Première et plus grande foire d’art contemporain et de design dédiée à l’Afrique et ses diasporas en France, AKAA est le rendez-vous des passionnés ou curieux de la créativité du continent africain et de son rayonnement artistique à travers le monde.
Pour sa septième édition, AKAA revient au Carreau du Temple sur de nouvelles dates, du 21 au 23 octobre 2022, pendant une semaine riche d’événements artistiques et en marge de la nouvelle foire Paris + organisée par Art Basel au Grand Palais Éphémère.
Avec une quarantaine de galeries participantes et plus de 130 artistes venus des quatre coins du monde, AKAA s’est érigé en événement incontournable pour les collectionneurs, professionnels et amateurs d’art contemporain. AKAA se distingue aussi par sa convivialité, offrant un espace chaleureux et fluide, propice au dialogue, notamment grâce aux Rencontres AKAA, une plateforme culturelle à part entière qui invite artistes, curateur·rice·s, penseur·euse·s, professionnel·le·s de l’art et visiteur·euse·s à débattre publiquement. Conférences, projections, performances et lectures ouvrent une vaste réflexion sur l’actualité de la vie artistique et le marché de l’art en Afrique.
Jeudi 20 octobre à 20h30 au bar du Carreau du Temple durant le vernissage d’AKAA (35min)
Une performance live pour exploser le mythe identitaire vers une forme afro post punk ! À travers des extraits de textes féministes et deux poèmes dont Annabel Guérédrat est l’autrice, avec Christiane Prince, la musicienne batteuse, elles questionnent ensemble leur corps de performeuses comme corps sujets et politiques pour s’emparer pleinement de l’espace.
AKAA, principale foire dédiée aux scènes artistiques d’Afrique et de ses diasporas en France, revient pour sa septième édition sur de nouvelles dates, du 21 au 23 octobre 2022 au Carreau du Temple.
Créatrice d’installations pensées pour la danse, la plasticienne Elizabeth Saint-Jalmes investit depuis une dizaine d’années les théâtres, les centres d’art et l’espace public. À l’occasion du festival Les Traversées du Marais, elle déploie Abri Trou, une installation imposante, faite de six structures gonflables blanches reliées entre elles, dans la Halle du Carreau du Temple.
Cette sculpture gigantesque mouvante invite le public et les artistes à l’exploration, pour s’y croiser, s’y perdre et activer la métamorphose de cette peau, qui devient, au passage des visiteurs, un corps à part entière. Elle accueillera en son sein, plusieurs performances dansées conçues lors d'une carte blanche offerte au comédien et chorégraphe Yves-Noël Genod, personnage atypique de la scène contemporaine, adepte des formes hybrides, qui occupait la saison passée la Halle du Carreau du Temple pour un spectacle avec une centaine d’amateurs (Sur le Carreau).
Cette matrice fascinante, hors du temps, « théâtre de jeux et de possibles » réserve un bon nombre de surprises…
Un salon d’écoute, installé dans la Halle, permettra au public de découvrir collectivement et au casque, l’album Dans le Salon du Nous de l’artiste Èlg (Vlek 2021).
En partenariat avec le Centre Wallonie-Bruxelles/Paris
Jogging culturel dans le Marais
Amateur·trice·s de course à pied, découvrez quelques lieux culturels emblématiques à l’occasion des Traversées du Marais. Accompagné·e·s par Manon Delarue, conférencière et coach sportive, vous arpentez le cœur historique du quartier selon un parcours de 3 km. De Lafayette Anticipations au jardin du musée Carnavalet, en passant par le Carreau du Temple ou le Centre Pompidou, ce parcours est ponctué d’exercices physiques, pendant lesquels vous vous laissez guider à travers l’histoire et la programmation des lieux traversés.
Le parcours s’adresse à un public en bonne forme physique. Une tenue de jogging ainsi qu'une paire de baskets sont requis.
Samedi 3 et dimanche 4 septembre à 9h45 Gratuit sur réservation
Avec Manon Delarue, conférencière et coach sportive
Point de départ et d’arrivée : Lafayette Anticipations, 9 rue du plâtre, 75004 Paris
Pour le festival Les Traversées du Marais, la plasticienne Elizabeth Saint-Jalmes déploie le gigantesque Abri Trou, une structure gonflable qui s’anime et se métamorphose au passage des visiteurs et des performances qui l’habitent.
