Bal d’ouverture

D’un lieu à l’autre, les spectateurs seront invités à découvrir ou redécouvrir hôtels particuliers, jardins et lieux atypiques à travers une programmation artistique variée qui débute par une soirée d’ouverture au Carreau du Temple. Amener vos belles pelures, vos décrochez-moi, sans oublier de rapioter vos fafiots !

Les Traversées du Marais se mettent au bal, et le bal se met au Carreau ! L'équipe de Faubourg Simone prendra les platines pour un son pop électro, accompagné de sa touche décalée et frenchy, la signature de la radio du 3ème ! Aussi éclectique que survolté !

Pour régaler vos papilles, les triporteurs Mozza & Co et La Glace Mobile seront présents.

Dans le cadre du Festival Les Traversées du Marais du vendredi 11 au dimanche 13 septembre 2015
Ven à partir de 18h / Sam de 12h30 à 22h / Dim de 12h à 22h
/ Concerts Gratuits et payants (10€)

Institutions participantes : Archives nationales, Carreau du temple, Crédit municipal de Paris, Centre des monuments nationaux, Institut suédois, Maison Européenne de la Photographie, Maison de la poésie, Maison de Victor Hugo, Mairie du 4ème, Mémorial de la Shoah, Musée des arts et métiers, Musée Carnavalet – Histoire de Paris, Musée de la Chasse et de la Nature, Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, Musée national Picasso-Paris.

Faire vibrer l’un des quartiers les plus emblématiques de Paris, telle est la vocation du festival Les Traversées du Marais. Ouvrez le bal de ce parcours musical au Carreau du Temple !

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SONGLINES

SUR UNE MUSIQUE DE TERRY RILEY - Danse

Chez les aborigènes australiens, le terme Songlines désigne les sentiers qui sillonnent la terre australe, inscrits dans le paysage par d’anciens êtres totémiques ou créateurs légendaires, chemins qui ont pu être conservés jusqu’à nos jours grâce à la transmission par le chant et la danse.

La scénographie épurée - un cercle de miroir posé à même le simple tapis de danse rose poudré, à l'horizontale, comme un étang, sur lequel joue une douche de lumière au travers de filets métalliques suspendus - met en valeur les corps des huit danseurs entre les deux strates. Entre ciel et terre.

Songlines saisit le mouvement fondateur qu’est la marche, ce stade où l’esprit, le corps et le monde tendent à la fusion, en cristallisant son canevas dans l'emblématique composition musicale In C de Terry Riley. Considérée comme la première œuvre du courant de la musique minimaliste ou répétitive, créée en 1964 pour 35 instrumentistes à San Francisco, la partition présentait un concept inédit : exclusivement construite de 53 phrases musicales tenant en une page, les musiciens devaient en jouer chaque motif, tout en étant libres de le répéter autant qu'ils le souhaitaient, avant de passer au suivant. Un véritable joyau pour un travail sur la marche... La marche compose, la marche écrit, la marche unit, elle brode un lien indéfectible avec l’environnement. Quels totems contemporains se dressent en résonance aux pas d’aujourd’hui ? Joanne Leighton invente une migration des gestes et des espaces, qui éveille, suggère, égraine des significations dans cet ici et maintenant qu’est aussi un plateau de danse, c’est-à-dire beaucoup plus que la matérialité plane d'une scène.

Une pièce fondatrice de Joanne Leighton sur le mouvement fondateur de la marche, entre ciel et terre.

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Faits d’hiver 2019

Faits d’hiver – Festival de danse à Paris – 20ème édition

Le Festival Faits d’hiver fête ses 20 ans ! Il rayonne et instille la danse contemporaine sous tous ses aspects, sa richesse, dans de nombreux théâtres aux caractères bien trempés, à l’image justement de cette danse qui ne cesse d’inventer. Aude Lachaise sera mise à l'honneur au Carreau du Temple !

