Border
Le film
Synopsis : Tina, douanière à l’efficacité redoutable, est connue pour son odorat extraordinaire. C'est presque comme si elle pouvait flairer la culpabilité d’un individu. Mais quand Vore, un homme d'apparence suspecte, passe devant elle, ses capacités sont mises à l'épreuve pour la première fois. Tina sait que Vore cache quelque chose, mais n’arrive pas à identifier quoi. Pire encore, elle ressent une étrange attirance pour lui...
Durée : 1h50
Rencontre
La projection sera suivie d'une rencontre avec Laurent Aknin, critique et historien du cinéma.
En savoir plus sur le film :
- Le film Border d'Ali Abbasi est sorti en 2018.
- C'est le deuxième long-métrage du réalisateur iranien après Shelley (2016).
- Le film est adapté d'une nouvelle de John Ajvide Lindqvist, auteur du roman Laisse-moi entrer dont le film de vampires Morse (2009) de Tomas Alfredson est tiré.
- Pour les besoins du film, les comédiens des deux protagonistes ont pris chacun 20 kilos et subi quatre heures de maquillage tous les jours.
- Le film a remporté plusieurs récompenses, dont ceux du Prix Un Certain Regard au Festival de Cannes 2018, et des Meilleurs effets spéciaux aux European Films Awards 2018 (France).
- Le film a reçu également plusieurs nominations aux Oscars 2019 (Los Angeles), au Festival de Cannes 2018, et aux European Films Awards 2018 (France).
Un conte moderne et singulier qui brouille les pistes entre l’homme et le monstre. Avec « Border », le réalisateur Ali Abbasi adapte le monde fantastique des mythes nordiques au monde suédois contemporain.
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Incendies
Le film
Synopsis : À la lecture du testament de leur mère, Jeanne et Simon Marwan se voient remettre deux enveloppes : l’une destinée à un père qu’ils croyaient mort, et l‘autre à un frère dont ils ignoraient l’existence. Jeanne voit dans cet énigmatique legs la clé du silence de sa mère, enfermée dans un mutisme inexpliqué les dernières semaines précédant sa mort. Elle décide immédiatement de partir au Moyen-Orient exhumer le passé de cette famille dont elle ne sait presque rien… Simon, lui, n’a que faire des caprices posthumes de cette mère qui s’est toujours montrée distante. Mais son amour pour sa sœur jumelle le poussera bientôt à rejoindre Jeanne et à sillonner avec elle le pays de leurs ancêtres sur la piste d’une mère bien loin de celle qu’ils ont connue.
Rencontre
La projection sera suivie d'une rencontre avec Luciano Rispoli, ancien attaché culturel adjoint au Liban, ancien directeur de l’Institut français du Liban, et en présence de TS Productions, coproducteur français du film.
En savoir plus sur le film :
- Incendies de Denis Villeneuve est sorti en 2010.
- C'est le quatrième long-métrage du réalisateur canadien après Un 32 août sur Terre (1998), Maelström (2001) et Polytechnique (2015).
- Le film est l'adaptation de la pièce de théâtre éponyme écrite par Wajdi Mouawad et encensée lors de sa parution, où l'auteur y évoque la difficulté de l'exil, lui qui a été contraint d'abandonner le Liban alors qu'il n'avait que huit ans.
- Le film a remporté plusieurs récompenses, dont ceux du Meilleur film francophone aux Lumières de la presse étrangère 2012 (Paris) et de la Meilleure actrice pour Lubna Azabal aux Magritte du cinéma 2012 (Bruxelles).
- Le film a reçu également plusieurs nominations aux César 2012 (Paris), aux BAFTA Awards 2012 (Londres) et aux Oscar 2012 (Los Angeles).
Un drame familial bouleversant sur la quête des origines. Le réalisateur canadien Denis Villeneuve instille avec « Incendies » la tragédie grecque sur fond de guerre civile au Liban.
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Le Juge et l’Assassin
Soirée hommage à Bertrand Tavernier
Synopsis : Le Juge et l’Assassin met en scène deux hommes que tout oppose, en peignant une société du XIXè caractérisée par la répression ouvrière, l’âge d’or du colonialisme, et l’arrogance d’une bourgeoisie s’appropriant tous les pouvoirs, politiques, militaires, économiques et moraux.
