Dans le Mille
Bo / Kevin Jean n’en est pas à son galop d’essai en matière d’écriture scénique alternative aux codes hétérosexuels dominants, participant du renouvellement des imaginaires. Dans ce trio, Bo / Kevin Jean convoque des danses rarement interprétées par des personnes assignées hommes à la naissance, en explorant des éléments de l’univers de l’érotisme à rebours de la répartition genrée des rôles – la femme séduit, est regardée ; l’homme regarde, est séduit.
En 2019, La Poursuite du Cyclone irradiait une colère enfouie mais vibrante, métissant dans sa danse les questions de l’intime et du politique. Dans le mille commence là où s’arrête La Poursuite du Cyclone. Ce nouvel opus, tout en poursuivant une quête de formes performatives alternatives, puise dans un autre registre émotionnel que celui de l’exaspération ; l’affirmation d’un refus : être un homme.
Au coeur de cette performance, le chorégraphe part de ses expériences pour examiner les enjeux de l’exposition de son corps propre et de celui de ses partenaires, chacun dans sa zone de puissance. Dans le mille met parallèlement en échec le schéma binaire entre masculinité et féminité, en choisissant l’opposé de la « virilité » : la vulnérabilité, la sensibilité, le don de soi, drainant ainsi une nécessaire transformation des représentations.
En partenariat avec L'étoile du nord, dans le cadre du festival Avis de Turbulences
Avec « Dans le mille », Bo / Kevin Jean ouvre l’hypothèse d’un soulagement des comportements pré-dévolus aux femmes comme aux hommes !
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Trek Danse
Pratique inspirée du contact-improvisation, de l'histoire de la transe et du nomadisme, cette marche festive et inclusive se présente sous forme de jeux, de partitions et de rites archaïques, initié par l’artiste et ses invité·es surprises. Sur le parcours, le public explore sa capacité de perception, de relation et de composition avec l'écosystème présent. Pas à pas, il évolue dans un scénario enchanté où le réel et la fiction se trouvent étrangement mêlés. L’ambiance y est respectueuse et bienveillante, ouverte aux questions du genre, à notre animalité, à nos pulsions, aux états variés de conscience et corps.
Informations Pratiques
- Date : 2 octobre 2021
- Horaire et durée : de 14h à minuit. Un engagement sur la totalité du Treck Danse (10h) est requis pour participer.
- Lieu : de la Porte Dorée à Bercy. Le rendez-vous exact sera précisé après l’inscription.
- Public : ouvert à tou·te·s à partir de 18 ans, en bonne condition physique et présentant un pass sanitaire valide.
- Matériel requis : de bonnes chaussures de marche ou de sport, un sac à dos léger et de l’eau.
Autres :
- Les participants donnent l’autorisation d’être filmés dans le cadre de la captation du Trek Danse par l’artiste et son équipe, afin de constituer le corpus artistique des vidéos témoins de cet événement.
- Evènement gratuit, sur réservation uniquement.
- Nombre de places limité à 60 personnes.
En cas de désistement uniquement, merci de vous adresser à mediation@carreaudutemple.org
Robin Decourcy est un auteur, chorégraphe et artiste visuel français, créateur des Trek Danse. Sa rencontre avec les figures de la Post-Modern Dance, de Fluxus, de la Poésie sonore le mène à intégrer des techniques d'improvisation et de partition en temps réel. Également Influencé par la scène tech, trad, expérimentale, ainsi que l'enseignement des peuples-racines, Robin Decourcy applique différentes alternatives de relation à notre environnement par de grandes performances inclusives, alliant des processus éthologiques et micro-politiques.
En partenariat avec Le Carreau du Temple.
À l’occasion de la Nuit Blanche 2021, Robin Decourcy invite les spectateurs à prendre part à un Trek Danse développé en résonance avec des paysages choisis, sur une voie du GR75, entre Vincennes et Bercy.
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Nuit Blanche 2021
En partenariat avec le Fonds d’art contemporain – Paris Collections (prêt d'œuvres)*
Manifestation artistique annuelle dédiée à la création contemporaine, Nuit Blanche est organisée par la Ville de Paris le premier samedi du mois d’octobre depuis 2002.
