Une sur deux

Le film

Adapté et mis en scène par Emmanuel Noblet comme une pièce filmée, Une sur deux est l'adaptation vidéo du livre Je suis une sur deux de Giulia Fois dans lequel la journaliste faisait le récit du viol subit à 20 ans.

23 comédiennes et 2 comédiens (Mathilde Auneveux, Camille Cottin, Sabrina Ouazani, Myriam Boyer, Constance Dolle, Assa Sylla, Karina Stella, Anne Benoit, Naidra Ayadi, Ludmilla Makowski, Julie Gayet, Caroline Proust, Anna Mouglalis, Emma Peters, Pauline Étienne, Alix Poisson, Sarah Martins, Romane Bohringer, Linh Dan Pham, Marie-Sophie Ferdane, Martine Chevallier, Camille Chamoux, Marianne Denicourt, Rod Paradot et Emmanuel Noblet) s'approprient le récit dans des face à face puissants, prenant la parole l'une après l'autre, comme se passant la mission de témoigner.

Chaque interprétation amplifie la force du texte qui conte l'horreur et la violence de l'agression, la culpabilité ressentie par la victime, les réactions des proches qui comprennent et accompagnent, des imbéciles qui relativisent, de la police soupçonneuse, de l'agresseur qui nie, de la violence de l'audition, de l'importance vitale de la parole, du rapport de la société aux corps des femmes...

Déroulé de la soirée

  • 19h30 : Présentation par Giulia Foïs et l'équipe du film / Mot des associations et de la Ville de Paris
  • 20h : Projection du film

À l'occasion de cette projection, la FNSF et l'équipe du film ont le plaisir de vous présenter une collaboration particulière pour la création d'un outil pédagogique qui aura pour vocation de sensibiliser et de prévenir les violences sexistes et sexuelles.

En savoir plus sur le film :

  • Le film a été diffusé le vendredi 25 novembre 2022 sur France 5, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

Autour de la lutte contre les violences faites aux femmes, un collectif de comédiennes réinterprète le texte « Je suis une sur deux » de la journaliste Giulia Foïs.

Lire la suite

Rugby is my Pride

Le libre arbitre dans le sport – Comment le rugby s'ouvre aux personnes LGBTQIA+ 

Tables rondes et discussions

À l’occasion de la journée mondiale du Coming Out, le 11 octobre prochain, se tient au Carreau du Temple, le symposium Rugby is my pride, une première dans l’histoire des Coupes du Monde de Rugby et des Grands Evènements Sportifs Internationaux. France 2023, la Fédération Française de Rugby, la Ligue Nationale de Rugby ont souhaité prendre la parole et organiser un temps d’échange et de débat autour des problématiques d’inclusion qui leur sont chères et mettre sur le devant de la scène la lutte contre les discriminations LGBTQIA+, ainsi que la place essentielle du rugby et plus généralement du sport dans le changement des mentalités. 

Des expert·e·s et des institutions françaises et internationales, des joueur·euse·s professionnel·le·s, des représentant·e·s de la famille rugbystique et sportive ainsi que des universitaires seront présent·e·s afin de développer leur point de vue et de proposer des solutions pour l’inclusion et l’ouverture du rugby aux personnes LGBTQIA+ autour d'un programme de tables rondes et de temps d'échange.

Programme

Accueil dès 8h30

9h-9h30 : Ouverture officielle - Allocutions avec :

  • Pierre Rabadan, Adjoint à la Maire de Paris en charge du sport, des Jeux olympiques et paralympiques et de la Seine
  • Jacques Rivoal, Président du GIP (Groupement d'Intérêt Public) de la Coupe du Monde de Rugby 2023
  • Amélie Oudéa-Castéra, Ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques
  • Michel Poussau, Directeur exécutif de la Coupe du Monde de Rugby 2023
  • Florian Grill, Président de la Fédération Française de Rugby
  • René Bouscatel, Président de la Ligue Nationale de Rugby

SESSION 1 : Mixité et inclusion des personnes LGBTQIA+ dans le sport

Le système de genre sépare la société en deux groupes distincts et hiérarchisés (femmes/hommes). Aujourd'hui, les compétitions sportives accueillent des disciplines profondément genrées où les normes en matière de masculinité et de féminité favorisent les inégalités. En traçant historiquement et sociologiquement les contours de ce système de bi-catégorisation dans le sport, et un état des lieux de l'inclusion dans le rugby, les participant·e·s aux tables rondes (chercheur·euse·s, personnes expertes et/ou concernées) montreront ses effets en termes de mixité et ses conséquences sur les personnes LGBTQIA+.