Rencontre
La projection sera suivie d'une rencontre avec Caroline Huppert, réalisatrice et scénariste française, qui a été assistante du réalisateur Bertrand Tavernier sur le film Le Juge et l’Assassin.
En savoir plus sur le film :
- Le film Le Juge et l'Assassin de Bertrand Tavernier est sorti en 1976.
- Il s'inspire de l'histoire vraie de Joseph Vacher, qui était surnommé le "Jack l'Éventreur du Sud-Est".
- Bertand Tavernier a co-écrit le film avec Jean Aurenche, avec qui il a également collaboré sur l'adaptation d’un roman de Georges Simenon, L'Horloger d'Everton, dont il tire L'Horloger de Saint-Paul (1974).
- Le film a remporté plusieurs récompenses, dont le César du meilleur acteur pour Michel Galabru et le César du meilleur scénario original ou adaptation pour Jean Aurenche et Bertrand Tavernier en 1977.
- Il a également reçu de multiples nominations au César 1977, dont le César du meilleur film, le César du meilleur réalisateur pour Bertrand Tavernier, le César du meilleur acteur dans un second rôle pour Jean-Claude Brialy et le César de la meilleure musique écrite pour un film pour Philippe Sarde.
Avec « Le Juge et l'Assassin », Bertrand Tavernier réalise une fable sur la monstruosité dans un pays prêt à basculer au XIXème siècle.
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Cinéclub 2021-2022
La saison
Fidèle programmateur du Cinéclub du Carreau du Temple, CinéCaro, association d’amoureux du septième art, vous dévoile pour cette nouvelle saison ses « coups de cœur ». Un voyage à travers la cinématographie mondiale à l’occasion de six séances accompagnées, comme toujours, d’interventions de professionnels ayant participé aux films : réalisateurs, acteurs, décorateurs...
Le Cinéclub du Carreau, c’est des fictions et documentaires ouverts sur le monde du cinéma, pour notre plus grand plaisir et notre culture cinématographique.
Les films de la saison 2021-2022 :
Fidèle programmateur du Cinéclub du Carreau du Temple, CinéCaro dévoile pour cette nouvelle saison ses « coups de cœur » cinématographiques !
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Sa bouche ne connaît pas de dimanche
Il y a des pièces qui, tout à la fois, persistent au fond de nos rétines, restent gravées dans nos cœurs et bousculent définitivement notre approche de la société contemporaine. Ce duo abrasif, intime, viscéral, diablement drôle et allégorique, en fait partie.
La première image donne le ton : sur le plateau, piscine gonflable, tapis rose, tenues vestimentaires extravagantes et, très vite, un cochon, de ceux que l’on élève et abat en Bretagne, et que l’on célèbre, à table, à Noël en Martinique, importés par les premiers colons. À l’appui d’un texte aussi cinglant que poétique, criblé de savoureuses pépites, et d’un jeu performatif avec de faux matériaux : faux sang, fausses mailles, fausse fourrure, et une matière vraie et bien vraie, organique : eau, viande, pigment, Rébecca Chaillon en bouchère butch et Pierre Guillois en Christ gay nous embarquent dans un joyeux délire... pas si saugrenu qu’il n’y paraît.
Au départ, ils se sont amusés à coécrire leurs parcours respectifs. À l’origine de Rébecca, la Martinique. À l’origine de Pierre, la Bretagne. Mais Rébecca prend conscience qu’elle est noire et Pierre, qu’il est homosexuel. Dépliant les couches de la genèse de leurs personnes, ils dénudent leur rapport ambigu au catholicisme, au sacré, à la pureté. La chair vient tout naturellement souder ces questionnements, celle de l’animal, celle que l’on mange, celle qui cristallise le paradoxe entre plaisir du goût du sang et sentiment de culpabilité de la tuerie nourricière. Créatures divines et personnages profanes, les deux artistes invoquent aussi la société dont ils rêvent.
