ZOO se situe dans une zone inconnue, entre le bestiaire et la recherche éthologiste. C'est un bestiaire au sens médiéval, de recueil de fables et de moralités mettant en scène des bêtes réelles et imaginaires ; c'est une étude d’éthologie en ce qu'elle s’intéresse aux comportements des animaux, sans exclure l’humain. Dans ces entrelacs se dessine délicatement une réflexion sur le langage, de ses vertus émancipatrices à sa potentielle récupération totalitaire.
Dans ZOO, les artistes concentrent leur attention sur la question de l’apprentissage de la parole comme levier d’émancipation individuelle et sociétale. Toutes les bêtes de La Ferme des animaux transcendent leur condition en apprenant à lire et à écrire, se promettant ainsi collectivement un avenir radieux.
Le vocabulaire, la syntaxe, la grammaire et les moyens de transcription apparaissent comme les outils fondamentaux de la libération. Toutefois, s’ils en sont les conditions sine qua non, ils n’en constituent pas pour autant la garantie. Un outil peut connaître divers emplois et servir à d’autres fins que celles initialement prévues par ses concepteurs.
Portée par la création musicale d'Alva Noto, frôlant le fantastique grâce aux costumes signés Coco Petitpierre, la pièce rassemble l’humain dans l’unité de son langage corporel et intellectuel, depuis l’harmonie du geste et de la lettre, du mouvement et de l’écriture, jusqu’à leur dissociation tragique dans une danse et un texte cohérent, et pourtant porteurs d’un sens inhumain.
Entre danse et poésie sonore, Valeria Giuga et Anne-James Chaton mettent en résonance la danse de la chorégraphe Mary Wigman avec le roman "La Ferme des animaux" de George Orwell.
La chorégraphe Gaëlle Bourges donne à voir les six panneaux de la célèbre tapisserie de "La Dame à la licorne" et poursuit ses recherches sur les représentations du nu féminin.
La Dame à la licorne, célèbre tapisserie, en six panneaux, accrochée au Musée de Cluny, dépeint une jeune femme accompagnée de près par une licorne, dans un jardin foisonnant de fleurs et d’animaux. Allégorie des cinq sens, et d’un sixième, bien mystérieux... Tout est possible dans les entrelacs d'interprétations. Il y a indéniablement une clé de voûte dans cet étrange dernier tableau. Certains la cherchent en allant le voir et le revoir.
Sous les masques figurant ces animaux, quatre danseuses tissent et détissent, délient, écartent, et recomposent la fresque, traquant cette clé à pas de danse, cette « image dans le tapis ». L'exactitude du geste et la démultiplication des mouvements ouvrent tous les horizons d'une réflexion sur les représentations de la virginité, questionnant ici la licorne - être paradoxal, ne se laissant approcher que par de jeunes vierges, tout en exhibant sa corne, sujet à controverse, indice d'une sauvagerie latente - ; là, la présence d’une trentaine de lapins. Alentour, les déambulations énigmatiques d'un chien, d'un renard ou d'un singe ravivent également des valeurs moins pieuses qu'elles n'y paraissent. Ainsi rugit le volcan de symboles animaliers du Moyen Âge, au soufre acide et à la lave poétique.
Continuité d'un travail à la croisée, depuis son premier opus Homothétie 949, entre connivences picturales et interrogations sur les nus dans l’art occidental, A mon seul désir est d'une splendeur dansée qui mérite, après son éclair au Festival d'Avignon 2015, d'être redonné à voir à Paris.
En coréalisation avec JUNE EVENTS, le festival de l'Atelier de Paris - Centre de développement chorégraphique national
Appel à participation
Le Carreau du Temple et l'Atelier de Paris / CDCN recherchent pour ce spectacle une trentaine de volontaires pour participer au bestiaire de la tapisserie du XVème siècle La Dame à la licorne dont s’inspire sa pièce chorégraphique, A mon seul désir.
Participation au final animalier de la pièce, qui dure quinze minutes. Aucune expérience de danse ou de scène requise. Réservé aux personnes de plus de 18 ans. Informations et inscriptions : mediation@carreaudutemple.org / 01 83 81 93 30
La chorégraphe Gaëlle Bourges propose une réflexion sensible sur l'image de la virginité des femmes, autour de "La Dame à la licorne".
Théâtre musical d’après les Passions de Johann Sebastian Bach
Un chemin de croix d’après « les Passions » en 14 stations, 14 situations contemporaines au sein desquelles chaque interprète prend la place centrale de l’humilié. Musiciens, chanteurs, comédiens, tous en scène dans des tableaux vivants où dialoguent le texte, la musique et les corps. Un spectacle qui fait résonner intimement la musique de Bach dans notre quotidien.