« En mai 2015, sur invitation de Serge Laurent, j’ai donné dans le cadre de l’exposition le Corps en Jeu du Nouveau Festival, une performance que j’ai intitulée Outsider. Il s’agit d’une proposition courte avec pour consigne d’être seule en scène avec un micro. Le spectacle s’articulera entre le stand up, un espace de parole et de théorie, et celui de l’incarnation et de l’action.  Il aura pour enjeu de réintroduire du collectif dans cette forme spectaculaire du stand up qui est avant tout l’expression d’une parole individuelle. » Aude Lachaise

Le Festival Faits d’hiver fête ses 20 ans avec une mise à l'honneur d'Aude Lachaise au Carreau du Temple !

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SOIRÉE LOOP Festival Kalypso

Au-delà des idées reçues, des battles et de la compétition, la fameuse soirée Loop permet de (re)découvrir l'éventail de couleurs d’un art fédérateur, à la fois divertissant et poétique, populaire et exigeant. 

L'idée est simple, intelligente et efficace : le hip-hop se renouvelant en permanence et se ressourçant de plus en plus dans d'autres disciplines artistiques et sportives, le Festival Kalypso propose chaque année à deux artistes chorégraphes et interprètes une carte blanche afin d'offrir aux spectateurs une approche singulière, inédite et experte de ces formes chorégraphiques.

Invités à orchestrer cette soirée, Déborah Moreau et Feroz Sahoulamide nous plongent dans l'univers et le processus créatif de quatre chorégraphes de leur choix. Sélectionnés pour la diversité de leurs parcours et de leurs démarches artistiques, ces derniers se plient aux mêmes règles du jeu : composer une œuvre courte (environ huit minutes) avec les mêmes interprètes autour d’un thème commun. Les différentes étapes qu’ils traversent durant les mois consacrés à la préparation de leur projet sont filmées et seront diffusées juste avant la présentation de leurs pièces. Ainsi, la soirée Loop se vit comme un moment unique et ludique de partage, tant pour les chorégraphes que pour les interprètes, mais également pour les spectateurs, leur autorisant là une porte d'accès habituellement fermée au public : celle des coulisses. En se soumettant au même cadre de travail et en utilisant les mêmes matériaux, les chorégraphes expriment à travers leurs créations l'unicité de leur écriture et révèlent à leur manière les danseurs, transmettant aux spectateurs une lisibilité de la pluralité et de la richesse de cette forme de danse.

Rendez-vous nomade dédié à la danse hip-hop, rayonnant dans toute l’Île-de-France à l'automne, le festival Kalypso fait escale au Carreau du Temple, le temps d'une soirée exclusive.

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Où la chèvre est attachée, il faut qu’elle broute

Avec l'audace et la transgression des codes - théâtraux et sociétaux - qui caractérisent son travail, Rébecca Chaillon fait ici d'un terrain de football féminin le plateau d'un propos troublant, cru, vital, sur les minorités et leur exclusion.

Convoquant douze femmes sur scène, aussi adroites dans le jeu footballistique que dans le jeu de comédiennes, la metteure en scène et actrice invente une performance complètement atypique pour porter un texte personnel sans concession. En crampons et maillots, elles affirment leur légitimité à fouler cette pelouse majoritairement réservée aux hommes, y risquant une histoire politique des corps, des identités, et des libertés de choix. Tour à tour spectatrice, coach et nourrice, Rébecca Chaillon conduit ses joueuses vers une zone étrange où la violence des discriminations se cogne à la puissance de l'équipe.

En écho, il y a un texte donné à lire en fond de scène, avant d'être parlé et incarné. En vis-à-vis sont évoquées règles sociales et règles menstruelles. Il fallait oser. En tête à tête, du gradin au stade, se frottent la solitude du spectateur et la collectivité sportive qui s'active, animée par « l'esprit de groupe » (utopie ou naïveté ?). 

En contraste, le carton gras des pizze et les cannettes de bière englouties à la chaîne se révoltent contre le papier glacé des magazines rayonnant de femmes longilignes.

En dégradé, Rébecca nous en fait voir de toutes les couleurs, sans oublier le bleu-blanc-rouge, en toute ironie, bien sûr. En volte-face, elle nous la joue à l'envers pour la jouer encore plus vrai : qui joue ? Qui dirige ? Qui est actif et qui est passif ? Seule dans les gradins, d'abord impassible, muette, c'est pourtant bien elle qui mène cet incroyable ballet de femmes.