« Sa bouche ne connaît pas de dimanche », une fable déjantée au pays des faux semblants où Rébecca Chaillon et Pierre Guillois se racontent et tombent les masques !
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Training Danse
Tous les matins, à 11h et pendant 1h, rendez-vous dans la Halle du Carreau du Temple pour un entraînement collectif dispensé par une ou un chorégraphe à destination des danseurs professionnels ou amateurs aguerris. Une occasion unique de partager la routine sportive de grands noms de la danse contemporaine, de creuser une thématique, rencontrer une esthétique...
Public concerné : Danseurs professionnels ou expérimentés (adultes uniquement)
Training danse avec Thierry Micouin
Vendredi 18 février 2022 de 11h à 12h / Entrée libre sans inscription
Le training débutera par un travail au sol permettant une prise de conscience des différentes parties du corps. Puis, un échauffement simple développera des notions d’écoute, de poids, d’appui et d’énergie. L’ancrage, le développement du centre, la fluidité, la mobilité du buste, le rebond et la pulsion seront explorés.
Training danse avec Agnès Butet
Samedi 19 février 2022 de 11h à 12h / Entrée libre sans inscription
L’atelier de danse s’appuiera sur les techniques d’improvisation et d’autres méthodes somatiques (analyse du mouvement, Qi Gong du Wudang, …) et mettra en jeu des rapports entre représentations et mouvements. Il s’agira d’explorer individuellement et collectivement comment des images apparemment fixes sont peut-être plus mobiles que ce que l’on pourrait croire.
Training danse avec Snake Ninja
Dimanche 20 février 2022 de 11h à 12h / Entrée libre sans inscription
Apprentissage des bases à l’intérieur d’une chorégraphie on FIRE !
Training danse avec Yves-Noël Genod
Mardi 22 février 2022 de 11h à 12h / Entrée libre sans inscription
Le training fera écho à la pièce Sur le Carreau qui s’est représentée dans ce même lieu du 19 septembre 2020 au 30 janvier 2022. L’accent est mis uniquement sur la présence, le sourire, l’expansion dans l’espace, le jeu avec l’espace. Pas d’échauffement « technique » guidé (s’échauffer avant, si besoin), mais la matière qui voyage dans la transformation des temps (l’apocalypse).
Training danse avec Yves Mwamba
Mercredi 23 février 2022 de 11h à 12h / Entrée libre sans inscription
Le training débutera par un travail au sol permettant une prise de conscience des différentes parties du corps. Puis, un échauffement simple développera des notions du rythme, d’écoute, d’appui et d’énergie. L’ancrage, le développement du centre, la fluidité, la mobilité du buste, le rebond et la pulsion seront explorés.
Le Carreau du Temple propose des training de danse, à destination des danseurs professionnels et expérimentés, tous les jours lors du Festival Everybody.
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Festival Everybody 2022
Pendant six jours, du 18 au 23 février, le public est invité à découvrir le travail d’artistes qui font des représentations du corps le centre de leurs projets.
Parce qu’une réflexion profonde anime notre société autour d'une réappropriation des corps dans toute leur diversité, il apparaît essentiel aujourd’hui de donner la parole aux artistes pour découvrir leurs regards affûtés et susciter le débat.
Au programme de cette première édition, des spectacles de danse engagés et inspirants, un ball voguing festif, des cours et ateliers de pratiques corporelles (pilates, yoga, voguing, afro-house...), une exposition d’art contemporain et des installations participatives, des projections, un espace enfant, etc.
Programme du festival
En matinée
- Training Danse à 11h : tous les matins, les danseurs professionnels ou amateurs aguerris sont invités à participer à un entraînement collectif dispensé par des chorégraphes. Une occasion unique de partager sa discipline favorite avec de grands noms de la danse contemporaine, de creuser une thématique, de rencontrer des esthétiques...
- Cours de Yoga géant à 12h30 à destination de tous les publics
L'après-midi
- Cours & ateliers tout public pour adultes et enfants : hoopdance, krump, booty therapy, popping...
- Cours de danse XXL (contemporain fusion, afrovibe, street dance, waacking…) dispensés par de grands noms : Marie Bugnon, Maryam Kaba, Julie Pujols Benoît...
