Unique foire d’art contemporain et de design dédiée à l’Afrique en France, AKAA est le rendez-vous parisien des passionnés ou curieux de la richesse créative du continent africain, et de son rayonnement artistique à travers à travers le monde.
Pour la quatrième année consécutive, AKAA investit la Halle du Carreau du Temple avec une sélection toujours plus pointue de galeries d’art pour exposer les œuvres des artistes les plus dynamiques du continent africain et de ses diasporas.
Avec plus de 40 galeries participantes et 150 artistes présents chaque année, venus des quatre coins du monde, AKAA s'est érigé, en quatre éditions seulement, en événement incontournable pour les collectionneurs, professionnels et amateurs d’art contemporain. AKAA se distingue aussi par sa convivialité et son désir d'échanges, offrant un espace chaleureux, fluide et ouvert, propice à de nombreuses rencontres à la fois commerciales mais aussi culturelles, artistiques, ou intellectuelles grâce aux Rencontres AKAA.
Ces Rencontres constituent une plateforme culturelle à part entière au sein de la foire où sont invités artistes, curateurs, penseurs, professionnels de l’art et visiteurs à s’exprimer et à débattre publiquement. Avec une programmation riche de conférences, concerts, projections, performances et lectures, Les Rencontres AKAA invitent à la réflexion sur des questions relatives à l’actualité de la vie artistique et du marché de l’art en Afrique. Cette année, le sujet central en sera l’espace urbain comme matière et lieu de création en mouvement, où s’invente la ville de demain, son urbanisme et nos relations humaines, en Afrique et dans le monde.
Unique foire d’art contemporain et de design dédiée à l’Afrique en France, AKAA revient pour une troisième édition du 9 au 11 novembre 2018, dans la Halle du Carreau du Temple !
Comment l’image se met-elle en mouvement selon les différents mediums : à l’écran, dans un livre, en réalité augmentée, en arts vivants ? Le cinéma d’animation connaît depuis plusieurs années un regain d’intérêt qui en fait l’épicentre d’une nouvelle arborescence créative. Dessins animés, papiers découpés, manipulations d’objets, animations en volume, images de synthèse : la multiplicité des techniques en fait le terrain des expérimentations artistiques des plus originales, donc des plus enthousiasmantes.
Là où l’imaginaire croise de nombreux matériaux : récits, matières, objets, le dessin « animé », qu’il s’appuie sur le papier ou choisisse la voie numérisée, ouvre un champ de tous les possibles, de même que le domaine du «print» : bande dessinée, pop-up, jeux visuels, illusions d’optique... Second Square invite à découvrir, jusqu’à leur fabrique, les trésors de plasticiens, réalisateurs, dessinateurs ou illustrateurs dont ce domaine est la passion.
► SPECTACLES ► ATELIERS ► PROJECTIONS ET RENCONTRES ► EXPOSITIONS ET INSTALLATIONS ► POP-UP STORE
♦ LE BAIN D’ABEL, Audrey Poussier - Lecture musicale dessinée DIMANCHE 28 OCTOBRE - 16h Auditorium, dès 3 ans, Tarif C (8€ / 5€ / 4€ / gratuit), durée : 45 min.
Auteure et dessinatrice pour le jeune public, Audrey Poussier doit sa notoriété à ses livres. Lors de sa rencontre avec un musicien et une comédienne, l’idée a surgi de «mettre en espace» son récit d’Abel, ce petit garçon qui se demande obsessionnellement où part l’eau du bain. Un jour, dans son imaginaire, il décide donc de partir avec elle. Peinture en direct, bruitages sur scène avec toute une panoplie de quincaillerie : ce travail à vue rend la pièce doublement palpitante pour les enfants. De tuyau en ruisseau, de rivière en fleuve, de découverte en découverte, Abel poursuit son bain, traversant toutes sortes de paysages, rencontrant de drôles d’animaux. Comment l’enfant téméraire reviendra t-il de ce voyage ?
