Spectacles

De Françoise à Alice de Mickaël Phelippeau

Halle / 19h / Durée : 1h

Mickaël Phelippeau rencontre Françoise et Alice Davazoglou presque par hasard. En duo sur le plateau, elles se prêtent avec générosité au jeu du « portrait chorégraphique » cher à Mickaël Phelippeau. Avec délicatesse, il interroge les liens qui unissent les deux femmes et leur offre la possibilité de montrer à tous qui elles sont: deux femmes interprètes, l'une dite valide et l'autre porteuse de trisomie 21. Ce duo aborde ainsi la complexité et la constellation des liens qu'elles entretiennent, des divergences qui créent leur complémentarité, tant humainement que dans leur relation à la danse.

« De Françoise à Alice emporte le spectateur dans une vague de beauté et d'humanité dont l'émotion se distille avec pudeur. » Télérama

JEZEBEL de Cherish Menzo

Salle de spectacle / 20h30 / Durée : 1h

Danseuse et chorégraphe néerlandaise, Cherish Menzo dénonce l’hypersexualisation des femmes dans les clips de rap et hip-hop des années 90 à travers une réappropriation du mythe biblique de Jézabel, femme séductrice, tyrannique et malfaisante. Captivante, l’artiste dynamite les stéréotypes et les fantasmes et déconstruit les codes de l’imagerie associée aux « Vidéos Vixens ».

« Cherish Menzo libère les femmes-objets des clips de rap dans un solo magnétique. » La Terrasse

« Il me fallait créer tout un univers autour de Vidéo Vixen, tordre ces figures, les décadrer, les libérer des codes » (interview de Cherish Menzo dans maculture.fr)

I'm a bruja d'Annabel Guérédrat

Studio de Flore / 22h / Durée : 1h / Spectacle déconseillé aux moins de 16 ans

Chorégraphe martiniquaise, Annabel Guérédrat signe des performances toujours empreintes d’une profonde réflexion sur le monde et sur la condition féminine en particulier. Seule en scène et nue, l’artiste revêt une à une cinq peaux de brujas, sorcières afro-caribéennes, correspondant à cinq tableaux successifs qui s’entremêlent à mesure de la performance.

« Une réinterprétation de rituels magico-religieux afrocaribéens pour faire exploser sur scène une puissance féminine. » La Terrasse

En partenariat avec le Festival Jerk Off

Seeking Unicorns de Chiara Bersani

Studio de Flore / 18h30 / Durée : 45 min

La danseuse, chorégraphe et performeuse Chiara Bersani mesure 98 cm. Autour de cette quête et des métamorphoses de la licorne, elle enroule sa propre recherche sur son identité et son corps loin des normes.

« Remarquée en tant qu’interprète dans le célèbre Gala de Jérôme Bel, la performeuse italienne revient marquer nos esprits. » La Terrasse

« La beauté de la recherche artistique réside dans le fait de toucher des mondes et de laisser ensuite les pensées jaillir dans des directions inattendues et imprévisibles. » (interview de Chiara Bersani dans maculture.fr)

HERE & NOW de Trân Tran

Halle / 19h30 / Durée : 50 min

Pourquoi vient-on au théâtre ? Pour rire ? S’émouvoir ? Découvrir une histoire ? Ou, plus trivialement, pour en avoir pour son argent ? Dans une malicieuse mise en abyme de l’acteur et du spectateur, HERE & NOW réinterroge le pacte qui fonde la représentation et célèbre le plus bel « ici et maintenant » qui soit : l’espace-temps du théâtre.

« Trân Tran a réussi le tour de force d’un solo inclassable. Maîtrisant l’improvisation, elle joue du tac au tac et nous renvoie de belle façon la joie et la portée symbolique de se rendre au spectacle. » La Terrasse

« Une performance légère, sans prétention, dont le final mérite à lui seul le déplacement. » I/O Gazette

En partenariat avec le Centre culturel suisse

Visionner le teaser : cliquez ici !

Carte Noire nommée Désir de Rébecca Chaillon

Salle de spectacle / 21h / Durée : 2h40

Dans une performance intransigeante qui n’épargne ni les yeux ni les oreilles, Rébecca Chaillon décrypte la manière dont le désir des femmes noires s’est construit par rapport à des injonctions paradoxales et des clichés tenaces. Une pièce pour 8 corps, qui bouscule nos imaginaires.