Festival Jerk Off (Queer & Alternatives) – Danse, Théâtre, Installation
Pluridisciplinaire, JERK OFF témoigne de la diversité des cultures queer mais interpelle bien au-delà. JERK OFF propose ainsi à tous les publics des découvertes artistiques aussi variées qu’exigeantes. C’est ainsi que tout au long de trois semaines d’événements, des chorégraphes, performeuses, photographes, musiciens, DJs… présenteront leurs créations en exclusivité parisienne à l’occasion du festival.
Soirée du 18 septembre :
ORAGES de Benjamin Bertrand
NOTES POUR UNE TENTATIVE DE DISCERNEMENT de Camille Ollagnier
Soirée du 19 septembre :
DIVA VULVA de Sanna Kekäläinen
PARTNER YOU de Chantal Yzermans
Soirée du 20 septembre :
ROUND ROUND BABY ROUND ROUND de Mehdi-Georges Lahlou
À l'appui du roman de Sara Stridsberg, La Faculté des rêves, qui retrace le destin tragique de "la femme qui a tiré sur Andy Warhol", la marionnettiste norvégienne Yngvild Aspeli met en scène un fascinant spectacle, dont la toile de fond est aussi ténébreuse que la liberté de forme et de ton, lumineuse.
Chambre noire est une hallucination sauvage autour de la vie de Valérie Jean Solanas(1936-1988), la plus belle enfant de toute l’Amérique, la psychologue de génie qui a passé sa vie à séjourner dans des instituts pour malades mentaux, la première « pute intellectuelle », l’auteure du SCUM Manifesto, manifeste féministe radical autoédité en 1967, la femme qui a tenté d'assassiner Andy Warhol.
Dans un écrin sombre et clinique traversé de néons évoquant les nuits grunge new-yorkaises, se joue un duo entre une marionnettiste, Yngvild Aspeli, et une musicienne, Ane Marthe Sørlien Holen. Avec une grande intelligence dramaturgique, elles composent un univers ensorcelant, mêlé de marionnettes à taille humaine, de projections vidéos et de percussions magnétiques. Un désert de solitude se dessine au travers de ce personnage complexe, pluriel, outrancier et absolument humain.
Si l'art marionnettique a conquis sa place aux premières loges du théâtre contemporain, c'est grâce à des explorations de cette envergure, de celles qui transgressent les frontières entre les matières, qui osent pulvériser l'opposition entre le vivant et l'inerte pour inventer une identité visuelle mettant à profit tout le spectre de l'« inquiétante étrangeté » qu'offre l'objet inanimé lorsqu'il est soudain manipulé par des experts. Onirique, érotique, dérangeant, fantastique, le spectacle déploie l'immense nuancier de la fureur émotionnelle que peut convoquer le théâtre d'objets.
D'un souffle rageur, ravivant le personnage de Valérie Solanas jusque dans ses méandres les plus intimes, Chambre Noire en révèle les deux visages, démentiel mais aussi visionnaire, inexorablement liés. C'est aussi l’oppression qui est donnée à voir, ainsi qu'une révolte, et les formes qu’elles ont pu revêtir ces dernières années. Une œuvre complète et singulière, à découvrir.
Le Mouffetard - Théâtre des arts de la marionnette œuvre pour la promotion des formes contemporaines des arts de la marionnette. Le partenariat entre les deux structures se poursuit en mai 2019 lors du Second Square consacré au théâtre d'objet dans le cadre de la 10ème Biennale internationale des arts de la marionnette.
Atelier Manipulation - Marionnettes à taille humaine
Samedi 27 et dimanche 28 octobre, de 17h à 18h30, adultes, 5€ sur inscription*
Un atelier de manipulation de marionnettes à taille humaine autour du spectacle Chambre noire* de Yngvild Aspeli de la compagnie Plexus Polaire, en représentation du 12 au 15 décembre au Carreau du Temple. Marionnettes humaines, animales, êtres hybrides crées par la compagnie… autant d’êtres étranges à manipuler, sous les conseils et la conduite de Pascale Blaison, manipulatrice et constructrice de marionnettes pour Chambre Noire, ainsi qu’intervenante à l’Ecole Supérieure des Arts de la Marionnette à Charleville-Mézières.
*Le tarif réduit sur le spectacle est accordé aux participants de l'atelier. Un atelier proposé par Pascale Blaison, en partenariat avec Le Mouffetard - théâtre des arts de la marionnette.