Spectacle suivi d’une séance de dédicaces. Avec Anne Girouard, Audrey Poussier, Jacques Tellitocci. Créé à la Maison de la Poésie – Scène littéraire. Édité à l’Ecole des Loisirs
Festival itinérant en Île-de-France et au-delà, Concordan(s)e propose à un chorégraphe et à un écrivain de se rencontrer pour écrire une pièce à quatre mains au cours d’une résidence de création. Pour la quatorzième année, cette exploration inédite des écritures scéniques et textuelles, ces croisements entre le geste et le mot dévoilent des chorégraphies et des écrits inédits, dans des formats surprenants.
C’est l’histoire d’une femme qui désire un fils plus que tout au monde. Catherine Dreyfus et Catherine Grive nous entraînent aux confins de la déraison, faisant jaillir, dans les plis des secrets de famille, un univers fantaisiste.
Entre amour et douleur, rêve et folie, enfante-ment et désenchantement, sur le plateau, des mots et des gestes et quelques accessoires - des poids, un coussin, un tapis - déroulent le fil rouge du passé, pour dire les vertiges que peut provoquer l’expérience maternelle. Il y est aussi question de l’expérience enfantine, car nombre d’enfants ont déçu en naissant fille ou garçon. La danse de Catherine Dreyfus, vecteur d’émo-tions et de pensées, donne à voir le monde qui nous entoure dans une langue singulière et onirique, exposant un point de vue organique sur les choses, laissant libre cours à l’imagination, à l’interprétation du spectateur. La chorégraphe confronte le corps humain aux matières physiques, à l’appui d’une grande acuité scénographique. Musicalité, poésie, fluidité sont les ingrédients d’une atmosphère surréaliste teintée d’ironie. Ses propositions pétillantes rencontrent ici la délicatesse de Catherine Grive, productrice d’émissions sur France Culture aussi sensibles qu’originales (Le Goût du Noir, La Peur du Vide, Les Retrouvailles, Les Salles d’attente), auteure d’albums joyeux pour enfants et de romans graves pour adoles-cents, avant de signer en 2017 son premier roman pour adultes, Reste le chagrin, aux éditions Lattès.
Regard extérieur : Guy-Pierre Couleau Coproduction : commande du festival Concordan(s)e, Centre chorégraphique national de Nantes avec le soutien à la résidence de la Médiathèque Violette Leduc à Paris. La Compagnie ACT2 est soutenue par la DRAC Grand Est (conventionnement), la Région Grand Est (conventionnement) et la Ville de Mulhouse.
Leur engagement en commun, les artistes Joanne Leighton et Camille Laurens ont vite trouvé un terrain d’entente dans la clairière jouxtant leurs parcours artistiques : un travail sur la marche. La marche compose, la marche écrit, la marche invente un lien indéfectible avec la vie, le monde.
Comme dans un jeu d’enfants, elles arpentent le plateau, le piétinent, l’épuisent, décrivant des circonvolutions, à l’image de boucles temporelles. La gestuelle des deux interprètes, toujours à l’unisson, se délivre doucement : rien ne ressemble plus à un pas qu’un autre pas, et pourtant chaque démarche détient son architecture propre qui en fait un événement unique. Les séries et répétitions manifestent une réflexion profonde sur le temps qui passe, l’altération et l’altérité. La répétition montre essentiellement la différence : plus il y a répéti-tion, plus il y a différence. Ces changements donnent à éprouver le temps comme une répétition différentielle, une suite de variations qui dessinent un devenir. Quel espace créons-nous à la mesure de nos pas ? Après Songlines de Joanne Leighton, spectacle présenté au Carreau du Temple en 2018, cette création façonnée avec Camille Laurens, auteure de neuf romans traduits en plus de trente langues, parmi lesquels Dans ces bras-là (prix Femina 2000), est à découvrir en exclusivité.
Design sonore et regard extérieur : Peter Crosbie - Assistante : Marie Fonte - Costumes : AlexandraBertaut Coproduction : commande du festival Concordan(s)e 2019, Le Phare, Centre chorégraphique national du Havre Normandie – direction Emmanuelle Vo-Dinh dans le cadre d’une aide à l’écriture. Avec le soutien du Centre des monuments nationaux et la Maison George Sand de Nohant, La Briqueterie- CDCN du Val de Marne, la Médiathèque d’Évreux.