L’artiste Franco-Suisse Benjamin Begey associe l’art contemporain avec l’art du Feng Shui à travers des installations/performances. Il réalise des œuvres éphémères avec exclusivement des volants de badminton usagés, récupérés dans les clubs. Le Feng Shui signifie littéralement Vent et Eau. Le volant de badminton, fait de liège, de plumes d’oies et de canards, s’est révélé être un objet de prédilection pour faire apparaître ces deux énergies naturelles. Depuis 10 ans, les projets uniques de BiLLGRABEN sont présentés dans des contextes très différents entre la France et la Suisse. Le nom de BILLGRABEN prend sa source en Suisse, dans le site de L’Illgraben, cirque rocheux qui s’effondre à une échelle très rapide, par l’effet de l’érosion et d’une rivière de laves torrentielles. À l'image de cette fragile montagne, les installations véhiculent la notion de l'impermanence.
Avec l'installation MAPORTALICHE, l'écrivain propose une parodie de match de football, un "match littéraire" entre deux équipes. Sur chaque maillot, un texte imprimé : d'un côté, des extraits d'œuvres littéraires qui ont marqué l'artiste, de l'autre, des citations de ses propres écrits. Le titre de l’œuvre signifie en arabe dialectal algérien « ça n’a pas d’importance pour moi », et pose d’emblée un socle social et culturel, suggérant que même au milieu de ce panthéon des Lettres, il y a encore de la place pour d’autres récits. L’installation interroge l’écriture dans sa dimension visuelle et ses résonances dans l’espace public, sortir du médium livre pour explorer d’autres formes de réception de la littérature en mêlant esthétique formelle et culture populaire, baptisée par l'artiste la "Pop' Littérature".
Né à Relizane (Algérie), Mustapha Benfodil est romancier, poète, dramaturge et journaliste, il vit et travaille à Alger.
Avec le soutien de la ville de Saint-Denis
Work n°076 : Stay hungry - Nøne Futbol Club
D'abord conçue en 2013 dans le cadre de Cookbook, une exposition sur le processus culinaire et l’art au Palais des Beaux-Arts de Paris, Stay hungry s'inspire littéralement du titre d’un film avec Arnold Schwarzenegger. Partie intégrante de la série d’œuvres The Bold and the Beautiful (clin d'œil au titre du soap opera américain Amour, Gloire et Beauté), cette sculpture moquait le culte du corps parfait en mettant en scène un bodybuilder en caramel mou qui, avec la température ambiante de la salle d’exposition, se met à fondre, soulignant la futilité des canons imposés par l’argent et les codes de la télévision.
Cette fois, à partir du même moule, un tirage en résine bleue est réalisé. De part sa couleur bleue ce surfer d’argent, placera l’homme et ses tentatives de perfection corporelle à distance. L’homme, aussi bodybuildé soit-il, n’atteindra jamais la perfection de ce symbole de pureté cyan prônée par la publicité et sa représentation cinématographique.
Points de suspension - Le Club Pugnographique
Points de Suspension est un club ouvert à tout public désireux de partager la pratique de la pugnographie, procédé d'impression s'appliquant uniquement avec les poings. Ce dispositif participatif offre la possibilité aux participants, d’être clé en main, nom en poing, son propre pugnographe. Points de suspension se comprend donc comme un espace de création, d’échange, et de vente directe. Le club joue des codes de la boxe, du prêt-à-porter, du prêt-à-parler. Notre intention : Faites de nos mots vos impressions ! Notre devise : Le beau geste fait le bon mot !
Activation du dispositif :
Jeudi 30 juin 2022 : 14h à 18h
Vendredi 1er juillet 2022 : 14h à 18h
Samedi 2 juillet 2022 : 15h à 18h et 19h30 à 23h
Dimanche 3 juillet 2022 : 14h à 18h30
Points de suspension une création de : Richard Floquet, Antoine Proux & Senghté Vanh Boupha
Exposition photographique
Esthétique de l’effort - Thomas Symonds
L’exposition des photographies de Thomas Symonds, Esthétique de l’effort, explore le monde du sport et sa beauté cachée. La majorité des photographies exposées dans la Halle du Carreau du Temple, est issue d’un travail au long cours autour de la natation synchronisée. Ce sport, très peu médiatisé, a fait l’objet d’un documentaire réalisé par Thomas Symonds, lors des Jeux Olympiques de Rio en 2016. C’est une discipline qui allie une condition physique exemplaire, un sens du spectacle et une rigueur rare. Depuis plusieurs années maintenant, Thomas Symonds travaille avec des équipes nationales partout dans le monde, couvrant les coulisses des plus grandes compétitions internationales, avec toujours un regard décalé.