« L’autrice, performeuse et metteuse en scène signe un spectacle ébouriffant pour déconstruire le regard porté sur les femmes noires en France. Drôle, énervée et intelligente, son écriture théâtrale est aussi singulière que jubilatoire. » Les Inrocks

Visionner une interview : cliquez ici !

Lundi 21, mardi 22 et mercredi 23 février 2022

Pour nos très jeunes spectateur·rice·s

Une danseuse dans la bibliothèque - Nathalie Collantes © Fanfarebleme

Une danseuse dans la bibliothèque de la Compagnie Nathalie Collantes

Lundi 21 et mardi 22 février 2022 à 14h, mercredi 23 février 2022 à 11h et 14h

Halle / Lundi et mardi à 14h, mercredi à 11h et 14h / Durée : 1h / Entre 7 et 11 ans / Tarif unique : 5€

Danser dans une bibliothèque ? Impossible ! Et pourtant… Nathalie Collantes relève le défi pour aller à la rencontre des plus petits et partager avec eux le plaisir de fréquenter les lieux de lecture. La curiosité éveillée, chaque enfant traverse joyeusement l’expérience, tour à tour spectateur critique, interprète, lecteur.

Mercredi 23 février 2022

POWER-UP ! - Performance dansée

Halle / Mercredi 23 février de 16h30 à 17h / Gratuit / Tout public

Dans POWER-UP !, les danseurs explorent en tous sens l’espace en nous gratifiant d’un ballet abstrait parfaitement structuré. Valeria Giuga ré-invente et ré-agence les différentes matières chorégraphiques que comporte LA MACHINE. À chaque représentation, Valeria Giuga propose à un groupe d’amateurs de rejoindre le trio de danseurs le temps d’une danse partagée qui clôt la performance. Le mercredi 23 février 2022, Valeria Giuga donne rendez-vous à tous les joueurs qui le souhaitent afin de préparer et d'interpréter aux côtés des trois danseurs de la compagnie Labkine cette danse collective pour une expérience de « chœur » de mouvement inédite.

Appel à participation !

  • Répétitions : mercredi 23 février 2022 de 14h à 16h
  • Représentation publique : mercredi 23 février 2022 de 16h30 à 17h
  • Cible : Tout public, adultes et enfants accompagnés à partir de 7 ans
  • Jauge : 30 personnes max

Six spectacles autour du corps contemporain à découvrir à l'occasion du Festival Everybody ! À travers deux soirées spectacles, découvrez les créations de chorégraphes particulièrement impliqués dans les questionnements liés au corps et au genre.

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Espace Enfants

Une danseuse dans la bibliothèque de la Compagnie Nathalie Collantes

Lundi 21 et mardi 22 février 2022 à 14h, mercredi 23 février 2022 à 11h et 14h

Halle / Lundi et mardi à 14h, mercredi à 11h et 14h / Durée : 1h / Entre 7 et 11 ans / Tarif unique : 5€

Danser dans une bibliothèque ? Impossible ! Et pourtant… Nathalie Collantes relève le défi pour aller à la rencontre des plus petits et partager avec eux le plaisir de fréquenter les lieux de lecture. La curiosité éveillée, chaque enfant traverse joyeusement l’expérience, tour à tour spectateur critique, interprète, lecteur.

Cours Acroyoga Parent - Enfant avec Mélanie Lo

Samedi 19 février 2022 de 14h à 15h

Halle / Tarif duo 1 parent avec 1 enfant : 15€ / Parents et enfants à partir de 4 ans

L’acroyoga que Mélanie vous propose est simple et joyeux. Le programme se concentre sur le plaisir de participer ensemble autour d'une activité fun et ludique. L’expérience se vit dans un esprit bon enfant et bien encadré. Mélanie vous guide avec des techniques acrobatiques accessibles pour que chacun soit toujours en sécurité. L’acroyoga est une pratique qui mêle avec subtilité challenge et facilité. De sorte qu’après l’atelier vous sentirez que vous avez relevé des défis qui vont rebooster votre confiance. Vous avez déjà tout le potentiel en vous qui ne demande qu’à être réveillé.