9h30-10h30 - État des lieux, masculinité dans le rugby

Joris Vincent, Historien et Maître de conférences - Université de Lille I Bernard Pontneau, Président de la Section Paloise (Top 14) I Thomas Otton, Directeur RSE et Communication - Ligue Nationale de Rugby

10h30-11h30 - Table ronde 1 : Expériences de l'homophobie dans le rugby

Ben Cohen, Ex-champion du monde de rugby I Ben Owen, International Gay Rugby I Chloé Pelle, Joueuse internationale de rugby I Jérémy Clamy-Edroux, Pilier professionnel I Gareth Thomas, Joueur international de rugby

11h30-12h30 - Table ronde 2 : Bicatégorisation, féminité et mixité

Béatrice Barbusse, Sociologue - Université Paris-Est Créteil et Vice-présidente déléguée de la Fédération Française de Handball I Anaïs Bohuon, Socio-historienne - Université Paris Saclay I Laure Deseveaux - CADET (Commission anti-discriminations et égalité de traitement à la FFR) I Jean Baptiste Mullon, Vice-Président de la Fédération Française d'Echecs


12h30-13h30 - Pause


SESSION 2 - Inclusion des personnes transgenres et intersexes dans le sport

Aujourd'hui, en raison du système de genre, les sportifs·ves transgenres et intersexes sont exclu·e·s des compétitions par la quasi-totalité des règlements qui s'appuient sur des données biologiques largement instrumentalisées (notamment lors de contrôles de féminité). Les participant·e·s amèneront leurs éclairages scientifiques et expertises sur ces discriminations structurelles, sur les expériences des personnes concernées, sur les bonnes pratiques et les représentations à déconstruire (équité, biologie...).

13h30 - 14h - Introduction : pertinence et enjeux de la session

Jean-Bernard Moles, Président de la CADET (Commission anti-discriminations et égalité de traitement à la FFR) I Présentation de l'étude empirique sur les personnes transgenres et intersexes dans le rugby français de 2021 à 2023

14h - 15h : Table ronde 3 - Expériences sportives transgenres

Felix Pavlenko, Doctorant à l'Institut d'études féministes et de genre - Université d'Ottawa I Alexia Cerenys, Joueuse de rugby, Halba Diouf, Sprinteuse athlétisme, Maddison Dennison, International Gay Rugby

15h - 16h : Table ronde 4 - Règlementations sportives, entre inclusion et exclusion

Julie Mattiussi, Maîtresse de conférences en droit privé et sciences criminelles - Université de Strasbourg I Pierre-Jean Vazel, Entraîneur I Sandra Forgues, Athlète olympique transgenre, membre de la CADET (Commission anti-discriminations et égalité de traitement à la FFR)

16h - 17h30 - Agora / discussion collective : Et maintenant on fait quoi ?

Échange et discussion collective | Conclusion avec Olivier Klein, Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBTQIA+ (DILCRAH)

17h30 - 18h - Mots de clôture par Florian Grill, Président de la Fédération Française de Rugby

Retrouvez le programme complet : cliquez ici !


Les tables-rondes et l’agora sont animées par Philippe Liotard, Chaire LGBTI+ du Laboratoire sur les Vulnérabilités et l’Innovation dans le Sport, Université Lyon1 et Jean-Bernard Moles, président de la CADET FFR, Docteur en Sciences des Sports.