Dans un grand besoin de se retrouver, de manière joyeuse, citadines et citadins convoquent aujourd’hui leur goût du rassemblement et de la fête populaire, avec de multiples initiatives inventives, poétiques, souvent plus étonnantes les unes que les autres.
Second Square rend hommage à ce retour en force de l’art de la fête et à ses formes renouvelées par les habitants, mais aussi par les artistes : spectacles, jeux, attractions de rue, autant de propositions participatives ou spectaculaires au sein desquelles l’art, loin de mépriser le divertissement, en fait son meilleur ami. Dans une atmosphère foraine, à la croisée du cirque contemporain, des jeux de hasard, le programme foisonne de spectacles et manège, de bascules et de roues, sans oublier les gourmandises typiquement foraines, barbes à papa, guimauves et pommes d’amour, sans lesquelles manqueraient quelques senteurs au bouquet de place de village.
PROGRAMME :
► Vendredi 7 février 2020
- à partir de 19h30 : Soirée cirque contemporain : 3 spectacles (Entrée payante)
► Samedi 8 février 2020 :
- de 14h à 18h45 : Spectacles, manège et ateliers (Entrée libre)
- à partir de 19h30 : Soirée cirque contemporain : 3 spectacles (Entrée payante)
► Dimanche 9 février 2020 :
- de 14h à 18h : Spectacles, manège et ateliers (Entrée libre)
SOIRÉE CIRQUE CONTEMPORAIN :
Trois spectacles exceptionnels de virtuosité à découvrir dans la majestueuse Halle du Carreau du Temple !
LA MARCHE - Mathurin Bolze
INSTANTE - Juan Ignacio Tula
FILEUSE - Cie Lunatic
En partenariat avec la Coopérative De Rue et De Cirque (2r2c)
Entre théâtre et chorégraphie, un ensemble de quatre interprètes, doués dans les deux registres, met en jeu la circulation de la parole comme une architecture mentale aux dimensions insondables.
Dès les premiers instants, tout compte. Chaque micromouvement, le moindre battement de paupière, le rythme propre d’une main qui se tend, tout compte. Comme dans la vie. La pièce décrit ce que le langage crée dans l’espace, cette substance intangible et pourtant quasi-organique, la construction de nos identités par l’oralité, la difficulté de s’exprimer. En vis-à-vis, Vincent Thomasset, pour notre plus grand plaisir, va jusqu’à mettre en scène la perplexité, explorant le large royaume de l’incompréhension, la complexité à transformer des mots reçus en images limpides.
Un vaste réseau de regards entre les comédiens élabore peu à peu une structure à quatre corps qui, dans le même temps, ne font qu’un, au sens où ils sculptent l’espace. L’auteur-metteur en scène a écrit un texte simple, drôle, mais qui, l’air de rien, flirte avec une élégante mise en abîme, provoquant du moins un subtil choc télescopique, à l’instar de son titre. À l’écoute, dans Ensemble Ensemble, il y a « semblant ». En plein milieu. Portée par une création sonore et lumineuse exceptionnelle, la pièce fait apparaître et disparaître les acteurs, donne à entendre la voix des uns par la bouche des autres via un dispositif de doublage en direct : se creusent alors des décalages cocasses entre les voix et les personnes, les personnes et les gestes.
Transportées du son d’un clavecin baroque à l’admirable composition électro de The Noise Consort, la musicalité pure des mots, comme vidés de leur sens, les cacophonies de musique et de voix, de troublantes assonances, les dialogues décousus jusqu’au délire, éploient l’immense panel des formes langagières.