En partenariat avec Paris Mômes

Nous mettons à disposition 50 tapis de yoga, nous recommandons cependant aux participant·e·s de venir avec leur propre tapis si possible

Contes à paillettes - Collectif Paillettes

Mercredi 23 février 2022 de 15h à 17h

Halle, dans la bulle de lecture / Entrée Libre / Tout public

Un programme de shows littéraires, contes queers et féministes racontés par les « drag queens, travelottes et créatures parisiennes » du collectif queer militant Paillettes. Vrai cabaret littéraire, les shows Paillettes questionnent notre époque et notre société au travers de leurs performances engagées, mais aussi par le biais de la lecture de contes abordant des thèmes queer et féministes.

Albums audio Ma Fabrique à Histoires ​​​​​​- Éditions Lunii

En continu

Halle, dans la bulle de lecture / Entrée libre / Tout public

Hébergés dans la bulle de lecture, les albums audio Ma Fabrique à Histoires des Éditions Lunii permettent aux enfants de laisser libre court à leur imaginaire le temps d'une histoire audio. L'occasion parfaite pour écouter des histoires inspirantes pour la jeunesse : Les Lumineuses, Les Courageuses ou encore Les Révoltées, de grandes aventures où l'on croise des sorcières à la bonté exemplaire et des grandes figures féminines qui ont marqué l’Histoire !

Bulle de lecture

En continu

Halle / Entrée libre / Tout public

Espace intime au cœur de la Halle, la bulle de lecture est à la croisée de l’architecture et de l’installation immersive. Pour le Festival Everybody, elle accueille en continu une collection de livres jeunesse et adultes, ainsi que le spectacle Une danseuse dans la bibliothèque, les Contes à paillettes du Collectif Paillettes et les livres audio Ma Fabrique à Histoires des Éditions Lunii.

Des découvertes littéraires pour petits et grands tout au long du festival !

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Bal Trap

Ils sont six acrobates, une femme, cinq hommes ; ils sont jeunes, ils sont joueurs, et d’une précision infaillible à la bascule coréenne. L’amusement qui règne entre eux, palpable et contagieux, drape d’allégresse cette performance impeccable. 

En trente minutes montre en main pour une succession échevelée de morceaux de bravoure technique et artistique, Bal Trap emporte son public dans une vertigineuse envolée de corps et d’objets. Écrites à l’image d’un ballet faussement anarchique, les projections et propulsions ne cessent de surprendre et d’émerveiller, entre rafales de balles, dangereux jeux de fléchettes, voltige à la bascule, performances aériennes et chutes hilarantes – auquel l’un des membres de l’équipée semble condamné. Les six interprètes jouent avec tout ce qui les entoure, dans l’énergie du collectif et la joie d’être ensemble. À l’appui d’une maîtrise sidérante de l’équilibre, des envols, des réceptions, ils peuvent s’autoriser une belle marge d’autodérision, c’est pourquoi ils en profitent et nous en font profiter. Le fin canevas de la mise en scène, la musique entraînante et la scénographie minimale, au service de la pièce, adaptées à la grande Halle du Carreau du Temple pour la circonstance, gagent de faire de cette performance unique un moment radieux et éclatant.

Les Traversées du Marais

Festival initié par les acteurs culturels du réseau Marais Culture +, Les Traversées du Marais invite des artistes de renom à habiter de leurs oeuvres, vivantes ou plastiques, les ruelles, cours intérieures et joyaux architecturaux du Haut et du Bas Marais, pendant tout un week-end, à compter du vendredi soir. Une promenade artistique et patrimoniale unique en son genre.

Chaque année, les 30 opérateurs dédient un fil rouge à la déambulation donnée à vivre. Le thème de la Renaissance a été choisi pour penser cette édition particulière, celle d’un retour à la vie culturelle. En écho aux épreuves traversées ensemble dans le champ artistique – organisateurs, artistes, publics –, les équipes des Traversées du Marais rêvent de réveil et s’attachent à souligner la reconnaissance mutuelle que tous se doivent, et le plaisir de se retrouver. Sous le signe de l’utopie, en réponse à la noirceur et au fatalisme du terme « dystopie » devenu si usité dans les médias comme dans la rue, le festival en propose un contrepoint ouvertement euphorique.

Retrouvez le programme des Traversées du Marais !

Dans le cadre du festival Les Traversées du Marais, assistez à une performance acrobatique haute en couleur !

