, Le Carreau du Temple participe à l’aventure et accueille des spectacles et une installation audiovisuelle.
L'Hyper Festival, c'est une programmation culturelle d’envergure réunissant des établissements culturels de la Ville de Paris, les grands festivals de l’été et des événements artistiques donnés quotidiennement sur l'espace public, dans tout Paris !
La danse contemporaine fusion est une fusion des styles urbains et académiques, mélangeant les pas du contemporain et du jazz aux énergies tirées du hip hop. La musique est au cœur du travail chorégraphique de Marie Bugnon, afin de travailler la subtilité et la précision du mouvement.
5€ (enfant) à 10€ (adulte) / Tout public à partir de 7 ans*
Afrovibe est un concept de danse fitness inspiré des danses afro-descendantes qui combine chorégraphies, fitness et lâcher prise. On danse en plié ancré au sol, connecté à son corps et à son bassin, un excellent moyen de se tonifier, d’améliorer sa force, sa souplesse, sa coordination et de libérer le stress par les hanches.
*Exercices de renforcement musculaire déconseillés aux moins de 12 ans
Pilates Booty avec Julie Pujols-Benoit
Dimanche 20 février 2022 - 12h30 à 13h30
10€ / Adultes, tout niveau
Inspiré du Pilates et du renforcement musculaire, ce néo abdos-fessiers permet de travailler intensément les fessiers, les cuisses, les abdominaux et la taille, le tout sur une playlist girly et péchue. Le Pilates Booty, c'est pour celles et ceux qui veulent un booty aussi bombé que celui de J Lo, et la taille ultra fine de Bella Hadid. Ce cours convient à toutes et tous, y compris aux femmes enceintes et aux personnes qui souffrent de douleurs aux genoux et/ou dorsales.
► COURS COMPLET
Nous mettons à disposition 50 tapis de pilates, nous recommandons cependant aux participant·e·s de venir avec leur propre tapis si possible.
Danser comme Beyoncé avec Mickaël Bilionnière
Lundi 21 février 2022 - 17h30 à 18h30
10€ / Adultes, tout niveau à partir de 16 ans
All the single ladies, all the single ladies... Qui n’a jamais rêvé de danser comme Beyoncé ? Donnez-vous 1 heure pour apprendre à danser comme la reine des charts ! Après quelques échauffements, nous apprendrons ensemble et en musique certains des mouvements clés de la chorégraphie du clip Single Ladies.
Le street jazz est un style de danse influencé par la musique pop actuelle et mêlant différentes énergies. Avec ce véritable métissage de hip hop et de jazz, on s’amuse et on se lâche dans une ambiance dynamique et décomplexée !
Le waacking a vu le jour dans les clubs LGBT+ de les communautés Africaine-Américaine et LatinX dans le Los Angeles des années 1970. Son nom est un dérivé de l’insulte « You wack » (tu crains). Cette discipline, grande sœur du voguing, se danse essentiellement avec les bras et permet à celles et ceux qui la pratiquent de se créer un personnage, d’affirmer son identité et d’explorer sa créativité. La gestuelle du waacking s’inspire de l’univers du cinéma muet et des stars hollywoodiennes telles que Greta Garbo ou Marilyn Monroe et détourne les codes du glamour associés aux classes supérieures blanches. Les waackeurs dansent sur la musique qui fait fureur à cette époque, le disco. Après une longue période d’oubli, le waacking est revenu sur le devant de la scène dans les années 2010. Il se pratique aujourd’hui dans des événements et battles à travers le monde et plus seulement sur des sons disco.
En fin d'après-midi de 17h30 à 18h30 dans la Halle, des cours géants (jusqu'à 200 personnes) de danse aux disciplines variées (danses émergentes, urbaines...) seront dispensés par de grands noms et accessible à tou·te·s !
Forum des associations sportives et artistiques 2021
Bien vivre en ville, bouger, prendre soin de son corps, de son esprit et de son environnement, transmettre, agir en citoyen, réfléchir ensemble, contempler, s’étonner, innover... Les fers de lance du Carreau du Temple, plus que jamais d'actualité, sont au cœur de son week-end de rentrée, avec le samedi, une journée consacrée aux sports et aux pratiques artistiques et le dimanche aux arts dans l'espace public avec le festival Les Traversées du Marais.
Le samedi de la rentrée, Le Carreau du Temple a pris pour agréable habitude de mettre ses espaces à disposition de nombreuses associations de pratiques sportives et artistiques. Sélectionnés pour leur savoir-faire et leur goût pour la transmission, près de 50 professionnels présentent leurs disciplines en toute convivialité dans la grande Halle. À l’appui de ces démonstrations et cours XXL, chacun peut choisir son ou ses enseignements pour l’année à venir, adulte comme enfant.
AU PROGRAMME
Pour cette journée, c'est l'occasion rêvée pour repérer vos activités de l'année, à travers des démonstrations, initiations, cours grand format, ou simples discussions avec les intervenants.
