Mellowing

L’écriture singulière, fluide et vibrante de Christos Papadopoulos méduse et aiguise le regard. Un raffinement à fleur de peau, mis en valeur par un ensemble d’interprètes en pleine maturité.

Pendant son enfance, Christos Papadopoulos était fasciné par les mouvements fusionnels des bancs de poissons et nuées d’oiseaux. Chorégraphe, il s’intéresse aujourd’hui aux vibrations invisibles qui traversent les groupements humains quand ils sont exposés à des champs énergétiques ou influences atmosphériques. Comment réagiront les interprètes ? Quels écosystèmes vont se constituer ?

Sur une musique électro aux vibrations euphorisantes, onze corps se déhanchent avec subtilité, les bras pendulant dans un état de relaxation collective, pour libérer progressivement les énergies individuelles. L’Athénien qui chorégraphie aujourd’hui à grande échelle – pour le ballet de l’Opéra de Lyon ou le Nederlands Dans Theater (NDT) – se lance dans une aventure avec le Dance On Ensemble qui met en valeur la maturité et l’acuité d’interprètes de plus de 40 ans. Après avoir dansé avec la Batsheva, le Ballet Cullberg, William Forsythe, Marcos Morau et tant d’autres, ils et elles s’engagent dans MELLOWING (devenir moelleux), servant à merveille un univers tout en nuances.

Cette performance s'inscrit dans le cadre du 10ᵉ anniversaire de Dance On Ensemble.

Christos Papadopoulos explore la vibration invisible des corps mûrs, portée par des danseurs d’expérience dans une chorégraphie subtile et hypnotique.

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Festival Everybody 2026

Quelle est la place du corps dans nos sociétés contemporaines ?

Pendant cinq jours, du mercredi 18 au dimanche 22 février, le Festival Everybody met en lumière des artistes qui placent la représentation du corps au centre de leurs démarches. Leurs œuvres interrogent les stéréotypes liés au genre, à la couleur de peau, au handicap… et explorent les multiples manières d’habiter son identité et ses différences.

Pour cette cinquième édition, les récits de résistance sont au cœur des propositions artistiques programmées. Résistance des communautés queer (Soa de Muse, Living Smile Vidya) qui affirment leurs existences - y compris en temps de guerre, comme en témoigne le documentaire de la réalisatrice ukrainienne Olga Gibelinda. Résistance des corps empêchés qui se heurtent aux logiques validistes mais réinventent l’espace et la visibilité (Chiara Bersani). Résistance des corps afro-descendants (Alice Ripoll, Annabel Guérédrat, Rokhaya Diallo, Sisley Loubet, Brigitte Sombié) dont les gestes, les voix et les présences déjouent les héritages coloniaux ancrés dans nos sociétés. Résistance aussi dans la force du collectif, là où la danse devient une manière d’exister ensemble (Maud Le Pladec, Marco da Silva Ferreira).

Du plus virtuose au plus déroutant, le corps physique — ou plutôt la façon dont nous le percevons — reflète les mécanismes sociaux et politiques qui façonnent nos regards. Everybody devient ainsi un bain bouillonnant d’esthétiques, de perspectives et de langages venus d’horizons multiples, où se tissent des formes singulières, hybrides et souvent surprenantes.

Avec les artistes : Soa de Muse, Mami Watta & Shei Tan / Maud Le Pladec / Chiara Bersani / Annabel Guérédrat / Living Smile Vidya / Alice Ripoll / Rokhaya Diallo & Brigitte Sombié / M'barka Amor / Olga Gibelinda / Arthur Perole / Sisley Loubet…

Voir le calendrier du festival

Initié par Le Carreau du Temple, le Festival Everybody revient pour une cinquième édition sur la place du corps dans nos sociétés contemporaines : spectacles et performances, ateliers et cours de danse, installations d'art contemporain...