C’est de la balle est un mobilier ludique qui joue avec les codes du sport. Pour crée cette collection d’assises sportives Laurence Yared récupère des matériaux propres à ce domaine : les balles de tennis, les ballons de foot, les filets… Tissées ou emprisonnées dans des filets, les balles deviennent des coussins ou des poufs dont les couleurs s’entremêlent pour créer une collection de motifs graphiques qui nous invite à venir faire une petite pause au milieu de la frénésie sportive…
Scénographe et plasticienne Laurence Yared développe des projets se situant à la frontière entre entre Art et Design.
Le Festival Jogging 2022 offre un regard décalé et innovant sur les croisements entre sports et arts, entre installations, expériences participatives et exposition photographique.
Hors-Champs, un regard sur la collection vidéo d’agnès b.
Figure incontournable de la culture française, tout à la fois, styliste, galeriste, mécène, productrice, éditrice et même cinéaste, agnès b., dont la fondation a ouvert début 2020 à Paris, a constitué l’une des collections les plus singulière de sa génération. À travers près de 4000 oeuvres de tout medium, sa collection est traversée par une insatiable fascination pour la jeunesse, que ce soit par les sujets traités ou par l’âge des artistes au moment où elle a commencé à acquérir leurs œuvres. À cette jeunesse s’associe aussi leurs doutes, les questionnements, la recherche de son identité, c’est pourquoi ses choix se portent souvent sur des œuvres dont le regard est hors champ, comme s‘il allait plus loin.
Les œuvres vidéos sélectionnées pour cette programmation dans le cadre du festival Jerk Off portent un regard en biais, elles renversent les points d’observations pour révéler de nouvelles perspectives, comme dans l’oeuvre de Hugues Reip intitulé FLXYULCKR (2002) où nous sommes entraînés dans une traversée de l’East Village à New York à travers des images de prospectus de la culture musicale et populaire de la ville, mais aussi de sa contre-culture. Endurance (2003) de McCallum & Tarry relève plus du politique et de l’activisme, 26 jeunes sans-abris font face à la caméra ; généralement mis de coté, cachés, ils posent ici avec force et panache. Enfin, Ray & Liz (2015) de Richard Bellingham est le portrait cinglant et lugubre de la propre famille et du milieu social de l’artiste, dans les habitations sociales de l’ère thatchérienne.
Évoquer le geste et le corps des absents, esthé-tiser les objets et les activités humaines, représenter au plus près une réalité toujours fuyante, se remémorer les acteurs et les événements, voire transcender le banal en provoquant des chocs et des associations d’idées : telles sont les différentes modalités de cette programmation placé sous le signe de la jeunesse.
Richard Billigham - Ray & Liz (2015, 33 min)
C’est l’histoire d’un homme que l’art a sauvé de la misère. Un Anglais, Richard Billingham, né il y a quarante-huit ans dans l’extrême précarité d’une famille des Midlands (le “Black Country”), élevé par un père alcoolique et une mère obèse dans une cité ouvrière pendant l’ère thatchérienne. L’achat d’un appareil photo à l’âge adulte lui ouvrit plus d’un horizon, jusqu’à être nommé à 26 ans au prestigieux Prix Turner pour une série de photos saisissante documentant la vie de ses parents, intitulé Ray’s A Laugh (1997). Tout ici transpire le glauque, des papiers peints déchirés aux père alcoolisé dès le réveil, dans un foyer où règnent violence domestique et ennui profond. Et pourtant, il se dégage de Ray & Liz une beauté, une mélancolie propre à ceux qui fouillent leur passé, peut-être pour en exorciser les traumas.
McCallum & Tarry - Endurance (2003, 120 min)
La performance présente 26 jeunes sans-abris se tenant tour à tour, dans le plus simple appareil, face caméra, pendant une heure. Debout, sans parler, ils fixent le spectateur derrière la caméra. Leur hiératisme est accentué par le timelaps dans lequel la circulation et les piétons passent, la lumière se fond dans la nuit et inversement. Les pistes audio sur la vidéo combinent des sons de rue avec des séquences éditées d’entretiens préenregistrés. Chaque performance a une durée. Chaque heure de performance est réduite à 5 minutes, créant une pièce de deux heures. Chaque performer ayant pris part à cette action collective, rend hommage ici à l’un de ses proches décédés de leur condition de vie précaire, défendant ainsi les personnes aujourd’hui absentes. Ce geste commé-moratif sert également d’acte discret de désobéissance civile en opposition aux lois de civilité de Seattle qui font des positions debout ou assise immobile des crimes.