Inscriptions

Cette journée est ouverte à tou·te·s est accessible sur inscription :

Logo Coupe du Monde de Rugby 2023 France - Paris Ville Hôte
Logo Coupe du Monde de Rugby 2023 France - Bienvenue à Paris
Logo Fédération française de rugby
Logo Ligue nationale de rugby
Logo Ville de Paris

La grande famille du rugby se retrouve pour 4 tables rondes autour de l’inclusion et l’ouverture du rugby aux personnes LGBTQIA+, à l’occasion de la journée mondiale du Coming Out !

Lire la suite

On achève bien les chevaux

SPECTACLE COMPLET : le spectacle est complet sur les deux dates. Pour celles et ceux en possession de billets, merci de vous présenter sur place au Gymnase Japy, le jour de la représentation sélectionnée. Une liste d'attente sera disponible pour chaque représentation (sans garantie d'entrée). Merci de votre compréhension.

Avec le CCN•Ballet de l'Opéra national du Rhin et la Compagnie des Petits Champs

Immédiatement, l’on pense au film mythique de Sydney Pollack avec Jane Fonda. Mais ici, c’est une distribution de comédiens·nes et de danseurs·euses d’envergure qu’a rassemblée le trio d’artistes pour cette libre adaptation du roman éponyme d'Horace McCoy, une mise en scène grandiose aux dimensions du gymnase Japy.

En 1929, le krach boursier entraînait une crise économique et sociale sans précédent. En plein marasme s’organisent des marathons de danse à l’échelle de tous les États-Unis. Dans une énergie flirtant avec la folie, des hommes et des femmes parcourent les nations pour y participer, dans l’espoir de gagner quelques primes.

À travers ces protagonistes, sur une toile de fond d’inquiétude et de précarité, il y va d’une traversée des thèmes si actuels de la lutte, du collectif, de la condition de l’artiste et de son rôle dans la société. Cris, larmes et chuchotements, épuisements et élans vitaux : c’est au beau milieu du public que se déploie ce marathon et se déplient les trajectoires des personnages.

Bien plus qu’un entrelacs d’écritures chorégraphique et théâtrale, le chorégraphe et les deux metteurs en scène ont inventé un véritable langage commun pour les interprètes du Ballet de l’Opéra national du Rhin, de la Compagnie des Petits Champs et des quatre musiciens mêlé·e·s au plateau. Une expérience puissante.

Spectacle conseillé à partir de 12 ans

Spectacle hors les murs : Gymnase Japy, 2 rue Japy, 75011 Paris (voir sur Google Maps)
Métro : Charonne (ligne 9) / Bus : 46, 56 (Godefroy Cavaignac / Gymnase Japy) / Vélib : Belfort - Voltaire

Le Carreau du Temple et Paris 2024 collaborent dans le cadre de l’Olympiade Culturelle de Paris 2024.

Une expérience puissante, inspirée librement du roman éponyme d'Horace McCoy, où comédiens·nes et danseurs·euses sont prêt·es à tout pour subsister jusqu’à l’épuisement…

Lire la suite

Corps outils

Jusqu’où peut-on maltraiter, exploiter, utiliser des corps au profit d’une réalisation artistique, qu’elle soit, ou non, profitable financièrement ?

À travers la mise en œuvre de cette webconférence sur la thématique des corps outils, nous traiterons du corps comme outil de production artistique. La psychologue et psychanalyste Simone Korff-Sausse définit que « le corps humain devient la matière première du geste esthétique, au moyen d’une mise en chantier des explorations corporelles sans limites, sans scrupule, sans souci d’épargner la douleur. La peau à la place de la toile, les liquides du corps à la place de la peinture, le bistouri du chirurgien à la place du pinceau ou du burin du sculpteur ».

Notre intention inspirée de ces mots sera de montrer comment le corps humain dans sa matière organique demeure un produit ou « moyen » efficace à la création artistique. Nous pouvons dès lors penser aux artistes qui mènent des expériences que l’on qualifierait de « troublantes » avec leur corps, prenant par exemple la forme d’implants faciaux, de performances mettant en scène des corps maltraités etc. À ceci s’ajoutera une réflexion autour de la problématique de l’exploitation des corps dans certaines formes d’art comme par exemple des corps utilisés comme marchandise exploitable.