Un fascinant spectacle de la marionnettiste norvégienne Yngvild Aspeli qui retrace le destin tragique de "la femme qui a tiré sur Andy Warhol".
Sixième édition du festival fondé et organisé par La Loge et Mains d’Œuvres, FRAGMENT(S) agite et enhardit son appétit à faire circuler des projets artistiques encore en cours, du théâtre à la danse, en passant par les arts plastiques et sonores.
Par étapes de travail dans des lieux engagés auprès de la jeune création, FRAGMENT(S) donne en partage ce moment précieux et déterminant où le spectacle inachevé, encore en friche et en questionnement, a besoin d'une oreille. Il offre ainsi une rencontre exclusive entre des publics qui ont la chance de découvrir un processus de création, pris à témoins et libres d'en parler, et des artistes qui ont l'occasion de mettre à l'épreuve, avant l'heure, leurs intentions devant une réelle audience, et d'écouter ce qui se dit par la suite au bord du plateau.
ENTERRE-MOI MON AMOUR de Clea Petrolesi
« Je t’aime, donc je veux mourir avant toi. » Ce serait là une autre façon de traduire en français l'expression arabe « Enterre-Moi Mon Amour ».
En décembre 2015, Lucie Soullier publiait, dans le journal Le Monde, un article intitulé « Le voyage d’une migrante syrienne à travers son fil WhatsApp ». Clea Petrolesi s'inspire de ce récit documentaire et des 250 captures d’écran que la jeune Dana, alors en route vers l’Allemagne, a confiées plus tard à la journaliste. Ces images témoignent très précisément, par le biais de sa conversation WhatsApp qui la lie à ses proches, des douze jours de son voyage vers l’asile, racontent son exil. Bouleversante, cette histoire a en premier lieu, en 2016, curieusement donné naissance à un « jeu du réel », lequel proposait une immersion dans le quotidien de la jeune femme.
Durée : 30 min
GIRLS AND BOYS de Mélanie Leray
« J’ai rencontré mon mari dans la file d’embarquement d’un vol Easyjet et je dois dire que l’homme m’a tout de suite déplu. »
Une rencontre impromptue dans un aéroport se transforme en relation intense et passionnée. Le couple s'installe, achète une maison, fait deux enfants. Parallèlement, chacun s'investit dans sa carrière. Une famille ordinaire, en somme. Pourtant, avec ce monologue inattendu, complexe, drôle et brutal, Dennis Kelly continue de percer les apparences pour explorer l'âme humaine et appuyer là où ça fait mal, sans cynisme, mais sans concession.
Metteure en scène et comédienne, après l’Ecole du Théâtre National de Bretagne, Mélanie Leray co-fonde le Théâtre des Lucioles. Elle y travaille comme actrice et metteure en scène jusqu’en 2012, année de création de sa compagnie, la Cie 2052, avec laquelle elle met en scène des écritures contemporaines anglaises : Lucy Caldwell (Leaves), Mike Bartlett (Contractions), Nina Raine (Tribus) mais aussi Shakespeare (La Mégère apprivoisée ou comment dompter une insoumise).
Le festival de l'émergence fait circuler des projets artistiques encore en cours, du théâtre à la danse, en passant par les arts plastiques et sonores !
Une traversée de l'univers de la Légion par la voix d'un soldat, bouleversée et bouleversante. Dans un écrin de velours d'un rouge désuet de cabaret, le légionnaire raconte, chante son exil. Des morsures de la guerre, il éructe l'indicible, dérapant comme un disque rayé. Un solo inoubliable.
Planté dans sa boîte à théâtre, navrant et attendrissant pantin, un soldat aboie ses convictions, ou plutôt celles qu'on lui a enfoncées dans le crâne. Toujours au garde-à-vous, cerné de microphones tel un grand orateur, il laisse seules ses lèvres s'agiter, dont sortent par flots les mots de la guerre, de la résignation, de la témérité insensée, de l'aveuglement. Dans sa bouche résonnent l'errance et l'endoctrinement des légionnaires, répétant à coups de cris féroces ce qu'on leur dicte, chants militaires ou devises de guerriers. Sa gorge est un cratère. Celui d'un volcan en éruption déversant une lave d'émotions enfouies qui, à peine jaillies, durcissent au contact de l'air en une forme de slam. Les gestes mécaniques, le regard fixe et hagard disent tout de la perte. Ici pourrait être ailleurs. Et vice versa.