En perspective, de la difficulté d'être une femme, ne serait-ce que cela, d'être homosexuelle, noire, ronde... Telles sont les questions qui labourent la terre dont l'odeur envahit la salle, effluves d'humour et de cynisme, de panache et de lucidité.

Rébecca Chaillon transforme un terrain de football féminin en plateau d'un propos troublant, cru, vital, sur les minorités et leur exclusion.

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Festival Fragment(s) #6

Sixième édition du festival fondé et organisé par La Loge et Mains d’Œuvres, FRAGMENT(S) agite et enhardit son appétit à faire circuler des projets artistiques encore en cours, du théâtre à la danse, en passant par les arts plastiques et sonores.

Par étapes de travail dans des lieux engagés auprès de la jeune création, FRAGMENT(S) donne en partage ce moment précieux et déterminant où le spectacle inachevé, encore en friche et en questionnement, a besoin d'une oreille. Il offre ainsi une rencontre exclusive entre des publics qui ont la chance de découvrir un processus de création, pris à témoins et libres d'en parler, et des artistes qui ont l'occasion de mettre à l'épreuve, avant l'heure, leurs intentions devant une réelle audience, et d'écouter ce qui se dit par la suite au bord du plateau.

ENTERRE-MOI MON AMOUR de Clea Petrolesi

« Je t’aime, donc je veux mourir avant toi. » Ce serait là une autre façon de traduire en français l'expression arabe « Enterre-Moi Mon Amour ».

En décembre 2015, Lucie Soullier publiait, dans le journal Le Monde, un article intitulé « Le voyage d’une migrante syrienne à travers son fil WhatsApp ». Clea Petrolesi s'inspire de ce récit documentaire et des 250 captures d’écran que la jeune Dana, alors en route vers l’Allemagne, a confiées plus tard à la journaliste. Ces images témoignent très précisément, par le biais de sa conversation WhatsApp qui la lie à ses proches, des douze jours de son voyage vers l’asile, racontent son exil. Bouleversante, cette histoire a en premier lieu, en 2016, curieusement donné naissance à un « jeu du réel », lequel proposait une immersion dans le quotidien de la jeune femme.

Durée : 30 min

GIRLS AND BOYS de Mélanie Leray

« J’ai rencontré mon mari dans la file d’embarquement d’un vol Easyjet et je dois dire que l’homme m’a tout de suite déplu. »

Une rencontre impromptue dans un aéroport se transforme en relation intense et passionnée. Le couple s'installe, achète une maison, fait deux enfants. Parallèlement, chacun s'investit dans sa carrière. Une famille ordinaire, en somme. Pourtant, avec ce monologue inattendu, complexe, drôle et brutal, Dennis Kelly continue de percer les apparences pour explorer l'âme humaine et appuyer là où ça fait mal, sans cynisme, mais sans concession.

Metteure en scène et comédienne, après l’Ecole du Théâtre National de Bretagne, Mélanie Leray co-fonde le Théâtre des Lucioles. Elle y travaille comme actrice et metteure en scène jusqu’en 2012, année de création de sa compagnie, la Cie 2052, avec laquelle elle met en scène des écritures contemporaines anglaises : Lucy Caldwell (Leaves), Mike Bartlett (Contractions), Nina Raine (Tribus) mais aussi Shakespeare (La Mégère apprivoisée ou comment dompter une insoumise).

Le festival de l'émergence fait circuler des projets artistiques encore en cours, du théâtre à la danse, en passant par les arts plastiques et sonores !

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Festival Avis de turbulences

Une soirée dédiée à la danse avec deux spectacles : Atomic 3001 de Leslie Mannès, Sitoïd et Vincent Lemaître et Mieux vaut partir d'un cliché que d'y arriver de Sylvain Riéjou.