Notre thématique soulève aussi l’enjeu des représentations sexistes où le corps - notamment celui des femmes - est exploité, utilisé pour vendre, notamment dans le monde de la mode où les corps des femmes mannequins sont rendus à l’état d’objet, de cintre, ou encore dans la photographie, le cinéma…

Les Rencontres de la Sorbonne clôturent le cycle dédié aux politiques culturelles des corps avec une dernière webconférence sur les corps outils, avec pour invité·e·s Simone Korff-Sausse, Lucile Boiron et Deborah De Robertis.

Lire la suite

Corps en circulation

Exister dans l’espace public : une liberté partagée ?

Les nombreuses campagnes récentes d’aménagement transitoire des villes ont mis en avant un constat sans appel : tous les corps n’ont pas la même liberté de circulation. Les personnes racisées, sexisées, non-hétéro-normées ou en situation de handicap sont implicitement ou explicitement exclues de l’espace public.

Lors de notre conférence, nous souhaitons interroger la circulation contemporaine des corps et la manifestation de ces inégalités dans les pratiques culturelles. Comment peut-on penser la circulation des différents corps en respectant la liberté, la sécurité et l’intégrité de chacun ? Comment les artistes s’emparent du sujet de la liberté de circulation dans l’espace public ?

Pour répondre à ces questions, nos invitées vont comparer leurs perspectives du sujet, qu’elles soient artistiques, sociologiques ou urbanistiques, autour de la table virtuelle du Carreau du Temple.

Crédit photo : © Lucie Belarbi

Sur la thématique des politiques culturelles des corps, Les Rencontres de la Sorbonne reviennent avec une deuxième webconférence sur les corps en circulation, avec pour invité·e·s Lucie Belarbi, Lucie Chappet et Meltem Yildiz !

Lire la suite

Présent·e·s avec Lauren Bastide

Pour la saison 2017/2018, en conviant le philosophe et sociologue Geoffroy de Lagasnerie à renouveler les modalités d'un "débat", le Carreau du Temple initiait un atypique cycle de rencontres. L'idée est simple : chaque rendez-vous propose d'assister à une conversation entre une personnalité active dans le monde contemporain et des invités de son choix. En 2018/2019, c'est Lauren Bastide qui anime huit séances de réflexion autour d'un thème précis : la place des femmes dans l’espace public.

Lauren Bastide, diplômée en sciences politiques et en journalisme, ayant plusieurs cordes à son actif : presse écrite, presse audiovisuelle, fondation du studio de production de podcasts Nouvelles Écoutes, est l’animatrice de La Poudre (téléchargée plus d’un million de fois dès sa première année d’existence !). Pensée tel un antidote à la sous-représentation des femmes dans les médias, La Poudre offre une longue conversation intime et subtile avec des femmes activistes ou artistes, qui prend le temps de déconstruire des préjugés notamment liés au genre. Également animatrice de l’émission Les Savantes (sur France Inter en période estivale), laquelle interroge des chercheuses, issues de tous les champs universitaires, sur leur parcours et la façon dont la science peut changer la société, elle est une pionnière de l’articulation entre féminisme et journalisme. 

Rencontres & invité·es :

  • Jeudi 11 octobre 2018 : Lauren Bastide invite Elisa Rojas, avocate franco-chilienne au barreau de Paris, militante pour les droits des femmes et des personnes en situation de handicap

Pour le volet inaugural du cycle Présent·e·s, la question du handicap est analysée avec l'invitée Elisa Rojas, avocate au Barreau de Paris, militante et co-fondatrice du CLHEE (Collectif Lutte et Handicaps pour l’Égalité et l’Émancipation).