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L’Éthique

Il s’agit d’une rencontre entre deux hommes. Pierre est performer et travailleur du sexe. Patrice, plus âgé, est éthicien et philosophe. Ils conviennent d’un troc, une forme d’échange sagesse - jeunesse. Tel est le point de départ de cette performance hybride combinant réflexion éthique et « pas de deux » chorégraphique.

L’Éthique enchevêtre corps et parole : la partition physique se développe en dialogue, dont émergent des images ambiguës, hybrides, fragiles et puissantes, parfois picturales ; la narration discursive mêle considérations philosophiques et récits de vie pour déployer une réflexion autour de l’éthique, des possibilités d’agir et des puissances minoritaires. Ce sont là deux portraits complexes et profonds, dont l’excellente et troublante interprétation de Patrice Desmons et Pierre Emö en fait un objet particulièrement émouvant.

Entre les deux hommes, à l’image de Socrate et de son jeune disciple et amant Alcibiade, il est question de partager un moment de douceur, de sexualité et de philosophie, dans un engagement réciproque. Dans cette interaction très intriquée et bienveillante, d’autres médiums viennent se mêler, la vidéo, le son, dilatant encore l’espace mental et sensible.

► Spectacle inclus dans votre soirée : Dialogue avec Shams - Matthieu Hocquemiller

Avec « L'Éthique », Matthieu Hocquemiller signe un duo masculin d’une tendresse et d’une sensualité si rares qu’on peut ici parler d’audace jaillie de la sincérité !

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Dialogue avec Shams

Une danseuse virtuose, un récit de vie et le tour est joué, proprement hypnotisant. Car il s’agit autour bien de tour, en différents sens : le tour de la danse soufie, cosmique, comme la terre tourne autour du soleil. Du côté gauche, du côté du cœur. Le tour également d’une existence faite de mouvement.

Matthieu Hocquemiller a créé ce portrait performatif pour et avec Rana Gorgani, magnifique danseuse franco-iranienne. La danse soufie, traditionnellement, est une pratique de l’esprit et du corps, qui repose sur la possibilité d’une osmose avec l’univers, en prenant le pas de la rotation du mouvement des planètes. À travers la technique giratoire, son interprète la ressent et la traverse comme un espace de totale liberté, de plénitude et de phase avec son divin intérieur.

Pour Rana Gorgani, cette dimension spirituelle cohabite avec le récit d’une conquête de légitimité, de place, dans un parcours de bi-culturalité. Il n’est donc pas étonnant que le chorégraphe, avide de portraits au travers desquels percent des normes sociétales hégémoniques, friand d’inventer des formes originales pour les transmettre, ait trouvé ici un radieux écho entre cette puissance chorégraphique et le questionnement culturel de Rana Gorgani. Devant les multiples injonctions, stéréotypes et déterminations – de genres et de cultures, entre autres – la danseuse tournoie à l’infini, dans une somptueuse lumière tamisée. Ici Rana Gorgani est à sa place, qui n’en est pas une au sens géographique, mais qui en est bien une au sens physique et existentiel : celle du mouvement, du processus, de la transition.

► Spectacle inclus dans votre soirée : L'Éthique - Matthieu Hocquemiller

Dans « Dialogue avec Shams », Matthieu Hocquemiller imagine une rencontre imaginaire entre Shams, mystique perse errant du XIIIe siècle et grande figure du soufisme et la danseuse iranienne Rana Gorgani, entremêlant ainsi histoire personnelle et réflexion politique sur les parcours migratoires, les rapports de genre et la bi-culturalité !

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La Possession

En partenariat avec le Centre culturel suisse à Paris et le Théâtre Nanterre-Amandiers, centre dramatique national

Dans un monde d’une froideur clinique, une femme en détresse s’essaye à une expérience : se déposséder, se déprendre, se désincarner pour migrer dans une autre forme. Peut-on avoir peur au théâtre comme au cinéma ? De prime abord réaliste, La Possession bascule insidieusement vers la fable horrifique.

Convaincue qu’on lui a jeté un sort, une jeune femme, pour refaire sa vie, tente de s’échapper en se transformant en un rocher, une plante, un animal. S’installe peu à peu un système sorcier hérité de l’univers des contes et du film d’épouvante.