Certains opérateurs culturels vouent un fervent travail au repérage et à la diffusion de talents "immergés" qui n'attendent que cela, au sens propre : montrer une partie de l'iceberg. Le Festival Avis de Turbulences, créé et mené pour la douzième année par l'équipe de l'Etoile du Nord, en fait partie. Aussi le Carreau du Temple met-il un point d'honneur à rester attentif et fidèle aux révélations du trublion des nouvelles formes chorégraphiées.

Atomic 3001

Leslie Mannès, Sitoïd et Vincent Lemaître / 19h30

Tribale et techno, robotique et terriblement incarnée, monochrome et incandescente, primitive et futuriste, la danse contrastée de Leslie Mannès épouse le son et la lumière, jusqu'au bout des doigts. A bout de souffle.

Œuvre aussi musicale et plastique que dansée, Atomic 3001 éclate d'emblée en une figure charismatique et androgyne, vêtue d'un rouge primaire, se découpant sur une techno ravageuse. Rétro-éclairée, cheveux devant le visage... La vision brouillée par les jeux de lumière, le spectateur pourrait presque l'imaginer de dos. Pieds rivés au sol, ses membres se mettent en mouvement un à un selon les bits. D'abord, seules les mains bougent le long du corps, puis les avant-bras, les hanches, enfin le corps entier, dans une synchronicité si parfaite avec la musique qu'on ne sait plus bien ce qui impulse quoi : musique ou danse ? Les effets d'optique accompagnent sa gestuelle stroboscopique et réciproquement, tandis que la musique électronique tend vers une transe qui amplifie, prolonge et habite cette danse machinique et possédée. Les pieds n'ont toujours pas bougé, il n'y a toujours pas de visage, l'espace est déchiré de gestes saccadés qui tranchent l'espace, jusqu'à un fondu au noir salvateur.

Alors la lumière éclaire enfin le visage, fait tomber le masque monoïque, détrôné par une figure on ne peut plus féminine, quittant son habit rouge pour offrir à l'inverse une performance faciale et directe, crue. En toute transparence, en toute sensualité, en toute fragilité, l'interprète "prend" le plateau. Un écart de l'aire de jeu la sort du théâtre, la rend à sa vulnérabilité de vivante, brise du même geste le hors champs, accueillant le public dans l'enceinte tribale et un crescendo de cris animaux et de tambours, dans l'épuisement de la transe.

Durée : 45 minutes

Mieux vaut partir d’un cliché que d’y arriver

Sylvain Riéjou / 21h

Sylvain Riéjou se croque le cerveau et en joue. Premier opus du danseur et vidéaste, ce One man show vidéo-chorégraphique partage avec panache et dérision les questionnements liés à la création. 
Pour nous emmener au large du poncif de l'artiste romantique ou torturé, autant en faire son port d'attache. Voici le postulat de la pièce de Sylvain Riejou, qu'il donne à lire dès son titre.

Interprète remarqué, tant pour son travail auprès de chorégraphes (Olivia Grandville, Sylvain Prunenec, Nathalie Pernette ou Didier Théron) que sous la direction de metteurs en scène (Roméo Castellucci, Robert Carsen) et d’artistes plasticiens (Clédat et Petitpierre), Sylvain Riejou s'adonne en autodidacte depuis une dizaine d'années au montage vidéo, qu'il explore ici comme un vecteur de composition chorégraphique.

Cette autofiction, sa première pièce, s'enrichit de la maturité de cette recherche personnelle, autant qu'elle emprunte à son enfance, danseur en herbe s'agitant seul dans sa chambre sur les clips de Prince, Madonna, Mylène Farmer ou Mickael Jackson. En effet, c’est une chanson de geste qui jalonne Mieux vaut partir..., à savoir des mouvements expressionnistes symbolisant les paroles. Ainsi, de trouvailles gestuelles - ne se privant pas de clins d'oeil à Pina Bausch et autres grandes signatures de la danse contemporaine - en pépites cocasses, le chorégraphe-danseur nous emmène sur une piste perlée de questionnements artistiques rémanents. Explorant d'innombrables possibilités de basculer son propre corps de l’espace réel du plateau vers l’espace virtuel de la vidéo, l'artiste se dédouble, se détriple, offrant à lui seul des duos ou des trios, s'amusant à créer plusieurs personnages qui se répondent, se chamaillent ou collaborent, notamment chorégraphe et danseur, ouvrant ainsi l'horizon du rire de ses "prises de tête". 