  • Jeudi 22 novembre 2018 : Lauren Bastide invite Rokhaya Diallo,  journaliste française, écrivaine, réalisatrice et militante féministe et antiraciste

Pour le deuxième volet du cycle Présent·e·s, Rokhaya Diallo explore un lieu central de l’espace public : l’espace médiatique, qu’il revête la forme institutionnelle de la presse, de la télévision et des grandes radios, ou un aspect plus immatériel, bien qu’occupant une place grandissante dans nos quotidiens : les médias web et les réseaux sociaux.

  • Jeudi 20 décembre 2018 : Lauren Bastide invite Alice Coffin, journaliste, militante féministe et des droits LGBTQIA+

Pour le troisième volet du cycle Présent·e·s, Lauren Bastide et Alice Coffin ont étudié la question du journalisme et de l’activisme pour déjouer les discours et pratiques de la domination masculine et hétérosexuelle.

  • Jeudi 17 janvier 2019 : Lauren Bastide invite Caroline de Haas, militante et cheffe d'entreprise féministe française

Pour le quatrième volet du cycle Présent·e·s, Lauren Bastide poursuit son analyse de la prise de possession de l’espace public par les femmes avec le décryptage d’un puissant outil démocratique : la manifestation avec Caroline De Haas.

  • Jeudi 14 février 2019 : Lauren Bastide invite Chris Blache, anthropologue urbaine et socio-ethnographe française et Pascale Lapalud, urbaniste, co-fondatrice et présidente de Genre et Ville

Pour le cinquième volet du cycle Présent·e·s, Lauren Bastide et ses invité·es Chris Blache et Pascale Lapalud ont présenté l’analyse historique et critique du rapport des femmes à l’espace urbain.

  • Vendredi 8 mars 2019 : Lauren Bastide invite Hanane Karimi, docteure en sociologie et féministe engagée

Le sixième volet du cycle Présent·e·s s’est tenu exceptionnellement le vendredi 8 mars en l’honneur de la journée internationale des droits des femmes. Lauren Bastide et Hanane Karimi ont abordé l’exclusion politique des femmes musulmanes voilées en France, entre violences institutionnelles et invisibilisation.

  • Jeudi 11 avril 2019 : Lauren Bastide invite Anaïs Bourdet, militante féministe française

Pour le septième volet du cycle Présent·e·s, Lauren Bastide et Anaïs Bourdet ont décrypté un aspect significatif de la place des femmes dans l’espace public : le harcèlement de rue, et les moyens pour lutter contre ce harcèlement au quotidien, dans la rue, mais aussi au travail, dans le couple, en ligne, partout où l’intégrité des femmes est menacée.

  • Jeudi 23 mai 2019 : Lauren Bastide invite Marie Dasylva, coach professionnelle

Pour le huitième et dernier volet du cycle Présent·e·s, Lauren Bastide a achevé d’explorer la place des femmes dans l’espace public en analysant un lieu intéressant par son ambiguïté, situé à mi-chemin entre le domaine privé et l’espace public : le lieu de travail. Son invitée Marie Dasylva est coach de vie en entreprise et fondatrice de l’agence Nkali Works, une agence d’empowerment et de stratégie dédiée aux femmes racisées et leurs problématiques professionnelles.

La journaliste Lauren Bastide invite 8 femmes engagées pour questionner la place des femmes dans l'espace public !

Lire la suite

Émergence de nouveaux modèles corporels

L’essor globalisé du numérique, il y a déjà plus de 20 ans, a changé notre rapport à la réalité et de fait notre rapport à l’altérité, à notre corps mais aussi aux corps multiples. Ces changements, qui ne sont plus à prouver aujourd’hui mais qui se vivent, en impliquent toujours d’autres, qu’ils soient virtuels et/ou augmentés ; ainsi, aux nouveaux comportements suggérés par de nouveaux usages, se dessinent de nouveaux rapports esthétiques, philosophiques, politiques et sociaux corrélatifs aux nouveaux modèles de corps. Et cela nous amène à nous questionner toujours plus sur la relation de l’être humain à cet environnement digital, d’abord dans son intimité physique en lieu et temps du virtuel, en fait dans sa chair numérique : dans les nouveaux corps qu’il revêt ou revêtira – pour nous demander plus simplement en un point de convergence : Que penser du numérique comme moyen à un idéal corporel ?