Le temps d’une nuit, la création artistique contemporaine est mise à l’honneur dans Paris et sa métropole. Lors de cette nuit particulière, diff érents parcours permettent aux visiteurs de (re)découvrir des espaces publics, privés et insolites, jalonnés d’oeuvres plastiques et vivantes pour l’occasion. Cette année, sous la direction conjointe de Sandrina Martins et de Mourad Merzouki, la programmation a pour fil rouge les liens entre arts et sports, notamment en exploitant le méconnu GR 75, situé entre le boulevard périphérique et les boulevards des Maréchaux. Dans ce cadre, trois œuvres vidéos évoquant la question du corps, de la danse, de la confrontation et de la performance seront projetées en boucle sur grand écran dans la salle du Carreau du Temple.
Du 4 octobre au 15 décembre 2021, les œuvres du Fonds d'art contemporain - Paris Collections se dévoilent à travers 5 parcours thématiques à Paris, dont le parcours "Identités singulières et solidarités au cœur de la Ville" au Carreau du Temple.
BATTLE - Sabrina BELOUAAR (acquisition 2020)
BATTLE s'inspire d'une pratique performative issue de la culture hip hop pour mettre en lumière le combat commun de deux danseurs. Le combat n’est pas une confrontation entre les deux ; ils se battent conjointement contre l’intolérance et la marginalisation en imposant leurs histoires et leurs identités dans une société qui leur est hostile.
BATTLE, 2017
Vidéo, couleur, son
5 min. 1 sec., édition 1/3 + 1 EA
UDRIVINMECRAZ - Kenny DUNKAN (acquisition 2015)
Nourri de la culture caribéenne, de mode et de design, l'artiste Kenny Dunkan, ancien pensionnaire de la Villa Médicis, développe une œuvre performative et hybride qui interroge l'héritage colonial et les identités fragmentées. Dans UDRIVINMECRAZ, Kenny Dunkan danse sur la place du Trocadéro, devant la Tour Eiffel, sous les regards à la fois médusés et amusés des touristes.
UDRIVINMECRAZ, 2014
Vidéo, couleur, son
8 min. 34, édition 2/5
S’élever c’est d’abord être à terre - Ludivine LARGE-BESSETTE et Mathieu CALMELET (acquisition 2021)
En utilisant les outils de nos nouvelles cérémonies contemporaines (écrans vidéos, smartphone), S’élever c’est d’abord être à terre tente de réhabiliter le corps au sein de notre société moderne saturée d’images. Par l’utilisation de la danse contemporaine et de la réalité augmentée, l’œuvre engage le corps du spectateur dans une déambulation contemplative et ludique.
S’élever c’est d’abord être à terre, 2018
Vidéo, couleur, son
Vidéo 1 : 15 min., vidéo 2 : 11 min., éditions 1/5 + 1 EA
Dans le cadre de Nuit Blanche, manifestation artistique annuelle dédiée à la création artistique contemporaine, Le Carreau du Temple ouvre ses portes pour une nuit de projections vidéos évoquant la question du corps, de la danse et de la confrontation.
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S’élever c’est d’abord être à terre
Dans le cadre des Rencontres inattendues, plus de 80 œuvres du Fonds d’art contemporain - Paris Collections s’exposent dans plus de 50 lieux du quotidien dans tout Paris, pour provoquer la rencontre entre le grand public et des œuvres de ce patrimoine commun encore peu connu. Ces œuvres sont à découvrir en bas de chez soi, du 4 octobre au 15 décembre 2021.
À cette occasion, l’installation vidéo - performance S'élever c'est d'abord être à terre, de Ludivine Large-Bessette et Mathieu Calmelet est visible au Carreau du Temple, le samedi 27 novembre, de 11h30 à 16h30.
Alors que le vide-greniers se tiendra dans la Halle du Carreau du Temple, les visiteurs·euses et curieux·euses pourront découvrir l’installation vidéo - performance de ces deux artistes dans l'espace -1 (sous-sol). L’installation vidéo est participative, le public pouvant l’activer avec de la réalité augmentée. Deux fois dans la journée, une performance de Mathieu Calmelet et Ludivine Large-Bessette investira l’installation vidéo.