C'est un poème d’un amour infini, porté par des interprètes d'une qualité de présence et d'une plasticité visuelle impressionnantes. Ils habitent le plateau sous plusieurs formes (duo, solo, quatuor, sextet), selon un triptyque. Le premier tableau, apocalyptique, évoque ce moment mouvant du deuil, ce temps post-traumatique qui imprime une torpeur au corps abandonné. Le deuxième est l'interprétation figurale en solo d'une lettre à l’absent, “Le soleil sera noir comme le trou dans mon corps.” Enfin, c’est une communauté humaine qui cherche par le corps à ritualiser l’absence et la présence, la solitude et la relation, afin de les transmuter, et à appeler ainsi la lumière par-delà la douleur, sur La Passion selon Saint Matthieu de Jean-Sébastien Bach.
Une éloquence des images de plateau, une expressivité des rétentions et des gestes traversent la danse. La grande chorégraphe flamande ne se départit pas pour autant de son abstraction lunaire, de l'extrême précision de l'écriture des corps dans l’espace, mêlée de géométrie, de fluidité, de répétition et de minutie, qui constituent sa signature depuis 20 ans.
Ici, dans une symbiose quasi-obsessionnelle, le mouvement est étroitement lié à la composition musicale, notamment à la pulsation rythmique fondamentale de la musique électronique de Mika Vainio, jusqu'à coïncidence parfaite, troublante. On sort de cette pièce comme d'un bel enterrement, émus mais soudés, chargés d'émotions mais allégé par la brise de ce "je t'aime" dansé.
En partenariat avec le festival Faits d’hiver et le Centre culturel suisse à Paris Avec le soutien de l'Onda - Office national de diffusion artistique
Une performance frénétique où se mêlent danse et action painting !-
Deux corps transforment sous nos yeux le décor de leur danse spasmodique, maculant de peinture le sol et les murs. Sur une création musicale haletante, de l'ambiance freak show au body art hypnotique, ce tableau aléatoire en mouvement amène à l'orée de la transe.
Atmosphère japonisante, mais ici point de cliché. Prendre le contrepied des codes, oui, mais pour mieux honorer la danse et son histoire, telle est la ligne de conduite de David Wampach. Figure incontournable de la scène contemporaine, passionné par les rituels, le chorégraphe épuise à outrance chacun de ses sujets, en jouant des opposés, du costume déjanté à la nudité crue, de matériaux affinés en matières premières. Sa démarche, forte d’influences théâtrales et plastiques, se manifeste par des œuvres empreintes d’une grande liberté souvent adossées à une histoire savante.
Par ailleurs, le titre de la pièce provient du courant de l'endotisme initié par Pablo Picasso et Francis Bacon qui, à l'inverse de l'exotisme, s'enracine dans l'originel et dans la nécessité de créer. La pièce revisite ainsi l'héritage de la performance, l'action painting et le mouvement gutaï des années 60, dans le sillage de l’artiste Shuji Terayama, dont le travail polymorphe, directement plongé dans la matière sensible et s'adressant à tous les publics, trouve bien des échos dans celui de David Wampach. Mettre le corps, avec tous ses systèmes, au centre de l’action dansée, à la fois comme matière et support, instrument et sujet, un corps qui transmet, qui transforme, avec un matériau de plus, la peinture, c'est ce que propose ENDO.
À force de réconcilier l'inconciliable, Wampach fait désormais partie de ces rares artistes dont on peut dire qu'ils ont vraiment marié culture savante et culture pop.
Avec le soutien de l'Onda - Office national de diffusion artistique
Unique foire d’art contemporain et de design dédiée à l’Afrique en France, AKAA est le rendez-vous parisien des passionnés ou curieux de la richesse créative du continent africain, et de son rayonnement artistique à travers à travers le monde.
Avec plus de 40 galeries participantes et 150 artistes présents chaque année, venus des quatre coins du monde, AKAA s'est érigé, en quatre éditions seulement, en événement incontournable pour les collectionneurs, professionnels et amateurs d’art contemporain. AKAA se distingue aussi par sa convivialité et son désir d'échanges, offrant un espace chaleureux, fluide et ouvert, propice à de nombreuses rencontres à la fois commerciales mais aussi culturelles, artistiques, ou intellectuelles grâce aux Rencontres AKAA.