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Haute Couture

La princesse du Waacking met en scène un défilé de mode dansant et percutant qui détourne les stéréotypes du genre. Un dialogue enchanteur entre corps, musique, mouvement et stylisme, en mode upcycling et sur des rythmes électro/house. 

Après le succès international de D.I.S.C.O. – Don't Initiate Social Contact with Others, Josépha « Princess » Madoki – également remarquée pour sa collaboration avec Thomas Jolly pour un tableau de l'ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024 et la chorégraphie de Roméo & Juliette à l'Opéra Bastille. Elle lance une rencontre entre danse et mode, formes d'expression artistique qui s'influencent mutuellement depuis des siècles.

Grande passionnée du rapport esthétique et social au vêtement, la cofondatrice du premier collectif français de Waacking présente en première mondiale Haute Couture, « une collection en mouvement » pour huit danseur·euses d'univers variés (voguing, danse contemporaine, waacking...), en dialogue avec une composition originale de la DJ Naajet. Sous les coutures les plus inventives, les costumes sont ici l'œuvre du créateur de mode Mario Faundez, figure clé de l'upcycling qui réinvente son métier pour redonner un sens sociétal au vêtement. En écho, Gabrielle « Coco » Chanel et autres stylistes de la nouvelle génération témoignent de leur relation au vêtement, alors que la danse se déploie avant tout en mode Waacking. Et finalement, Haute Couture culmine par un clin d'œil à la tradition des grands défilés, quand Josépha Madoki et Mario Faundez posent un regard sur la mode nuptiale, défiant tous les codes.

Atelier Waacking avec Josépha Madoki

Dimanche 14 décembre 2025 de 15h à 17h / Studio de Flore / Tout public à partir de 14 ans, tous niveaux

Billet atelier + spectacle : 22€ à 32€
(22€ avec la Carte Carreau)
Billet atelier uniquement : 15€
Réservez en cliquant ici !

Josépha Madoki mêle waacking et mode upcyclée pour défier les stéréotypes de genre dans un défilé dansé électrisant !

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Prenons notre Temple

Comme disaient les Poetic Lovers, « Prenons notre Temple »*

En ce début de saison scorpionne, sur ces quelques jours où le monde hanté célèbre toutes les saintes et toutes les mortes, l’artiste Rébecca Chaillon fête ses 40 ans et propose donc tout naturellement de repousser les limites en (s’)orchestrant 40 heures de performances dans tous les recoins du Carreau du Temple avec sa compagnie, ses ami·es artistes et performeur·euses.

La compagnie Dans Le Ventre invite donc à une expérience où on sacre le temps qui est passé, qui passe encore et celui qu’il nous reste à vivre. « Nous avons envie de prendre soin, de parler, de rêver, de regarder des œuvres ensemble, d’œuvrer ensemble. C’est une performance pour les artistes et pour le public. Certes on retraversera des performances connues, des complicités artistiques et militantes qui ont pavé les parcours des artistes de la compagnie. Mais on essaiera aussi de se dire « C’est quoi les 40 prochaines années » ? Comment prendre soin de soi et des autres quand la vie nous a fait cramer plus vite que prévu ? Comment procréer, épargner, construire en diaspora, en communauté précarisée, vieillir et mourir plus que dignement ? » Rébecca Chaillon et la Compagnie Dans Le Ventre

Au programme tout au long du week-end : performances, tables rondes & talks (programmés le samedi entre 12h et 16h), dj sets, concerts, installations plastiques et performatives, marathon ciné, salle de sieste & podcasts, cantines solidaires...

INFOS PRATIQUES
- L'entrée et la sortie se fait uniquement par la Halle (4 rue Eugène Spuller 75003 Paris).
- Toute sortie n'est pas définitive. Vous pourrez toujours revenir si la jauge le permet.
- Un vestiaire sera disponible à l'entrée de la Halle (tarif 2€ par article).

Photo portrait Rébecca Chaillon © Adeline Rapon, 2025

*Pour celles et ceux qui n’ont pas la référence, Prenons notre temps est un tube musical, sorti en 1997, du groupe de RnB les Poetic Lovers.