Hugues Reip - FLXYULCKR (2002, 3min04)
Réalisé à New York, ce film est constitué d’images de prospectus annonçant des concerts, collectés dans les rues de l’East Village. C’est une traversée musicale de la ville, de sa culture populaire de l’affiche spontanée et éphémère. La bande-son est exécutée par SPLITt
Ces deux vidéos sont un exercice de réflexions individuelles et/ou collectives qui interrogent les jugements portés sur les corps des autres et sur soi-même, sur les limites que la société et les regards imposent à l’expression artistique. Ces questionnements imagés par le corpus des œuvres de ce jerk Off sont proposés par UTopia un personnage féminin féerique inspiré lui même des fantasmes sexistes de ces créatures médiévales re-dessinées par Hollywood et Disney. Ces deux modules de réflexions sont proposés aux publics scolaires, universitaires et à tout un chacun-e. Les réponses peuvent prendre une forme créative ou être une simple discussion entre ami-e-s ou en famille. « La pluralité des réponses traduira la complexité passionnante et hybride de l’espèce humaine » (Utopia - Véronique Hubert)
L’écrin du sous-sol dédié à l’art vidéographique invite le festival Jerk Off pour une programmation de trois œuvres vidéo sous le signe de la jeunesse, tirée de la collection d'agnès b.
Dans le cadre du festival Les Traversées du Marais, le Carreau du Temple et le musée de la Chasse et de la Nature (actuellement fermé pour travaux) resserrent leurs liens pour tendre des fils entre différentes formes artistiques contemporaines. Ensemble, ils ont imaginé un programme spécialement conçu pour cet évènement, une déambulation reliant trois œuvres dont chacune par son originalité fera écho aux espaces intimes de l’autre.
Un jeu d’échelle à la fois visuel, temporel, musical et onirique dans lequel le public est invité à déambuler, observer, imaginer…
La Transumante - Johann Le Guillerm
Dans l’immense Halle du Carreau du Temple, Johann Le Guillerm, accompagné de 10 manipulateurs et de 150 carrelets de bois de 3 mètres de long, va créer sans clou, ni vis, ni corde, la Transumante, une œuvre éphémère à la fois brute et fragile, étonnamment organique. Une créature en métamorphose permanente d’un autre temps.
Voici près de trente ans que Johann Le Guillerm, « praticien de l’espace des points de vue », tourne dans le monde entier, aussi bien avec ses formes spectaculaires que sculpturales, explorant sans relâche l’équilibre et l’impermanence, le tempo de l’espace et le pouls du temps.
Partisan du low tech, du risque du tout fait humain, il nous invite à considérer le « tour du sujet » au sens propre. Ici, seules des mains humaines placent et retirent les 150 carrelets de bois, les disposant en croisillons comme dans un mikado démesuré, pour inventer une créature qui s'allonge, se dilate, se reforme, marche lentement. Au fil de ses déplacements, elle peut atteindre 200 m² au sol et s'élever jusqu'à quatre mètres.
Dix manipulateurs enchevêtrent 150 carrelets de trois mètres de long jusqu’à ce qu’une structure monumentale autoportée prenne vie. Sans aucun système d’attache – ni vis, ni clou, ni corde –, un animal géant de bois se construit et évolue sous nos yeux incrédules. Impressionnant.
Transumante : migration d'une mante géante ? Peut-être : pensons à ses pattes ravisseuses...
Cet artiste qui nous apprend beaucoup du rythme, de la patience, de la tension spatio-temporelle inscrit cette performance dans le cadre de son projet-manifeste Attraction.Attraction est une utopie, l’affirmation que chacun peut réélaborer le monde pour ne plus le subir mais mieux le ressentir, le penser et le vivre : une reconstruction poétique qui propose de nouvelles alternatives en résistance radicale au prêt-à-penser.
Souris Calle - Sophie Calle
Aux sons des 33 tours de Souris Calle, chacun se laissera fredonner aux oreilles les chansons d’amour que Sophie Calle a dédié à son défunt chat Souris, amateur de siestes lovées entre les deux oreillers de l’artiste. Pour cet hommage singulier, Sophie Calle a sollicité 37 artistes musicien.ne.s qui ont composé des titres inédits à écouter sur place.
Sophie Calle a invité 37 artistes à composer des chansons dédiées à son défunt chat Souris. Des titres inédits de Feu! Chatterton, Florent Marchet, Raphaël, Brigitte, Keren Ann, Pascal Comelade, Miossec, Christophe, Benjamin Biolay, Clarika, Lou Doillon, Stephan Eicher, Alex Beaupain, Bono... à déguster sur place, en playlist dans l’espace lounge ou en sieste sonore.