Ces Rencontres constituent une plateforme culturelle à part entière au sein de la foire où sont invités artistes, curateurs, penseurs, professionnels de l’art et visiteurs à s’exprimer et à débattre publiquement. Avec une programmation riche de conférences, concerts, projections, performances et lectures, Les Rencontres AKAA invitent à la réflexion sur des questions relatives à l’actualité de la vie artistique et du marché de l’art en Afrique. Cette année, le sujet central en sera l’espace urbain comme matière et lieu de création en mouvement, où s’invente la ville de demain, son urbanisme et nos relations humaines, en Afrique et dans le monde.
Pour la quatrième année consécutive, AKAA investit la Halle du Carreau du Temple avec une sélection toujours plus pointue de galeries d’art pour exposer les œuvres des artistes les plus dynamiques du continent africain et de ses diasporas.
À l’écran ou sur le papier, l’image a la bougeotte. Son mouvement prend des formes insolites et s’offre des supports toujours plus inventifs : livres pop-up, livres à tirette, animation 3D, papier découpé, stopmotion, pixilation, etc. C’est pourquoi, après une première édition dédiée à ces arts florissants suscitant curiosité et engouement des visiteurs-spectateurs en 2018, le festival Second Square en complicité avec l’Association Française de Cinéma d’Animation offre un foisonnement de propositions et d’expériences : projections de films d’animation, ciné-concert, masterclass, dédicaces d’auteurs, et comme toujours des ateliers conduits par des professionnels pour apprendre à faire soi-même son livre pop-up ou encore réaliser son film animé en pâte à modeler !
Ici les gestes les plus beaux, ceux de l'art et ceux de l'amour, ne font qu'un. Conçue avec de jeunes enfants atteints de graves troubles moteurs, cette pièce poignante remet à zéro nos compteurs esthétiques et multiplie notre sens de la danse.
Devant nous, un ordinaire tapis de danse, nu, carré. Tout est à vue. Aucune musique ne vient napper ou influencer nos perceptions. La lumière est la même pour le spectacle et son audience. De part et d'autre du tapis sont installés, pour la plupart en fauteuils roulants, les enfants enjoués ou calmes, aux handicaps patents. Des adultes, les danseurs, déambulent parmi eux avec douceur, leur parlent à l'oreille. La première scène s'installe discrètement : une danseuse emmène un enfant au centre du plateau. Elle prolonge ses gestes, puis les contrarie par moments, les manipule pour les faire danser. L'enfant se concentre mais s'amuse. C'est simple, beau, humble, stupéfiant. S'ensuit dès lors une série de piécettes pour corps affaiblis, anormaux : chaque enfant devient le nombril du corps dansant qui l'entoure et l'accompagne dans un ventre imaginaire, où tout est possible.
Nous voyons des enfants ravis, nous sentons leurs cœurs qui palpitent entre ces mains, ces corps experts, de ces mouvements inespérés. Chacun à son tour est le danseur principal, porté, suspendu, entraîné, bercé ou jeté dans les airs, dansant et dansé, perplexe ou combatif, l'étoile d'un instant, considéré dans, avec, par et pour ses empêchements uniques et spécifiques, tandis que les autres jeunes interprètes jubilent devant le spectacle de leur camarade. L'émotion qui émane du plateau irradie absolument la salle. Éric Minh Cuong Castaing, connu pour son travail à la fois profondément humain et, du point de vue dramaturgique, pour son utilisation intelligente des ressorts de nos techniques numériques, fait ici le choix de n'être que dans la sphère de la vie, inventant une forme d'humanité augmentée.
À l'issue de la pièce, à contempler : le film qui retrace l'expérience chorégraphique menée par les danseurs et ces enfants. Le film capture l’émotion des enfants engagés dans une danse commune, en éternelle négociation avec leurs corps insoumis à la vie et, a fortiori, à la représentation. Plus qu’un témoignage, le film, restituant des mois d’intervention du danseur-chorégraphe au sein d’un institut médical spécialisé, fait œuvre par lui-même.
Une pièce poignante d'Éric Minh Cuong Castaing avec de jeunes enfants atteints de graves troubles moteurs, qui remet à zéro nos compteurs esthétiques et multiplie notre sens de la danse !