L'installation vidéo
S'élever c'est d'abord être à terre détourne les codes du retable d'église. À la cérémonie religieuse est substituée la cérémonie artistique, la performance des corps, qu’ils soient représentés sur les écrans vidéo et les tablettes tactiles ou performants dans l'installation. Ce polyptyque vidéo - performance propose une autre lecture de la composition traditionnelle du retable et étudie ainsi les modes de représentation et le poids des symboles dans notre société contemporaine saturée d’images. Par l’utilisation de la danse contemporaine et de la réalité augmentée, l’œuvre engage le corps des spectateur·trice·s dans une déambulation contemplative et ludique.
L'œuvre vidéo S'élever c'est d'abord être à terre, a été acquise en 2021 par le Fonds d’art contemporain - Paris Collections. L'œuvre est exposée pour la première fois depuis son acquisition par la Ville sous la forme d’une installation vidéo participative avec réalité augmentée et performance.
La performance
Les artistes investiront l'installation vidéo à l'occasion de deux performances :
- 1ère performance : 14h30 (durée : 25 minutes)
- 2ème performance : 16h (durée : 25 minutes)
Les artistes
Ludivine Large-Bessette (née en 1987, Fontainebleau, vit et travaille à Paris) s'intéresse au corps et à ses représentations. Elle a multiplié les collaborations avec des danseurs qu'elle a filmés et invités à diverses formes de performance en dialogue avec ses vidéos.
Co-auteur du projet, Mathieu Calmelet (né en 1986, La Tronche, vit et travaille à Roubaix) est chorégraphe-interprète et musicien.
Une installation vidéo participative, accompagnée de performances live, pour interroger notre relation aux images, aux symboles et aux icônes !
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Vide-Grenier 2021
Venez nombreux chiner lors de cette journée solidaire et citoyenne !
Organisé par le conseil de quartier Temple-Enfants Rouges, en partenariat avec le Secours populaire, ce vide-greniers est accueilli par le Carreau du Temple. Les habitants de Paris Centre proposeront à la vente leurs effets personnels, vêtements, jouets et jeux, livres et DVD.
Inscription "exposants / vendeurs" ouverts à tou·te·s les habitant·e·s de Paris Centre
Quatre séances d’inscriptions sont organisées pour celles et ceux qui souhaitent participer à l’événement. Les inscriptions se font à la Mairie de Paris Centre (2 rue Eugène Spuller, 75003 Paris) aux créneaux suivants :
- Mardi 9 novembre 2021 de 18h à 20h
- Samedi 13 novembre 2021 de 10h à 12h
- Mercredi 17 novembre 2021 de 18h à 20h
- Samedi 20 novembre de 10h à 12h
Les bénéfices de la location des stands seront reversés au Secours populaire de Paris.
Pour plus d’informations : cliquez ici ou contactez le Conseil de quartier à cqenfantsrouges@gmail.com
Installation vidéo / performance
Entre deux bonnes affaires, descendez à l'espace -1 du Carreau du Temple pour découvrir l’installation vidéo - performance S'élever c'est d'abord être à terre de Ludivine Large-Bessette et Mathieu Calmelet, visible de 11h30 à 16h30 !
Participez au vide-greniers de quartier dans la Halle du Carreau du Temple !
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Brassens a 100 ans
Brassens n'est pas seulement l'une des figures les plus influentes, les plus mythiques de la chanson française, il est l'un des membres de notre famille : c'est notre tonton Georges. Plusieurs générations d'auteurs, de compositeurs et d'interprètes ont grandi à l'ombre de sa moustache et de sa pipe. Tous savent que, derrière le personnage à la voix rocailleuse, derrière la pompe de sa guitare et la verdeur de son verbe, il est une intarissable source d'inspiration.