All is in all and it has always been - Laurence Aëgerter
Dans l’espace intime de la chambre à coucher des époux Van Loon, les extraordinaires couvre-lits, patiemment brodés par l’artiste Laurence Aëgerter, seront mis à nu, et exposés en témoignage de leurs curieuses séances de spiritisme amoureux…
Cette œuvre textile de Laurence Aëgerter, artiste polymorphe intriguée par les penchants humains pour l’irrationnel, s'inspire des séances de spiritisme auxquelles Antoinette de Bach-van Loon, issue d'une grande famille notable d'Amsterdam, se livrait avec son mari dans l'intimité de leur chambre à coucher.
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Les Traversées du Marais
C'est un festival qui fait coup double : une bonne idée et un bon prétexte. Il permet à la fois de découvrir les plus grands artistes de la création contemporaine, mais aussi de redécouvrir les rues et joyaux architecturaux du Haut et du Bas Marais, en les regardant sous un angle nouveau.
Cette année, les 25 opérateurs du réseau Marais Culture + réunissent leurs programmations artistiques autour du thème de l'intimité. Du vendredi soir au dimanche après-midi, les structures artistiques du Marais ouvrent leurs portes sur des performances aussi généreuses qu'insolites.
Le temps d'une journée, dans la Halle du Carreau, assistez à la construction de la monumentale installation architecturale de Johann Le Guillerm et découvrez les installations sonores et plastiques de Sophie Calle et Laurence Aëgerter.
Voici trente ans que Stéphane Corréard, critique d’art, commissaire d’exposition, collectionneur, galeriste, dédie sa carrière à l’art contemporain. Il y a cinq ans, Galeristes a vu le jour au Carreau du Temple, écrin qu’il a choisi pour sa situation en plein cœur d’un quartier de galeries.
Galeristes, comme son nom l’indique, invite à rencontrer les acteurs des galeries autant que leurs contenus, et ce simple changement de prisme est, à lui seul, unique en son genre. Autour de leur passion commune, les amateurs découvrent ainsi la personnalité des galeristes, leur parcours, leurs engouements personnels et autres centres d’intérêts. Aussi les espaces s’offrent-ils, à rebours de l’anonymat d’une foire, comme autant d’autoportraits des galeristes, qui imaginent ici leurs propres cartes d’identité.
Le comité de sélection, constitué de collectionneurs, a donc pour vocation de révéler des talents du métier en fonction de leurs qualités professionnelles, qui s’articulent, selon la déontologie de Galeristes, autour d’une question cardinale : l’accompagnement. Sont-ils de bons « passeurs » ? Émancipent-ils les artistes, en organisant des rencontres, des publications ? Parallèlement, instruisent-ils bien le public ?
En se recentrant autour de ces valeurs, Galeristes s’articule autour de l’Anthologie de l’art français, section réunissant seize solo shows d’artistes historiques de la scène française. Grâce à une médiation spécifique, l’ambition de cette Anthologie est de présenter la scène française historique au public le plus large.
En 2020, Galeristes - le rendez-vous annuel des amateurs d’art et des galeristes engagés - célèbre ses 5 ans sous la Halle du Carreau du Temple !
Dans les circonstances qui ont marqué le monde ces derniers mois, VIRUS offre à comprendre le regard d'Antoine d'Agata sur la crise sanitaire provoquée par le Covid-19 et ses résonances sociales et politiques. L’exposition présente une installation de 1 000 photographies sur les 13 000 réalisées par Antoine d’Agata entre le 11 mars et le 11 mai 2020 et préfigure la sortie le 29 octobre 2020 du nouvel Opus de l’artiste édité par le Studio Vortex.
VIRUS
Dès le premier jour du confinement consécutif à l’épidémie de Covid-19, Antoine d’Agata a parcouru les rues de Paris avec un appareil thermique pour enregistrer, à sa manière, l’épisode viral qui a fait de la ville un étrange théâtre d’âmes errantes, de têtes baissées et de corps fuyants. C’est comme « agent de contamination » qu’il s’est engagé dans l’expérience ouverte par l’épidémie et le confinement. D’abord attiré par la façon dont cet appareil thermodynamique enregistre les rayonnements infrarouges (ondes de chaleur) émis par les corps et qui varient en fonction de leur température, l’artiste a vite été fasciné par un processus qui réduit les sujets humains à des figures essentielles, dénuées de caractéristiques ou spécificités superflues.