Le dimanche, c'est au tour des arts vivants, autre moteur du Carreau du Temple, de s'offrir en partage aux petits et aux grands. Cette année, découvrez Bal Trap, la performance haute en couleur de La Contrebande, dans le cadre du Festival Les Traversées du Marais.
Après une longue période de privation d’activités collectives, le week-end de rentrée du Carreau du Temple - une journée consacrée aux sports et aux pratiques artistiques et l’autre aux arts avec le festival Les Traversées du Marais - promet d’être particulièrement festif.
Il s’agit d’une rencontre entre deux hommes. Pierre est performer et travailleur du sexe. Patrice, plus âgé, est éthicien et philosophe. Ils conviennent d’un troc, une forme d’échange sagesse - jeunesse. Tel est le point de départ de cette performance hybride combinant réflexion éthique et « pas de deux » chorégraphique.
L’Éthique enchevêtre corps et parole : la partition physique se développe en dialogue, dont émergent des images ambiguës, hybrides, fragiles et puissantes, parfois picturales ; la narration discursive mêle considérations philosophiques et récits de vie pour déployer une réflexion autour de l’éthique, des possibilités d’agir et des puissances minoritaires. Ce sont là deux portraits complexes et profonds, dont l’excellente et troublante interprétation de Patrice Desmons et Pierre Emö en fait un objet particulièrement émouvant.
Entre les deux hommes, à l’image de Socrate et de son jeune disciple et amant Alcibiade, il est question de partager un moment de douceur, de sexualité et de philosophie, dans un engagement réciproque. Dans cette interaction très intriquée et bienveillante, d’autres médiums viennent se mêler, la vidéo, le son, dilatant encore l’espace mental et sensible.
Avec « L'Éthique », Matthieu Hocquemiller signe un duo masculin d’une tendresse et d’une sensualité si rares qu’on peut ici parler d’audace jaillie de la sincérité !
Une danseuse virtuose, un récit de vie et le tour est joué, proprement hypnotisant. Car il s’agit autour bien de tour, en différents sens : le tour de la danse soufie, cosmique, comme la terre tourne autour du soleil. Du côté gauche, du côté du cœur. Le tour également d’une existence faite de mouvement.
Matthieu Hocquemiller a créé ce portrait performatif pour et avec Rana Gorgani, magnifique danseuse franco-iranienne. La danse soufie, traditionnellement, est une pratique de l’esprit et du corps, qui repose sur la possibilité d’une osmose avec l’univers, en prenant le pas de la rotation du mouvement des planètes. À travers la technique giratoire, son interprète la ressent et la traverse comme un espace de totale liberté, de plénitude et de phase avec son divin intérieur.
Pour Rana Gorgani, cette dimension spirituelle cohabite avec le récit d’une conquête de légitimité, de place, dans un parcours de bi-culturalité. Il n’est donc pas étonnant que le chorégraphe, avide de portraits au travers desquels percent des normes sociétales hégémoniques, friand d’inventer des formes originales pour les transmettre, ait trouvé ici un radieux écho entre cette puissance chorégraphique et le questionnement culturel de Rana Gorgani. Devant les multiples injonctions, stéréotypes et déterminations – de genres et de cultures, entre autres – la danseuse tournoie à l’infini, dans une somptueuse lumière tamisée. Ici Rana Gorgani est à sa place, qui n’en est pas une au sens géographique, mais qui en est bien une au sens physique et existentiel : celle du mouvement, du processus, de la transition.
Dans « Dialogue avec Shams », Matthieu Hocquemiller imagine une rencontre imaginaire entre Shams, mystique perse errant du XIIIe siècle et grande figure du soufisme et la danseuse iranienne Rana Gorgani, entremêlant ainsi histoire personnelle et réflexion politique sur les parcours migratoires, les rapports de genre et la bi-culturalité !
L'Institut Français organise ses Focus en partenariat avec des événements fédérateurs en France ou autour de partenaires qui suscitent l'intérêt des professionnels étrangers. Se réunissant pendant plusieurs jours autour d'une programmation artistique dédiée, des professionnel.le.s invité.e.s par le réseau culturel français à l'étranger ont pour objectif de faciliter l'identification des secteurs de la création culturelle française pour favoriser leur diffusion dans le monde. Ils permettent également de mettre en relation les professionnel.le.s d'un secteur en contact les un.e.s avec les autres.
Pour sa première édition, l'Institut Français organise un Focus entre Paris et Tours, en partenariat avec le Théâtre Olympia - CDN de Tours, le WET° Festival, La Loge, le réseau Puissance Quatre, le festival Fragments, les productions Premisses ainsi que deux lieux emblématiques de la scène théâtrale émergente parisienne, reconnus pour leur exigence artistique, leur programmation pluridisciplinaire et leur capacité à défendre les formes et écritures contemporaines : le Théâtre 13 et le Théâtre de la Cité Internationale.
Cette journée d'échanges au Carreau du Temple est organisée par La Loge.
Dans le cadre du "Focus Théâtre Émergent", Le Carreau du Temple accueille une journée de présentation et de discussions autour du théâtre et des artistes émergent.e.s.