Pour souffler ses 40 bougies, l’artiste Rébecca Chaillon repousse les limites et (s’)orchestre 40 heures de performances dans tous les recoins du Carreau du Temple !

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L’envahissement de l’être (danser avec Duras)

Danser avec Duras, pour elle, grâce à elle ! Thomas Lebrun évoque la grande romancière, en gestes poétiques et en facéties bien inspirées. Un délicieux (auto-)portrait sur fond de conversations avec Bernard Pivot, dansé avec une délicatesse infinie.

« Comment voulez-vous que je me décrive ? Les portraits de moi, c’est les autres qui peuvent les faire ! » Marguerite Duras répond à Jean-Marc Turine (sur France Culture). Et son phrasé, c’est déjà de la musique. Depuis longtemps, Thomas Lebrun ne cesse d’écouter un recueil d’interviews radiophoniques de Marguerite Duras, enregistrées par l’INA sur plusieurs décennies : « Elle y partage des moments de vie, son regard sur la société, son rapport à la musique, sa vision de la création… ».

Thomas Lebrun capte les vibrations subtiles de l’écrivaine, se laisse envahir par cette personnalité hors du commun et lui répond par sa propre présence, son regard et ses gestes, en allant au bout du dépouillement. Et le portrait qu’on voit est peut-être celui du chorégraphe lui-même qui dévoile toute sa sensibilité dans l’art d’évoquer l’autre à travers sa propre danse. Aussi Thomas Lebrun invite les plus intimes des émotions à monter doucement à la surface, sur des chansons et musiques sublimes (Jeanne Moreau, The Who, Schubert…) et sous la magie d’éclairages en clair-de-lune. Quand il se glisse dans quelque personnage durassien, il sait en plus nous amuser, grâce à une autodérision à toute épreuve !

Ce spectacle a reçu le Grand Prix du Meilleur spectacle chorégraphique de la saison 2023 du Syndicat Professionnel de la Critique Théâtre, Musique et Danse.

Rencontre
Mercredi 28 janvier 2026 / Accès libre
À l'issue de la représentation, le chorégraphe Thomas Lebrun viendra échanger avec le public en salle de spectacle. Un échange modéré par Dorothée de Cabissole (Tous danseurs)

Atelier de pratique chorégraphique avec Thomas Lebrun

Vendredi 30 janvier 2026 de 19h à 21h / Salle de spectacle / Adultes, tous niveaux

Billet atelier + spectacle : 22€ à 32€
(22€ avec la Carte Carreau)
Réservez en cliquant ici !

Thomas Lebrun danse avec la voix de Marguerite Duras, livrant un hommage délicat et facétieux où la poésie du geste rencontre l’esprit de l’écrivaine.

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Focu Meu

Après une trilogie de solos très remarqués (dont Bless the Sound that Saved a Witch like me présenté dans le cadre du Festival Everybody 2024), Benjamin Kahn convoque ici l’énergie d’un groupe pour traduire les forces du jaillissement émotionnel.

Fil conducteur de la danse, la figure du cortège, qu’il soit funéraire, festif ou militant, circule entre saturation sonore et silence opaque. Focu Meu convoque notamment les iconiques « pleureuses » et la transe thérapeutique de la tarentelle pour y débusquer les ressorts d’un renouveau collectif.

Comment transformer la douleur en mobilité, la sidération en moteur politique ? Dans un espace minimaliste où la lumière et le son brut des voix agissent comme des protagonistes à part entière, le corps choral des cinq interprètes, traversé de ruptures de rythme et de tensions entre l’intime et le politique, exprime ce qui nous pousse irrésistiblement à nous rassembler.

Focu Meu transmet l’espoir d’un chœur en résistance.

Nouvelle création de Benjamin Kahn, « Focu Meu » transmet l’espoir d’un chœur en résistance !