Une performance vocale et physique soulignée par la pertinence du dispositif dramaturgique d'Hubert Colas, simple, drôle, ironique, efficace : mettre en scène le légionnaire en civil, planqué derrière son bosquet de micros à pieds, et faire porter le képi et les fanions au moniteur télé qui retransmet en direct son portrait en plan américain.
Mot caillou, le on scande le texte de Sonia Chiambretto. Car les képis blancs ne sont plus des individus, mais les organes d'un groupe, d'un improbable "on". Venant de toutes origines, ils inventent leur langue à eux, sentimentale, sédimentaire et imagée, qui se resserre autour d'un patrimoine commun, le chant de la peur, de la renonciation, mais aussi de l'espoir et du rêve. D'un sujet délicat et de la matière sonore de cette langue du soldat, qu'elle appelle "langue française étrangère", Sonia Chiambretto extrait un joyau brut.
Une traversée de l'univers de la Légion par la voix d'un soldat, bouleversée et bouleversante.
L’Ordre du discours, texte phare du philosophe Michel Foucault, leçon inaugurale prononcée au Collège de France en 1970, n'a toutefois fait l'objet d'aucune capture, ni sonore, ni filmée. Fanny de Chaillé comble ce vide par le théâtre. Si penser, c'est bouger, comment, réciproquement, redonner corps à une pensée ? L'artiste construit, au sein même d'un amphithéâtre, une performance entre texte réel et fantasme.
L’Ordre du discours est un discours sur le discours, que sous-tend une hypothèse : chaque société régit, régule, organise et contrôle la production du discours. Parce qu'il a une matérialité, contient autant de pouvoirs que de dangers, il est un lieu de luttes et de blessures, de domination et de servitude. Et donc, d'inquiétude. Le philosophe lui-même introduisait sa leçon en partageant sa peur de dire : "Plutôt que de prendre la parole, j'aurais voulu être enveloppé par elle, m'apercevoir qu'au moment de parler, une voix sans nom me précédait depuis longtemps."
Ayant habitué son public à des formats atypiques, Fanny de Chaillé ne fait pas exception à la (non-) règle en confiant cette performance de soliste à Guillaume Bailliart, plongé dans une dialectique effervescente entre le langage et sa manifestation. Sur les bancs de l'université, nous assistons à une véritable métamorphose des écrits foucaldiens en une délicate partition gestuelle et une trame rythmique et vocale soutenue. Elle restitue la parole à la voix, la voix au corps, le corps aux gestes, s'appuie sur le théâtre pour mettre en danger la langue et, plus encore, inverse brillamment la structure du théâtre - des paroles et gestes réels dans un univers fictif - en mettant en scène, dans le cadre impitoyablement réel de la faculté, des mouvements qui parlent une langue fictive.
Une performance entre texte réel et fantasme, un discours sur le discours, autour de "L’Ordre du discours", texte phare du philosophe Michel Foucault !
Du vendredi 16 au lundi 26 juin 2023, le public est invité à découvrir les créations des associations et des établissements scolaires partenaires qui font jouer, chanter et danser plus de 4 000 personnes par semaine tout au long de l’année au Carreau du Temple. Réservé à la pratique artistique amateur et ouvert à tou·te·s, ce festival a pour objectif de faire partager, échanger et découvrir le fruit de leurs travaux.
Au programme :
Booty Therapy - Collectif Les Ambianceuses
Vendredi 16 juin 2023 à 19h30 - Durée : 1h - Tarif B : plein 12€ / réduit 8€ / demi-tarif 6€
Les Ambianceuses et les Bootykilleuses vont présenter le Booty Therapy Show ! À travers des chorégraphies et de la mise en scène, elles vous invitent à lâcher prise et à vous empouvoirer dans un esprit de sororité et de respect. Afrobeat, Dancehall, Twerk et bien d'autres ambiances.
Qu'est-ce qu'un cours de Booty Therapy ? Apprendre à assumer sa féminité et à se libérer de ses émotions en déhanchant son corps mais surtout ses fesses et son bassin ! La Booty Therapy est une pratique qui mêle sport, danse et développement personnel.
Samedi 17 juin 2023 à 19h - Durée : 1h - Gratuit sur réservation Billet à retirer sur place à l'accueil / billetterie avant le spectacle
Ricochet, un spectacle tendre, énergique et festif ! Fable musicale, Ricochet vous invite à rebondir autour d'un spectacle intergénérationnel regroupant 35 musiciens, interprètes et le chœur les Enchantés du Carreau. Les écueils de l'individualisme - isolement, situation de conflit, de blocage - nous imposent de répondre par un dépassement de soi et un retour aux autres. Sur fond de scénettes s'expriment en musique les émotions induites par un questionnement : comment changer, comment rebondir ?