C'est le projet de cet album Brassens a 100 ans : donner la parole aux enfants et aux petits-enfants de Georges et faire vivre, encore, à travers leur voix, leur regard, ce géant de la chanson. Autour de Sophie Delassein, autrice de Brassens a 100 ans, (éd. Seghers, 2021), cinq artistes de la scène française viennent dire et chanter leurs belles dettes !
Invité·e·s : Laura Cahen, Barbara Carlotti, Clou, Joseph d’Anvers, Sophie Delassein, La Grande Sophie
En partenariat avec la Maison de la Poésie, dans le cadre du festival Paris en Toutes Lettres
Dans le cadre du festival Paris en Toutes Lettres, le Carreau du Temple accueille une soirée-concert littéraire en l'honneur des 100 ans de Georges Brassens !
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Le Souper
Comédienne, performeuse, ventriloque, transformiste d'exception, Julia Perazzini imagine un dialogue avec son frère décédé. L'artiste invoque et désamorce sa propre peur de la mort pour l'offrir en miroir aux spectateurs et, une fois n'est pas coutume, l'envisager comme une puissance d’activation du vivant.
En conversant avec l'absent, Julia Perazzini élabore une déroutante alchimie entre souffle, corps et voix, qui réveille notre relation avec l’invisible, l’irrationnel, donne la parole aux recoins endeuillés ou figés de nous-mêmes. Elle méduse l'étrangeté, voire la légitimité, de la frontière entre ce qui est dit « absent » et dit « présent ». Pouvons-nous transgresser les règles des possibles connexions entre les êtres ? Il y va de la constitution d'un « nous ».
Elle n'a pas connu ce frère, disparu avant qu'elle ne naisse. C'est ainsi dans un grand vent de liberté formelle, mais avec pudeur et délicatesse, que l'artiste s'autorise à rêver que la vitalité de son frère pourrait réinsuffler de la vie là où les choses sont gelées, révélant ce terreau créatif et incorruptible de nos parties enfouies. Passé et présent, conscient et inconscient se cognent, laissant jaillir par étincelles les failles des mosaïques qui nous composent, tous ces petits « jeux » au sens mécanique qu'explore méticuleusement l'artiste. Sur une scène presque vide se livre un jeu qui flirte avec le « non-jeu », soulignant la finesse de l'écriture, et, surtout, la déconcertante performativité de Julia Perazzini. Une sublimation psycho-magique de nos angoisses.
Artiste d’exception aux multiples talents, Julia Perazzini imagine dans « Le souper » un dialogue avec son frère décédé.
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Voix Intérieures (manifeste)
Un danseur, un musicien, une militante activiste, tous trois Congolais. En un triangle de corps et de langages poétiques, ils restituent ces milliers de voix qui bouillonnent à l’intérieur de leur pays sans pouvoir s’exprimer, tant de rêves étouffés dans la brutalité.
À l’appui des mouvements citoyens exigeant les droits les plus élémentaires - la mise à disposition d’eau et d’électricité pour tous, la protection, l’éducation, le vote libre (et non truqué), la fin de l’enrôlement forcé d’enfants dans l’armée pour dénicher des matières premières -, Yves Mwamba s’offusque à voix haute contre le mépris des dirigeants du Congo. C’est un hommage au militantisme d’une jeunesse engagée mais bafouée, pacifiste et déterminée, non violente et pourtant brûlée vive. Dialoguant avec l’espace scénique qui évolue comme au fil d’une marche militante, les trois performers convoquent et dévoilent, dans les entrelacs des cordes vocales, dansées et musicales, un contexte politique désastreux.
Yves Mwamba fait bouger des corps pour pallier aux mots qui manquent, avec son vocabulaire chorégraphique teinté de krump, de sa danse ténébreuse et solaire, rugueuse et sulfureuse.
Sur une création sonore composée d’ambiances et de voix recueillies au Congo, ce surprenant trio insuffle une énergie vibrante, une cohésion vitale, qui résonnent avec une richesse humaine universelle : la persévérance à se tenir debout.
Dans sa création « Voix intérieures (Manifeste) », le chorégraphe Yves Mwamba convoque un danseur, un musicien et une militante activiste pour un manifeste contre l’absurdité du monde.