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Feijoada

Anticipez votre venue : En raison du mouvement social du jeudi 18 septembre, si vous vous déplacez en transports en commun, nous vous invitons à consulter le site de la Ville de Paris pour connaître les transports en circulation voir ici

Objet de controverses passionnées, la feijoada est un symbole hautement politique de la gastronomie brésilienne. Dans cette œuvre choréo-gastronomique, Calixto Neto revient sur l’origine de cette recette, élaborée à partir des restes de viande des maîtres et issue de la cuisine des personnes réduites en esclavage. Des questions émergent : quelles sont les chairs les moins onéreuses ? Quels sont les corps frappés par l’inégalité ? Sans imposer de réponse, Calixto Neto et ses complices proposent un cadre : être ensemble, danser ensemble, manger ensemble, manger cette histoire, célébrer cet instant.

Feijoada est une expérience scénique immersive, née du désir d’explorer les strates de violence, de joie et de mémoire qui traversent l’histoire brésilienne et ses symboles. Sur scène, la préparation d’une véritable feijoada – plat emblématique du Brésil – devient le fil conducteur d’une soirée où le temps de cuisson épouse celui de la représentation.

Le public est convié à assister, en temps réel, à la confection de ce mets collectif, rythmée par une roda de samba : un cercle musical vivant où les chansons issues de la mémoire brésilienne dialoguent avec les gestes de la cuisine, les interventions dansées et les prises de parole des artistes. Trois axes – la cuisine, la musique et la performance – s’entrelacent pour tisser une réflexion sensible et engagée sur l’histoire, l’identité et l’actualité du Brésil. À travers cette célébration partagée, le spectacle Feijoada cherche à démystifier ce symbole culinaire national, à en révéler les multiples visages et à ouvrir un espace de dialogue sur le Brésil noir contemporain.

Réunissant sur scène danseur·euses, musicien·nes, slameur·euses et conteur·euses, le spectacle fait de la scène un lieu de partage, d’écoute et de réflexion, où l’art se mêle à la convivialité du repas. C’est une invitation à repenser ensemble les récits, les traditions et les identités, à travers la chaleur d’un plat et la puissance de la création collective.

Pour en savoir plus sur le spectacle, lire l'interview de Calixto Neto avec Wilson Le Personnic.

Manifestation organisée dans le cadre de la Saison Brésil-France 2025

Feijoada : un plat, une histoire, une scène où mijotent mémoire, lutte et célébration collective du Brésil noir !

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Food Temple Brésil

Le mot d’ordre de Food Temple ? Un festival joyeux, une gastronomie populaire, un voyage culturel et gustatif ! Pour cette 9e édition, de nombreux·ses chef·fes et artistes venu·es spécialement du Brésil viendront partager leurs recettes lors de grands déjeuners, ateliers et masterclass culinaires. Et célébrer la culture brésilienne : concerts de samba, maracatu et spectacle choréo-gastronomique feront vibrer la Halle du Carreau du Temple !

Alessandra Montagne - cheffe brésilienne emblématique de la scène parisienne - reconnue pour sa cuisine engagée et sans gaspillage, est la marraine de cette 9e édition. Durant quatre jours, les plus grands chef·fes brésilien·nes, dont la Cheffe étoilée Roberta Sudbrack – la plus primée et reconnue d’Amérique latine - viendront partager et enseigner leurs recettes secrètes. Le plus grand food court brésilien en plein cœur de Paris ! Dégustations, repas, ateliers et masterclass culinaires permettront de se familiariser avec les classiques comme le pão de queijo, le poulet mineirinho ou la moqueca de camarão et découvrir des recettes plus contemporaines de la cuisine brésilienne. Un marché 100% brésilien permettra de remplir son panier garni de café, chocolat et autres délices sucrés/salés.