Installé deux mois durant dans les bureaux de l’agence Magnum à Paris, il a utilisé la technique thermique pour rendre compte de l’imprégnation de la ville désertée dans le confinement : ville plongée dans le silence, traversée par des corps aux attitudes stéréotypées, habitée surtout par les sans-abris qui apparaissent, à l’image, comme les derniers corps véritablement vivants et résistants, les compositions austères et teintées de flammes offrant une vision alternative et dystopique des rues qui se vident.
LA VIE NUE
« En découvrant les photos d’Antoine d’Agata qui nous sont parvenues pendant le confinement, l’idée d’un film pour la 3e Scène s’est vite imposée. Une occasion de témoigner de ce moment où la création ne pouvait plus s’exprimer dans des théâtres fermés, mais par des formes inattendues. Bien loin de l’art lyrique, La vie nue témoigne de ce temps suspendu, de ces hôpitaux débordés et de ces villes désolées. »
La vie nue nous entraîne dans un voyage halluciné, depuis le décor incandescent de la ville confinée, où les rares rescapés errent sans raison, jusque dans l’hôpital, où les gestuelles des soignants et patients porteurs du virus deviennent rituels de vie et de mort. Antoine d’Agata transforme ces espaces opaques en un théâtre d’ombres vidé de tout semblant de réalité et oblitère la surface même des choses, l’épiderme des êtres et du monde, pour en révéler la dimension tragique.
En 2021, le Carreau du Temple accueille en son berceau DRAWING NOW Art Fair, première foire d’art contemporain en Europe exclusivement consacrée au dessin. Venez savourer un panorama du dessin des cinquante dernières années, du mercredi 24 au dimanche 28 mars 2021 !
Il faudrait parcourir 75 galeries du monde entier, présentant des œuvres de 400 artistes, pour découvrir ce que condense et propose de savourer DRAWING NOW Art Fair en cinq jours à Paris : un panorama du dessin des cinquante dernières années. Alors, autant en profiter ! Berceau de l’événement, le Carreau du Temple est heureux de partager cette contemplation des grands noms et des nouveaux talents du dessin sous toutes ses formes.
DRAWING NOW Art Fair, première foire d’art contemporain en Europe exclusivement consacrée au dessin, réunit au Carreau du Temple une sélection de galeries internationales qui sont représentées à travers trois secteurs. Le secteur Général accueille les galeries de renom, lesquelles offrent sur leur stand un focus sur l’un des artistes qu’elles accompagnent. Le secteur Insight permet de découvrir des talents du dessin français et internationaux, moins connus du public, même s’ils peuvent déjà être bien identifiés sur leur territoire d’origine, en solo ou en duo. Enfin, le secteur Process suggère une expérimentation in vivo du dessin contemporain et de son processus de création.
Avec la vingtaine de galeries qu’il invite au sous-sol dans les secteurs Process et Insight, l’événement DRAWING NOW Art Fair instille un esprit de prospection et de découverte, en même temps qu’il scénographie une grande exposition autour du dessin contemporain sous la verrière du Carreau. Un programme de talks, de vidéos et d’interventions performatives d’artistes rythme la foire de surprises, de rencontres et de moments de partage.
Le Mois du dessin, né en 2018 avec le soutien du ministère de la Culture et en partenariat avec le Centre des monuments nationaux, dévoile toutes les facettes du dessin, faisant de Paris sa place privilégiée et du Carreau du Temple, son épicentre.
Savourez un panorama du dessin des cinquante dernières années à l'occasion de la 14e édition de DRAWING NOW Art Fair, première foire d’art contemporain en Europe exclusivement consacrée au dessin !
Panorama des différents courants, la manifestation s’adresse aux néophytes autant qu’aux passionnés. Toujours ponctué d’installations, de rencontres et de performances, le salon étoffera encore cette année sa programmation live.
Plus de 200 artistes sélectionnés par 42 exposants, dont un tiers vient de l’étranger, voici de quoi arborer un large panel des expressions artistiques dans l’espace public. Le street art, entre graffitis, pochoirs, mosaïques, stickers, affichage éphémère ou installations, est l’une des rares formes de création visible par tous, créé pour tous.
Urban Art Fair est une foire établie qui doit son succès à l’exigence de sa programmation artistique en s’attachant à montrer l’art urbain sous toutes ses formes ; aussi, chaque année, de nouvelles galeries sont invitées à présenter des œuvres à la fois historiques, issues de la première génération d’artistes de graffitis du South Bronx, ou totalement contemporaines, démontrant à chaque fois un peu plus la richesse de l’évolution des styles, des techniques et points de vue. Urban Art Fair est bien l’événement culturel du printemps à Paris.