Adossé à ce vecteur fictif de colonisation d’autres corps, qu’abondent de nombreuses références cinématographiques, le quatuor d’interprètes évoque la peur d’être remplacé, l’envie de l’autre ou d’être l’autre... Témoignant d’une dérive vers un monde de science-fiction, où se creuse le fossé entre nos aspirations profondes et les injonctions politicosociales, François-Xavier Rouyer en appelle à notre énergie vitale, nous enjoint à regarder, à la marge des emblèmes de la réussite capitaliste, d’autres voies et modèles possibles.

Dans cette pièce de théâtre à la limite de la fable horrifique et de la science-fiction, François-Xavier Rouyer explore l’altérité et nous enjoint à regarder, à la marge des emblèmes de la réussite capitaliste, d’autres voies et modèles possibles.

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Diverti Menti

Diverti Menti renouvelle avec intelligence l’approche de la composition scénique.

Un long filet de sable blanc se déverse voluptueusement sur le plateau, tel un sablier abstrait, unilatéral, impossible à retourner. Le corps dansant apparaît d’emblée comme un instrument au même titre que le piano à queue, la guitare électrique et le tuba. Ainsi naissent les joutes entre musiciens et danseuse, qui n’hésitent pas à converser des yeux, tissant un autre réseau, rare en chorégraphie, celui du regard.

Les mouvements giratoires de la danse répondent à une polyphonie effrénée ; chaque posture, chaque élancement est d'une précision implacable, quasi-mathématique, comme souvent chez Maud Blandel, or le geste n’en revêt pas moins une exquise délicatesse, une sensualité jusqu’au bout du pied qui se pose au sol. Musique et danse dialoguent, sons et mouvements s’accordent pour devenir un ensemble inextricable, jusqu’à ce que le corps devienne musique et la musique, danse. C’est un corps entier, qui s’agite, s’arrête, reprend, respire. Diverti Menti diffuse une grâce et une beauté qui rendent hommage à l’un des génies de l’histoire de la musique et qui, en creux, semblent murmurer de ne pas oublier de se divertir (au sens du latin : se laisser détourner de ses habitudes). Un ravissement.

Savoureuse réorchestration du célèbre Divertimento K.136 de Mozart pour un quatuor inédit – trois solistes de l’Ensemble Contrechamps de Genève et la stupéfiante danseuse Maya Masse !

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Dans le Mille

En partenariat avec L'étoile du nord, dans le cadre du festival Avis de Turbulences

Bo / Kevin Jean n’en est pas à son galop d’essai en matière d’écriture scénique alternative aux codes hétérosexuels dominants, participant du renouvellement des imaginaires. Dans ce trio, Bo / Kevin Jean convoque des danses rarement interprétées par des personnes assignées hommes à la naissance, en explorant des éléments de l’univers de l’érotisme à rebours de la répartition genrée des rôles – la femme séduit, est regardée ; l’homme regarde, est séduit.

En 2019, La Poursuite du Cyclone irradiait une colère enfouie mais vibrante, métissant dans sa danse les questions de l’intime et du politique. Dans le mille commence là où s’arrête La Poursuite du Cyclone. Ce nouvel opus, tout en poursuivant une quête de formes performatives alternatives, puise dans un autre registre émotionnel que celui de l’exaspération ; l’affirmation d’un refus : être un homme.

Au coeur de cette performance, le chorégraphe part de ses expériences pour examiner les enjeux de l’exposition de son corps propre et de celui de ses partenaires, chacun dans sa zone de puissance. Dans le mille met parallèlement en échec le schéma binaire entre masculinité et féminité, en choisissant l’opposé de la « virilité » : la vulnérabilité, la sensibilité, le don de soi, drainant ainsi une nécessaire transformation des représentations.

Avec « Dans le mille », Bo / Kevin Jean ouvre l’hypothèse d’un soulagement des comportements pré-dévolus aux femmes comme aux hommes !

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S’élever c’est d’abord être à terre

Dans le cadre des Rencontres inattendues, plus de 80 œuvres du Fonds d’art contemporain - Paris Collections s’exposent dans plus de 50 lieux du quotidien dans tout Paris, pour provoquer la rencontre entre le grand public et des œuvres de ce patrimoine commun encore peu connu. Ces œuvres sont à découvrir en bas de chez soi, du 4 octobre au 15 décembre 2021.