- Expositions et installations d’art contemporain : de l'œuvre monumentale aux installations participatives
- Projections avec le documentaire Ouvrir La Voix d'Amandine Gay et des vidéos d'art
- Rencontres avec Lauren Bastide, Camille Froidevaux-Metterie...
- Atelier & performance de danse autour du spectacle De Françoise à Alice et de LA MACHINE
- Ateliers de maquillage
- Atelier de retouches de vêtements
- Espace enfants : albums audio, lectures de contes, spectacle...
- Lectures de SF queer et féministe
- Espace librairie
Le soir
- Spectacles : quatre soirées spectacles pour découvrir les créations de chorégraphes français et européens impliqués particulièrement dans les questionnements liés au corps.
Avec Chiara Bersani, Rébecca Chaillon, Annabel Guérédrat, Cherish Menzo, Mickaël Phelippeau et Trân Tran.
- Ball voguing : un show performatif pour un dimanche festif !
Everybody est un nouveau festival initié par Le Carreau du Temple qui interroge la place du corps dans nos sociétés contemporaines.
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Bermudas
Haute en couleurs et subliminale, mathématique et euphorisante, structurée et fantasque, l'œuvre tout en contrastes du chorégraphe italien est parcourue de vibrations proprement organiques et charnelles, qui émanent pourtant d'une partition écrite au cordeau.
Bermudas (Les Bermudes) propose à un nombre variable d'interprètes un organisme gestuel fondé sur des règles simples et rigoureuses produisant un mouvement perpétuel. Ici, sept danseurs-performers se livrent à cet énigmatique exercice pour en diffuser toute la poésie. La tonicité et la diversité générationnelle des interprètes donnent ampleur et fraîcheur à ces mouvements giratoires aériens, parfois télescopiques ou télescopés. La danse habite une création lumière qui met en valeur les ombres portées, et un univers sonore électro envoûtant, tantôt indus et minimal, tantôt planant.
Pour créer ce véritable écosystème chorégraphique, Di Stefano s'inspire des théories du chaos et des systèmes évolutifs de la physique et de la météorologie. Sa pièce ouvre un lieu mystérieux, complexe et fascinant, chargé de tensions relationnelles, une dimension énergétique d'une rare intensité. Les Bermudes... Ici, point de curieuses disparitions, mais, il est vrai, une forme de distorsion spatio-temporelle et un champ magnétique particulièrement dense.
Un langage dansé se tisse entre les interprètes, dont la syntaxe posturale, dans un espace inclusif et perméable, permet à chacun de trouver sa place et d'entrer dans une troublante communication.
Le spectacle a reçu de nombreux prix dont celui de la meilleure production italienne et du meilleur spectacle de danse 2019.
Chorégraphe vibrant de la scène italienne contemporaine, Michele Di Stefano base son spectacle « Bermudas » sur un système de règles simples et rigoureuses produisant un mouvement perpétuel, les danseurs-performers y composent un lieu à l’énigmatique poésie chargé d’intenses énergies.
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Sur le Carreau
Le monde est touchant
Il est trop
Less is more
Le malheur du monde, c’est l’éparpillement des individualités, la perte de la communauté. Sous la menace venant d’ailleurs et de partout (le virus), une communauté s’est rassemblée. Dès le 19 septembre 2020, la première rencontre au Carreau du Temple, j’ai proposé : « Nous ne sommes pas du tout sûrs de nous revoir, alors considérez cette séance non comme une « répétition », mais comme une « représentation ». » C’est une méthode — elle vient de Klaus Michael Grüber — que j’utilise souvent, plus ou moins bien comprise, mais dans le contexte, ici, elle l’a été. C’est ce qui fait pour moi la merveille absolue de ce travail. Dès le 19 septembre, les amateurs ont donné une « représentation » dont j’ai été le seul pince-moi-je-rêve, le seul témoin. Dès la séance suivante, j’ai fait venir des amis parmi lesquels Dominique Issermann pour que d’autres que moi en témoignent. Toutes les activités locatives de la Halle ayant été suspendues, nous avons pu tout l’hiver « jouer » ce spectacle avec des participants amateurs rejoints peu à peu par des solistes professionnels. Ça s’est fait avec « presque » tout le monde. Une abolition de la frontière spectateurs/danseurs. Nous nous sommes arrêtés le 31 janvier où nous avons pu officiellement donner une représentation pour les « pros ». Saurons-nous faire écho, résonance, exactement un an après, à ce qu’il s’est passé de miraculeux ? Cette fleur du paradis sera-t-elle restée dans nos mémoires ou bien tout aura repris comme avant, la course vers le mur, la chute de la falaise, le suicide consumériste ?