Durée : 60 minutes

Une soirée double de spectacles de danse avec Leslie Mannès, Sitoïd, Vincent Lemaître et Sylvain Riéjou, dans le cadre du festival Avis de turbulences.

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Jerk Off 2018

Jerk Off revient au Carreau du Temple pour une nouvelle édition. Danse, théâtre et performance : le festival est toujours à l’écoute de nouvelles écritures et de projets singuliers.

Les artistes programmé·es à Jerk Off ont des références, des propositions et des imaginaires qui ne sont pas ceux de la norme hétérosexuelle dominante. Il s’agit pour Jerk Off de proposer d’autres visions, de donner la priorité aux corps queer. Ainsi, le festival fait de la représentation et de la visibilité des minorités sexuelles dans le champ de la culture, et principalement dans le spectacle vivant, son principal enjeu.

Festival dédié aux cultures et aux corps queers, un panorama d'écritures scéniques alternatives aux codes hétérosexuels dominants, qu'elles soient chorégraphiques, théâtrales ou performatives.

Vendredi 14 septembre

Nina Santes – Self Made Man / 19h30
Matthieu Hocquemiller – Le corps du roi / 21h

Samedi 15 septembre

Evangelia Kranioti - Obscuro Barroco (film) / 19h30
Julia Perazzini – Holes & Hills / 21h30

Dimanche 16 septembre

Olivier Steiner – La vie privée / 17h
Hélène Rocheteau – La nuit manquante III / 18h30

Nouvelle édition du festival Jerk Off dédié aux cultures et aux corps queers.

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Festival Concordan(s)e 2020

Festival itinérant en Île-de-France et au-delà, Concordan(s)e propose à un chorégraphe et à un écrivain de se rencontrer pour écrire une pièce à quatre mains au cours d’une résidence de création. Pour la quatorzième année, cette exploration inédite des écritures scéniques et textuelles, ces croisements entre le geste et le mot dévoilent des chorégraphies et des écrits inédits, dans des formats surprenants.

POI(D)S

C’est l’histoire d’une femme qui désire un fils plus que tout au monde. Catherine Dreyfus et Catherine Grive nous entraînent aux confins de la déraison, faisant jaillir, dans les plis des secrets de famille, un univers fantaisiste.

Entre amour et douleur, rêve et folie, enfante-ment et désenchantement, sur le plateau,  des mots et des gestes et quelques accessoires - des poids, un coussin, un tapis - déroulent le fil rouge du passé, pour dire les vertiges que peut provoquer l’expérience maternelle. Il y est aussi question de l’expérience enfantine, car nombre d’enfants ont déçu en naissant fille ou garçon. La danse de Catherine Dreyfus, vecteur d’émo-tions et de pensées, donne à voir le monde  qui nous entoure dans une langue singulière  et onirique, exposant un point de vue organique sur les choses, laissant libre cours à l’imagination, à l’interprétation du spectateur. La chorégraphe confronte le corps humain aux matières physiques, à l’appui d’une grande acuité  scénographique. Musicalité, poésie, fluidité sont les ingrédients d’une atmosphère surréaliste teintée d’ironie. Ses propositions pétillantes rencontrent ici la délicatesse de Catherine Grive, productrice d’émissions sur France Culture aussi sensibles qu’originales (Le Goût du Noir, La Peur du Vide, Les Retrouvailles, Les Salles d’attente), auteure d’albums joyeux pour enfants et de romans graves pour adoles-cents, avant de signer en 2017 son premier roman pour adultes, Reste le chagrin, aux éditions Lattès.

Regard extérieur : Guy-Pierre Couleau
Coproduction : commande du festival Concordan(s)e, Centre chorégraphique national de Nantes avec le soutien à la résidence de la Médiathèque Violette Leduc à Paris. La Compagnie ACT2 est soutenue par la DRAC Grand Est (conventionnement), la Région Grand Est (conventionnement) et la Ville de Mulhouse.