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AKAA (Also Known As Africa) 2021
Pour la sixième édition, AKAA investit la Halle du Carreau du Temple avec une sélection toujours plus pointue de galeries d’art pour exposer les oeuvres des artistes les plus dynamiques du continent africain et de ses diasporas.
Avec 35 galeries participantes et 100 artistes présents, venus des quatre coins du monde, AKAA s’est érigé, en six éditions, en événement incontournable pour les collectionneurs, professionnels et amateurs d’art contemporain. AKAA se distingue aussi par sa convivialité et son désir d’échanges, offrant un espace chaleureux, fluide et ouvert, propice à de nombreuses rencontres à la fois commerciales mais aussi culturelles, artistiques, ou intellectuelles grâce aux Rencontres AKAA. Ces Rencontres constituent une plateforme culturelle à part entière au sein de la foire où sont invités artistes, curateurs, penseurs, professionnels de l’art et visiteurs à s’exprimer et à débattre publiquement. Avec une programmation riche de conférences, projections, performances et lectures, elles invitent à la réflexion sur des questions relatives à l’actualité de la vie artistique et du marché de l’art en Afrique.
Cette année, les Rencontres AKAA proposeront une programmation culturelle intitulée « À rebrousse-temps ». Après l’expérience d’un temps latent cette dernière année, le réapprentissage de l’attente fut contraint et nous aura appris à apprécier la juste valeur des choses, des êtres et de l’environnement qui nous entourent. Les artistes participent à définir ce temps qui construit notre histoire, marqué par l’empreinte du passé.
Crédit photo : A coat found in the museum of shame by kids 2021 ©️ Wonder Buhle, Courtesy BKhz Gallery
AKAA, principale foire dédiée aux scènes artistiques d’Afrique et de ses diasporas en France, revient pour sa sixième édition du 12 au 14 novembre 2021 au Carreau du Temple.
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Je rentre dans le droit chemin …
Dans le cadre de Danse Dense #lefestival
Nom complet du spectacle : Je rentre dans le droit chemin (qui comme tu le sais n'existe pas et qui par ailleurs n'est pas droit)
Pourquoi, quand et comment la nudité a-t-elle un sens sur scène ? Enfin, un chorégraphe défie frontalement la question, sans détour ni métaphore, dans une forme pétillante, entre fausse conférence et danse vraie.
Dans le droit chemin de sa première pièce Mieux vaut partir d’un cliché que d’y arriver, présentée au Carreau du Temple en 2018, Sylvain Riéjou poursuit son exploration vidéo-chorégraphique de l’acte de création en partageant l’intimité de ses questionnements d’artiste.
Publiée sur Internet en 2010, sa vidéo-danse Clip pour Ste Geneviève, pourtant chaleureusement accueillie par le public lors de festivals de danse, tombait sous le joug d’une interdiction de circuler sur la toile. Législateur : Dailymotion. Motif invoqué : caractère pornographique.
S’est alors dessinée une interrogation sur les paradoxes de la représentation du corps dans l’art et dans la publicité : pourquoi un corps donné à voir dans toute sa vérité, donc nu, sur un plateau, dans une visée artistique, choque-t-il bien davantage - les enfants comme les adultes - que toute vidéo aux allusions clairement sexuelles, à but commercial ?
Imposant challenge pour un interprète qui a mis des années à abdiquer devant le fantasme de l’Apollon athlétique et ténébreux pour accepter son corps blanc, mince et imberbe, ce nouveau solo tente de démêler la confusion fossile entre nudité et obscénité.
Dans un climat chatoyant d’autodérision, déjouant le parfum de scandale que suscite le nu, Sylvain Riéjou propose son lexique du dénuement et le met en pratique avec son propre corps pour mettre en évidence que c’est là l’acte le plus engagé et engageant du danseur. Il nous rappelle, avec une étonnante pudeur, que toute création artistique est intrinsèquement une mise à nu.
Avec « Je rentre dans le droit chemin... », Sylvain Riéjou défie la question de la nudité sur scène, entre fausse conférence et danse vraie !
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