Yves-Noël Genod
Extrait de la note d’intention de l’an passé (juin 2020) :
« Ce spectacle hors de nos rêves, je voudrais qu’il naisse aussi de la grande Halle du Carreau du Temple, de la matrice de l’architecture à l’état vacant, disponible comme un poème. Il faudrait se donner le droit de se baigner dans le « sentiment océanique du monde » 1. Nous sommes des babouins, dit le philosophe 2. Il ne nous faut que le paradis. Quelque gazon de territoire. Il faut nous toucher, nous épouiller car on dit qu’à nous isoler nous perdons de notre intelligence. Il faudrait des danseurs capables de contaminer les foules : la virtuosité que je recherche est celle qui se mélange. Qu’est-ce qu’a dit le Président ? « Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien ». Eh bien, nous traverserons cette « gare » avec alacrité parce que nous pensons que personne n’est vraiment quelque chose ou si peu. Il y a une très belle phrase de Barbara. Dans une interview, on lui parle de son talent et elle s’exclame : « Mais qu’est-ce que c’est que le talent ? Est-ce que ce n’est pas entrer en scène et sourire ? » C’est l’aventure d’une promesse de reterritorialisation de la solitude déchirante. Poème du lieu. Je ne maîtriserai pas ce qui va se passer. Non-maîtrise de ce qui va se passer. C’est tout ce qu’on se souhaite profondément dans la vie, vivre le réel, l’expérience, plutôt que, par exemple, cette manipulation des réseaux dits sociaux. Babouins, nous n’avons pas dit le dernier mot. »
Un spectacle hors de nos rêves imaginé par Yves-Noël Genod, performer, danseur, chanteur, chorégraphe, metteur en scène et auteur parmi les plus prolifiques de la scène française.
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FuturEs
Bien avant que l’urgence climatique ne soit un sujet gouvernemental, bien avant que les Marches pour le Climat ne rassemblent des millions de citoyen·ne·s à travers le monde, des féministes ont conçu une pensée écologiste articulée avec la lutte contre les discriminations de genre.
Dès les années 70, en France, avec Françoise d’Eaubonne, ou aux États-Unis, avec Susan Griffin, des liens sont établis entre la domination exercée sur les corps des femmes et l’exploitation des ressources naturelles. Elles appellent cette pensée « écoféminisme ». L’écoféminisme n’est ni une école, ni un mouvement, c’est un flux foisonnant d’idées, de textes et surtout d’actions politiques qui a essaimé le monde entier. En révélant les relations entre patriarcat, capitalisme et colonialisme, il propose un retournement radical de ce que recouvrent le savoir, le pouvoir et les rapports sociaux. Grâce à l’action de grandes figures de cette pensée, comme celle de la philosophe et militante indienne Vandana Shiva ou encore de la penseuse et sorcière californienne Starhawk, il connaît ces dernières années un nouvel essor salutaire, et constitue un véritable espoir de construire un monde juste et durable pour les générations futures.
Au cours de ce cycle de huit conférences, Lauren Bastide entend s’entretenir avec les penseuses et activistes qui redonnent sa vitalité à la pensée écoféministe aujourd’hui. Sur la scène de la salle de spectacle, elles déconstruisent les mythes liés à ce mouvement, et explorent toutes les propositions qu’il recèle pour (re)construire l’avenir.
Sur scène et au micro de Lauren Bastide (podcast La Poudre), des chercheur·e·s, sociologues, historien·ne·s, économistes - qui pensent les rapports de genre, de race, de classe et de sexualité - nous aideront à mieux comprendre les systèmes d’oppression et surtout à mieux les combattre.
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