L&L

Leur engagement en commun, les artistes Joanne Leighton et Camille Laurens ont vite trouvé un terrain d’entente dans la clairière jouxtant leurs parcours artistiques : un travail sur la marche. La marche compose, la marche écrit, la marche invente un lien indéfectible avec la vie, le monde. 

Comme dans un jeu d’enfants, elles arpentent le plateau, le piétinent, l’épuisent, décrivant des circonvolutions, à l’image de boucles temporelles. La gestuelle des deux interprètes, toujours à l’unisson, se délivre doucement : rien ne ressemble plus à un pas qu’un autre pas, et pourtant chaque démarche détient son architecture propre qui en fait un événement unique. Les séries et répétitions manifestent une réflexion profonde sur le temps qui passe, l’altération et l’altérité. La répétition montre essentiellement la différence : plus il y a répéti-tion, plus il y a différence. Ces changements donnent à éprouver le temps comme une répétition différentielle, une suite de variations qui dessinent un devenir. Quel espace créons-nous à la mesure de nos pas ? 
Après Songlines de Joanne Leighton, spectacle présenté au Carreau du Temple en 2018, cette création façonnée avec Camille Laurens, auteure de neuf romans traduits en plus de trente langues, parmi lesquels Dans ces bras-là (prix Femina 2000), est à découvrir en exclusivité. 

Design sonore et regard extérieur : Peter Crosbie - Assistante : Marie Fonte - Costumes : Alexandra Bertaut
Coproduction : commande du festival Concordan(s)e 2019, Le Phare, Centre chorégraphique national du Havre Normandie – direction Emmanuelle Vo-Dinh dans le cadre d’une aide à l’écriture. Avec le soutien du Centre des monuments nationaux et la Maison George Sand de Nohant, La Briqueterie- CDCN du Val de Marne, la Médiathèque d’Évreux.

Concordan(s)e est une rencontre inédite entre un chorégraphe et un écrivain.

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Je rentre dans le droit chemin

Nom complet du spectacle : Je rentre dans le droit chemin (qui comme tu le sais n'existe pas et qui par ailleurs n'est pas droit)

Pourquoi, quand et comment la nudité a-t-elle un sens sur scène ? Enfin, un chorégraphe défie frontalement la question, sans détour ni métaphore, dans une forme pétillante, entre fausse conférence et danse vraie.

Dans le droit chemin de sa première pièce Mieux vaut partir d’un cliché que d’y arriver, présentée au Carreau du Temple en 2018, Sylvain Riéjou poursuit son exploration vidéo-chorégraphique de l’acte de création en partageant l’intimité de ses questionnements d’artiste.

Publiée sur Internet en 2010, sa vidéo-danse Clip pour Ste Geneviève, pourtant chaleureusement accueillie par le public lors de festivals de danse, tombait sous le joug d’une interdiction de circuler sur la toile. Législateur : Dailymotion. Motif invoqué : caractère pornographique.

S’est alors dessinée une interrogation sur les paradoxes de la représentation du corps dans l’art et dans la publicité : pourquoi un corps donné à voir dans toute sa vérité, donc nu, sur un plateau, dans une visée artistique, choque-t-il bien davantage - les enfants comme les adultes - que toute vidéo aux allusions clairement sexuelles, à but commercial ?

Imposant challenge pour un interprète qui a mis des années à abdiquer devant le fantasme de l’Apollon athlétique et ténébreux pour accepter son corps blanc, mince et imberbe, ce nouveau solo tente de démêler la confusion fossile entre nudité et obscénité.

Dans un climat chatoyant d’autodérision, déjouant le parfum de scandale que suscite le nu, Sylvain Riéjou propose son lexique du dénuement et le met en pratique avec son propre corps pour mettre en évidence que c’est là l’acte le plus engagé et engageant du danseur. Il nous rappelle, avec une étonnante pudeur, que toute création artistique est intrinsèquement une mise à nu.

Spectacle inclus dans votre soirée : VACA d'Anna Chirescu

Avec « Je rentre dans le droit chemin... », Sylvain Riéjou défie la question de la nudité sur scène, entre fausse conférence et danse vraie !

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