Création originale, Ricochet s'est écrit et construit dans l'esprit d'un workshop créatif, les chansons et musiques choisies dans le répertoire des musiques classiques et actuelles. Plus d'infos ici
Thésée Time - Protection Judiciaire de la Jeunesse
Mercredi 21 juin 2023 à 20h - Durée : 60 minutes- Gratuit sur réservation Billet à retirer sur place à l'accueil / billetterie avant le spectacle
Icone de la mythologie grecque, Thésée incarne la force, c’est un combattant. Certains diraient « un mâle Alpha ». Il est connu pour avoir tué le Minotaure, le monstre avec un corps d’homme et une tête de taureau, aussi dangereux que bizarre et fragile. Le Minotaure, c’est tout ce qui ne ressemble pas à Thésée, tout ce qui lui fait peur. Ce fantasme de puissance masculine se retrouve dans toutes les cultures, depuis l’Antiquité, en passant par l’âge classique jusqu’aux super-héros de notre monde contemporain. Mais comment échapper à ce rapport obligatoire, appartenir au camp des forts, ou échouer dans celui des faibles ? Et comment cet idéal se retrouve dans l'idée que l'on se fait de nos pères ?
Pendant 12 séances d’initiation au théâtre, il a été proposé à un groupe d’adolescents et de femmes, accompagné par le service éducatif de milieu ouvert de la Protection Judiciaire de la Jeunesse du 19ème arrondissement, d’explorer cette relation filiale père/fils-fille. Comment regardons-nous nos pères ? Comment leur parlons-nous ? Thésée Time !, c’est le temps d’une représentation, descendre dans nos labyrinthes et tenter de s’adresser à nos pères.
Mise en scène : Delphine Léonard et Amandine Pudlo
Samedi 24 juin 2023 à 19h - Durée : 1h30 - Tarif B : plein 12€ / réduit 8€ / demi-tarif 6€
Inspirez, Exprimez, Improvisez, Partagez ! L’air ivre présentera ses nouvelles créations explorant les fondements de la danse contemporaine (temps, espace, poids, forme, flux, présence…) de façon originale et créative. Pour l’occasion, elle invite plusieurs compagnies amies à partager la scène avec au programme de la danse contemporaine et danse-improvisation. Plus d'infos ici
« RITMOS » le cœur du flamenco qui bat - Atika Flamenco
Lundi 26 juin 2023 à 20h - Durée : 1h30 - Tarif unique à 15€
L’association Atika Flamenco vous invite à un spectacle foisonnant de couleurs, où des tableaux de musique et de danse vous feront ressentir le cœur du flamenco qui bat avec sa beauté et sa force. Laissez-vous transporter par les rythmes et les mélodies des guitares et des castagnettes qui se mêleront à la poésie chantée et aux mouvements ondulants des danseurs, en un ensemble harmonieux et indissociable.
Chorégraphies et adaptations : Maria Donzella Guitare et direction Musicale : Pascal Gaubert Chant : Mercedes Cortés Avec la participation des élèves de danse et de guitare de l’association ATIKA.
Sur les bancs du Carreau est un événement festif et artistique qui donne rendez-vous aux petits comme aux grands pour des spectacles, concerts ainsi que bien d'autres surprises.
Grâce à ses mises en scène subversives, nourries de ses recherches universitaires, qui interrogent les liens entre pornographie et théâtre, Janaina Leite s’est affirmée comme une des artistes phares de la scène brésilienne. Dans la conférence-performance Stabat Mater, Janaina Leite invoque des matériaux autobiographiques, en convoquant sa mère sur scène ainsi qu’un performeur pour former un « triangle incestueux » cocasse, à l'image de documentaires, en narrant l’histoire de la Vierge Marie. Aussi politique qu’intime, cette pièce saisissante reprend le travail de la philosophe et psychanalyste Julia Kristeva pour interroger avec finesse les représentations de la féminité, la sexualité, la maternité, ainsi que les relations complexes qui les lient.
Bord de plateau
Mardi 18 octobre 2022 à la suite de la performance Stabat Mater dans la salle de spectacle - Entrée libre
Un bord de plateau avec l'artiste Janaina Leite, animée par Rita Grillo, enseignante théatre au conservatoire du 14e arrondissement de Paris. L’occasion de questionner, d’échanger et de partager votre ressenti…
Janaina Leite, artiste phare de la scène brésilienne, pour la première fois à Paris avec sa saisissante performance "Stabat Mater" !