« Le virtuel est ce qui nous aide à faire advenir ce que nous ne sommes pas encore. L'empire du virtuel paraît plus durable, puisqu'il a lié son destin à celui de l’homme. » 1

Le mythe d’Adam et Ève a influencé notre imaginaire collectif pendant des siècles, et particulièrement notre vision de la corporéité. L’humanité qu’incarne cette allégorie est condamné à subsister sur terre, le monde du chaos physique et du pathos.

Plus généralement, c’est avec les premières représentations du corps humain qu’apparaît une opposition fondamentale : entre la matérialité du corps et son idée. Une dichotomie que l’on retrouvera également dans la philosophie grecque, qui par ailleurs nous transmet une autre légende, celle du mythe des androgynes, une condamnation éternelle - analogue à la genèse – qui rejoint la thèse selon laquelle nous courons vers une forme d’idéale perdue dont nous souhaiterions de nouveau revêtir les contours.

De nos jours, cette recherche d’idéal se perpétue par le biais d’un nouveau véhicule à l’expression des corps : le numérique. Parfois loin, très loin du canon ontologique, de nouvelles visions s’imaginent, s’inventent. Parfaire sa condition ou la choisir, quitter sa nature pour s’inventer une nouvelle matrice, c’est s’octroyer le droit d’avoir le choix dans un possible hors norme – à l’image du monde fantastique des personnages tri-dimensionnels de l’artiste Bertrand Dezoteux par exemple.

Dans notre humanité 2.0, Ève peut (re)devenir la Lilith de la tradition juive en s’incarnant en Bayonetta d’Hideki Kamiya et Adam, tel un ange déchu, en Dante dans Devil May Cry 2. Mais c’est bien sûr en toujours plus d’acceptations et de diversifications de morphologies que se déploie un entendement des corps dans le numérique.

De Platon à Hatsune Miku, en passant par Baudelaire et Kylie Jenner, retrouver sa place dans un cosmos et ou abattre son déterminisme matériel, pour nous poser une question, une seule : quid du numérique comme moyen à un idéal corporel ?

C’est dans cette vision que nous souhaiterions discuter de la dynamique de l’émergence de nouveaux modèles de corps, et plus exactement en ces termes : de l’effet des nouveaux réseaux sur les corps ; d’une vision incorporelle de l’identité ; de la relation complexe et non univoque entre le corps virtuel et le corps physique et ce qu’il en résulte comme moyen d’expression ; des nouveaux médiums comme le jeu vidéo où s’épanouissent les corps ; mais où coexiste encore l’ostracisme ; des corps virtuels comme refuge face à l’adversité de l’environnement ou autrement dit de la solastalgie dans le numérique ; le transhumanisme dans le métaverse ; de l’individuation des corps digital jusqu’au libéralisme des corps ; ces sujets sont autant de voies vers une définition d’un nouvelle être au monde : numérique.

1 Citation de Philippe Quéau, directeur de recherche de l’Institut National de l’Audiovisuel.

2 Du même auteur.

Crédit visuel : © Mathieu Beaufils

Dédiée cette année aux politiques culturelles des corps, Les Rencontres de la Sorbonne reviennent avec une première webconférence sur les nouveaux modèles de corps à travers le prisme du numérique.

Lire la suite

Pas d’agitation

Olga Roriz, référence internationale depuis plus de 20 ans de la danse contemporaine portugaise présente une performance-installation de danse et de vidéo en direct, interprétée par quatre danseurs et un artiste visuel. Thème d’inspiration de cette création, la mer contamine tout l’environnement plastique et sonore. La côte de l’île de São Miguel devient le paysage privilégié du contenu des images projetées.

Une performance-installation de danse et de vidéo d'Olga Roriz, référence internationale de la danse contemporaine portugaise, dans le cadre de la saison France-Portugal 2022.

Lire la suite