Pour une immersion complète dans la culture brésilienne, de grands événements festifs ponctuent le festival : concerts de samba, spectacle choréo-gastronomique, maracatu (défilé de percussions traditionnelles) et grand déjeuner musical avec la célèbre feijoada de la chanteuse et cuisinière Tia Surica, considérée par celles et ceux qui ont eu l’occasion de la déguster comme la meilleure de Rio ! À savourer aux rythmes de la samba !

Manifestation organisée dans le cadre de la Saison Brésil-France 2025

Pour la neuvième édition de Food Temple, Le Carreau du Temple invite le Brésil et sa cuisine généreuse, célébrée pour sa mosaïque de saveurs et ses multiples influences culturelles !

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Showgirl

Dans le Las Vegas des shows clinquants, un « oratorio techno » chanté et dansé par Marlène Saldana, à partir du film culte Showgirls de Paul Verhoeven qui suit le personnage de la danseuse Nomi Malone. Une revanche féminine, portée par un humour ravageur.

Tout part de Showgirls, incompris à sa sortie en 1995 et « l’un des pires films de tous les temps » (ironie de la bande annonce), puis devenu l'œuvre fétiche que l’on sait, notamment auprès de la scène drag.

Sous un lustre géant et suggestif, Marlène Saldana gravit avec autodérision un volcan de carton-pâte, dépliant les scènes cultes d’un film qui fait son nid à Las Vegas, dans le milieu des shows pompe à fric où des producteurs sans scrupule réduisent les danseuses à des objets sexuels. Sur scène, l’espérance et la souffrance de la jeune danseuse Nomi Malone se transforment vite en une sorte de making-of imaginaire du film, où Marlène Saldana et Jonathan Drillet, co-auteur, donnent la parole non seulement à Nomi Malone mais aussi à l’actrice Elizabeth Berkley qui incarna le personnage et n’en avait pas moins à subir.

Trente ans plus tard, avec le recul des temps qui ne sont plus les mêmes, notamment après le mouvement #metoo, Marlène Saldana donne également son propre point de vue d’actrice et de femme. Le tout mis en musique et en chansons par Rebeka Warrior, icône de la scène queer et artiste en résidence au Carreau du Temple. Le show peut commencer…

Avec humour et énergie, Marlène Saldana réinvente le film culte « Showgirls » sur scène, entre paillettes, autodérision et regard féministe, pour un spectacle aussi drôle que percutant !

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R·onde·s

Danser les ailleurs universels de l’humanité entre Orients et Occidents : envoûtement garanti quand une ronde populaire s’empare de la Halle du Carreau du Temple, dans une joyeuse farandole aux mouvements inénarrables !

La ronde, figure de danse ancestrale pratiquée dans toutes les civilisations et sur tous les continents, est un archétype immémorial. Elle permet d’évacuer le temps, de renouer avec les astres, de souder une communauté et d’éprouver un vertige intime aux vertus thérapeutiques.

Logiquement, celle de Pierre Rigal, conçue comme une fête, un rituel ou une célébration est destinée aux lieux publics fédérateurs tel le Panthéon, où elle s’est emballée pour la première fois. Suivirent le Château de Chambord, des places de villages, une usine désaffectée en Allemagne... Et aujourd’hui, l’immense Halle du Carreau du Temple !

À chaque fois, se recrée le lien ancestral et vivant entre les artistes et leur public. Accompagnés live par les boucles pop, trance ou électroacoustique de Mélanie Chartreux et Gwenaël Drapeau, huit personnes dansent jusqu’à l’oubli de soi et semblent obéir à des inspirations venant d’un ailleurs mythologique. Pourtant ni la danse, ni les costumes aux couleurs foudroyantes ne représentent une culture traditionnelle précise.

Et c’est justement pourquoi la plupart des rondes de ce monde pourront se reconnaître dans les pirouettes et les envols de ce cercle à l’énergie inépuisable. Où les châles de soie géants métamorphosent les interprètes en présences énigmatiques.

Une ronde hypnotique de Pierre Rigal envoûte la Halle du Carreau du Temple dans des ailleurs universels entre Orients et Occidents !

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