Depuis 2016, les quatre éditions parisiennes et l’édition new-yorkaise ont respectivement accueilli entre 16 000 et 20 000 visiteurs, réunissant un public de passionnés, de professionnels, de collectionneurs et d’amateurs venus découvrir le travail de centaines d’artistes. Lors de sa dernière édition, Urban Art Fair a impulsé plusieurs nouveautés en mettant l’accent sur la création contemporaine in situ : en marge de la manifestation, Urban Art Fair a présenté hors les murs des installations sur le thème « Nature & Destruction, l’homme en tant qu’animal social », afin de laisser une trace pérenne dans la ville.
Journée professionnelle
Preview (sur invitation) : jeudi 10 juin 2021 de 11h à 18h
Vernissage (sur invitation) : jeudi 10 juin 2021 de 18h à 22h
Ouverture public :
Vendredi 11 juin 2021 : 11h à 20h
Samedi 12 juin 2021 : 11h à 20h
Dimanche 13 juin 2021 : 11h à 19h
L’immanquable rendez-vous du marché de l’art urbain fête son cinquième anniversaire au Carreau du Temple du jeudi 10 au dimanche 13 juin 2021 !
Charlie le Mindu est un créateur français de mouvements capillaires et un artiste tricophile, il a développé sa carrière autour du médium cheveux, utilisant la technique de la coiffure au service d'une créativité sans limite. Artiste plasticien ses œuvres ont été exposées dans des musées tels que le Centre Pompidou, le Palais de Tokyo ou encore la Fondation Cartier. Charlie le Mindu collabore, entre autres, avec Lady Gaga, Rihanna, Lana del Rey, Kanye West, Jean-Paul Gaultier, Rossy de Palma, Peaches...
Pour le Festival Everybody, Charlie le Mindu va créer une œuvre capillaire monumentale dans la Nef de la grande Halle. Les kanékalons, les kanékalons, ohé, ohé... Cascade de cheveux monumentale inspirée par la diversité capillaire. L’œuvre se pare d’un camaïeu hommage aux déclinaisons de couleurs naturelles que l’on rencontre aux quatre coins du monde.
COLORED ONLY - Studio photo et exposition de portraits
Hélène Jayet
Halle / Samedi 19 et dimanche 20 février de 14h à 18h30 en continu / Entrée libre / Tout public
Le travail d’Hélène Jayet, mêlant dessin et photographie, interroge l’histoire coloniale et la place arbitraire attribuée par les sociétés aux individus. Dans Colored Only, travail composé de plus de 160 portraits en studio depuis 2013, Hélène Jayet souhaite provoquer le débat de l’égalité pour tous en ne photographiant que des personnes noires. Cheveux relaxés, frisés, rasés, tissés, nattés, twist, Bantou knots, dreadlock... ces portraits tentent de rendre compte de la diversité capillaire inspirée des savoir-faire ancestraux perdus depuis la colonisation de l’Afrique. Colored Only permet ainsi d’évoquer l’histoire, la mémoire, les questions identitaires mais aussi politiques.
Pour Everybody, le Studio photo Colored Only est accessible en continu le samedi 19 et le dimanche 20 février.
DONNEZ-MOI UNE MINUTE - Installation vidéo
Doria Belanger
Halle / En continu / Entrée libre / Tout public
À la frontière des arts visuels et de la danse, DONNEZ-MOI UNE MINUTE rassemble des portraits vidéo d’une minute de danseurs d’ici et d’ailleurs. En travaillant intimement avec chaque interprète sur la notion de répétition et d’accumulation de gestes aussi naturels que chorégraphiés, Doria Belanger entend questionner les liens entre identité par le corps et mouvement dansé. Avec une centaine de capsules déjà réalisées en France et à l’international (Colombie, Portugal, Myanmar, Suisse, Chine), ce projet fil rouge entend célébrer un dialogue choral des cultures.
MAKE UP IS ART - Exposition photo
MAKE UP FOR EVER Academy
Halle / En continu / Entrée libre / Tout public
Les étudiants de MAKE UP FOR EVER Academy s’inspirent souvent de la nature et plus généralement du monde qui les entoure pour créer. Grâce aux couleurs, aux formes et aux textures, les corps et les visages deviennent ici des œuvres d’art. À travers cette sélection de 8 photographies, les élèves en formation « artistique et scène » nous présentent leurs œuvres à la fois émouvantes et fascinantes. Chaque détail participe à l'élaboration d’une œuvre unique, fruit d'une formation technique et créative. Ces belles créations incarnent ainsi la vision et les valeurs de MAKE UP FOR EVER Academy, à savoir la transmission, l'éducation et le maquillage comme une forme d'art.