À cette occasion, l’installation vidéo - performance S'élever c'est d'abord être à terre, de Ludivine Large-Bessette et Mathieu Calmelet est visible au Carreau du Temple, le samedi 27 novembre, de 11h30 à 16h30.

Alors que le vide-greniers se tiendra dans la Halle du Carreau du Temple, les visiteurs·euses et curieux·euses pourront découvrir l’installation vidéo - performance de ces deux artistes dans l'espace -1 (sous-sol). L’installation vidéo est participative, le public pouvant l’activer avec de la réalité augmentée. Deux fois dans la journée, une performance de Mathieu Calmelet et Ludivine Large-Bessette investira l’installation vidéo.

L'installation vidéo

S'élever c'est d'abord être à terre détourne les codes du retable d'église. À la cérémonie religieuse est substituée la cérémonie artistique, la performance des corps, qu’ils soient représentés sur les écrans vidéo et les tablettes tactiles ou performants dans l'installation. Ce polyptyque vidéo - performance propose une autre lecture de la composition traditionnelle du retable et étudie ainsi les modes de représentation et le poids des symboles dans notre société contemporaine saturée d’images. Par l’utilisation de la danse contemporaine et de la réalité augmentée, l’œuvre engage le corps des spectateur·trice·s dans une déambulation contemplative et ludique.

L'œuvre vidéo S'élever c'est d'abord être à terre, a été acquise en 2021 par le Fonds d’art contemporain - Paris Collections. L'œuvre est exposée pour la première fois depuis son acquisition par la Ville sous la forme d’une installation vidéo participative avec réalité augmentée et performance.

La performance

Les artistes investiront l'installation vidéo à l'occasion de deux performances :

  • 1ère performance : 14h30 (durée : 25 minutes)
  • 2ème performance : 16h (durée : 25 minutes)

Les artistes

Ludivine Large-Bessette (née en 1987, Fontainebleau, vit et travaille à Paris) s'intéresse au corps et à ses représentations. Elle a multiplié les collaborations avec des danseurs qu'elle a filmés et invités à diverses formes de performance en dialogue avec ses vidéos.

Co-auteur du projet, Mathieu Calmelet (né en 1986, La Tronche, vit et travaille à Roubaix) est chorégraphe-interprète et musicien.

Une installation vidéo participative, accompagnée de performances live, pour interroger notre relation aux images, aux symboles et aux icônes !

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Le Souper

En partenariat avec le Centre culturel suisse à Paris

Comédienne, performeuse, ventriloque, transformiste d'exception, Julia Perazzini imagine un dialogue avec son frère décédé. L'artiste invoque et désamorce sa propre peur de la mort pour l'offrir en miroir aux spectateurs et, une fois n'est pas coutume, l'envisager comme une puissance d’activation du vivant.

En conversant avec l'absent, Julia Perazzini élabore une déroutante alchimie entre souffle, corps et voix, qui réveille notre relation avec l’invisible, l’irrationnel, donne la parole aux recoins endeuillés ou figés de nous-mêmes. Elle méduse l'étrangeté, voire la légitimité, de la frontière entre ce qui est dit « absent » et dit « présent ». Pouvons-nous transgresser les règles des possibles connexions entre les êtres ? Il y va de la constitution d'un « nous ».

Elle n'a pas connu ce frère, disparu avant qu'elle ne naisse. C'est ainsi dans un grand vent de liberté formelle, mais avec pudeur et délicatesse, que l'artiste s'autorise à rêver que la vitalité de son frère pourrait réinsuffler de la vie là où les choses sont gelées, révélant ce terreau créatif et incorruptible de nos parties enfouies. Passé et présent, conscient et inconscient se cognent, laissant jaillir par étincelles les failles des mosaïques qui nous composent, tous ces petits « jeux » au sens mécanique qu'explore méticuleusement l'artiste. Sur une scène presque vide se livre un jeu qui flirte avec le « non-jeu », soulignant la finesse de l'écriture, et, surtout, la déconcertante performativité de Julia Perazzini. Une sublimation psycho-magique de nos angoisses.

Artiste d’exception aux multiples talents, Julia Perazzini imagine dans « Le souper » un dialogue avec son frère décédé, transformant notre peur commune de la mort en puissance d’activation du vivant.

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