INSTALLATIONS PARTICIPATIVES
LA MACHINE
Valeria Giuga
Halle / De 14h à 18h30 / Entrée libre / Tout public
Valeria Giuga, chorégraphe et spécialiste de l'écriture du mouvement, crée une borne de jeu interactive "machine à danser" tout public. Chaque participant·e explore une suite de 6 gestes composée à partir de partitions existantes puis simplifiées de chorégraphes célèbres des XXe et XXIe siècles. Une occasion ludique de revisiter le patrimoine chorégraphique d'esthétiques aussi variées que celle de Carolyn Carlson ou Mary Wigman. Après un temps d’échauffement proposé par LA MACHINE, le joueur actionne le bouton rouge pour arrêter le choix de l’interprète à l’écran avec lequel il va danser et la partition de la danse qu’il va apprendre avant de tenter de gagner le Jackpot !
Roxanne Maillet, artiste, graphiste, activiste, crée en 2017 Out of Closet, une collection de mots sérigraphiés sur t-shirts, reprennant les codes graphiques de grandes marques au profit de revendications féministes et lesbiens.
Pour Everybody, en sus de la collection présentée, chaque jour Roxanne Maillet conviera une invitée à se joindre à elle pour présenter un motif imaginé.
LA FABRIQUE À DRAPEAUX
Collectif Ne Rougissez Pas !
Halle / De 14h à 18h30 / Entrée libre / Tout public à partir de 8 ans
Collectif de graphistes, designers et cinéastes, Ne Rougissez Pas ! propose de créer avec le public une structure mobile et évolutive composée de drapeaux-slogans conçus par le public in situ, grâce à la mise à disposition d’outils graphiques et textiles. Une façon ludique de détourner des slogans politiques à destination de messages d’empowerment autour du corps.
> En semaine de 14h à 16h : atelier encadré par le collectif pour 10 à 12 personnes > En semaine de 16h30 à 18h30 : atelier libre > Le weekend de 14h à 18h30 : atelier libre
PIXELBODY
École Estienne & Laurence Yared
Halle / De 14h à 18h30 / Entrée libre / Tout public
PIXELBODY est une installation évolutive et participative, un cadavre exquis de corps hybrides. Photographies, dessins, gravures sur cuivre et sur bois, linogravures… autant de têtes, de pieds, de jambes, ou de mains réalisés par les étudiants de l’École Estienne, ne demandant qu’à être recomposé par le public sur l’installation de la scénographe Laurence Yared. Pour les plus aventureux, des linogravures et des tampons pour parvenir à réaliser soi-même l’un des morceaux de ce puzzle XXL.
Avec le soutien du Fonds de dotation des Ateliers de Paris En partenariat avec la Bibliothèque Nationale de France et Gallica Studio
PEAUX & OLFACTION
École Supérieure du Parfum
Halle / Samedi 19 et dimanche 20 février 2022 de 14h30 à 18h / Entrée libre / Tout public
De nombreux facteurs influent sur l'odeur de notre peau. Les étudiants de l'École Supérieure du Parfum réalisent des compositions olfactives à partir d'une approche scientifique, olfactive et créative et proposent un voyage sensoriel unique. Plusieurs thèmes seront abordés notamment l'odeur de peaux selon les tranches d’âges, les typologies de peaux, l’alimentation, etc.
LA GRANDE OURSE
Hadil Salih, plasticienne, et Manuia Faucon, scénographe et accessoiriste
Halle / Samedi 19 au mardi 22 février 2022 de 14h à 18h30 / Entrée libre / Tout public
À travers un visage animal, des objets non identifiés, des figures de sauvagerie émergent et questionnent notre imaginaire. Comment les notions de puissance, de violence et de prédation sont-elles le plus souvent associées au genre masculin et via quelle symbolique ? L’ours, longtemps considéré comme le double animal de l’homme, figure de virilité et de force, à l’appétit sexuel débordant et enlevant les jeunes filles des villages, pourrait-il revêtir une autre image ? Le culte de l’ours, éradiqué en Europe par l’Église catholique romaine, réapparaît quelques heures dans la Halle du Carreau du Temple. Tou·te·s sont invité·e·s à fabriquer griffes et dents, à se parer et à augmenter leurs corps, durant quelques heures, des attributs de l’animal.
Tout au long du festival, dans la Halle et en accès libre, des œuvres d’artistes contemporains explorent le corps sous toutes ses coutures