Le Grand Défilé

Édith Amsellem / Paris l'été

Pour le Festival Paris l'été, Édith Amsellem orchestre un défilé de mode tel un manifeste critique des injonctions qui façonnent le corps des femmes.

Date(s)
Mercredi 22 et jeudi 23 juillet 2026 à 19h
Lieu(x)
Halle
Tarif(s)
Tarif unique à 15€
Durée
1h
Informations supplémentaires

Spectacle conseillé à partir de 14 ans

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Transformer le défilé de mode en expérience collective et critique : telle est la proposition d’Édith Amsellem. Dans la majestueuse Halle du Carreau du Temple, des jeunes femmes prennent place sur le podium pour interroger, à vue, les injonctions qui façonnent les corps. Ici, le vêtement devient langage. Il expose, déborde, résiste.

Le public suit un parcours sensible, depuis l’exposition spectaculaire - sur le catwalk - jusqu’à l’espace plus intime des confidences - côté backstages. Les figures imposées se fissurent, laissant émerger des récits singuliers, drôles, graves, vivants. Spectacle participatif et rituel d’émancipation, Le Grand Défilé déplace le regard et rend au féminin une puissance joyeuse et indocile.

Dans le cadre du Festival Paris l'été

Ce n’est pas le vêtement en lui-même qui pose problème : c’est l’assignation à un vêtement et à travers lui à un certain rôle.
Mona Chollet dans « Beauté Fatale »

Édith Amsellem

Originaire de Marseille, elle commence la danse classique à l’âge de 4 ans. À 10 ans, elle intègre l’Opéra de Marseille où elle passe trois années avant de s’ouvrir à d’autres formes de danse, moderne et contemporaine. Après son bac, elle suit un BTS communication-graphisme, puis une maîtrise en conception et mise en œuvre de projets culturels à l’Université d’Aix-Marseille, avec une option lourde en théâtre. Quelque chose l’attire.

En 1998, Eva Doumbia lui confie le rôle de Rosette dans On ne badine pas avec l’amour de Musset, un choix délibéré en raison de son absence d’expérience d’actrice. Elle distribue à des non-acteurs les rôles de prolos et à des acteurs confirmés les rôles de bourgeois. Le spectacle tourne, un monde s’ouvre.

En 2000, Anne Pleis l’invite dans son aventure Taxis-Théâtre. Elle propose à des artistes un concept pour trois, quatre spectateur.rices : mettre en scène une fiction dans une voiture en prenant la ville pour décor. Elle y participe à Marseille, Bruxelles et Metz. Cette aventure est déterminante. Elle lui ouvre les yeux sur la pertinence de l’espace réel pris comme toile de fond dans la narration d’une fiction. Elle apprend à regarder la ville, à la superposer aux histoires, à choisir des cadres pour faire résonner les mots. Et par-dessus tout, elle éprouve ce frottement délicieux entre réel et fiction, déclenchant toutes sortes d’accidents improbables qui sèment le trouble dans la tête des spectateur.rices : le théâtre devenant plus vrai que nature dans ce réel poétique déformé par le prisme de la fiction.

En 2005, elle co-crée le collectif En Rang d’Oignons, où chacun.e des membres actifs participe à toutes les étapes des créations des pièces. C’est l’occasion pour elle de proposer du théâtre hors des salles : plage, bar, maison de retraite, musée… Après quelques expériences fructueuses, le collectif implose mais laissera des traces.

En 2012, elle fonde la compagnie ERd’O, affirmant un double axe de travail : le théâtre dans des lieux non dédiés et la place des femmes dans la société.

Sa première création est Les Liaisons dangereuses sur terrain multisports (2012), suivie de Yvonne, princesse de Bourgogne sur château-toboggan (2015), puis J’ai peur quand la nuit sombre (2018), une expérience immersive dans un parc, et Virginia à la bibliothèque (2020). Elle crée en 2022 Vous êtes ici, son premier spectacle participatif.

Elle s’engage ensuite dans une exploration participative autour du vêtement avec Les Beautés (2024), un défilé-portrait qui met en lumière de jeunes exilé·es, puis Les Superbes (2025), qui donne la parole à la jeunesse sur le rapport au corps et au vêtement. Son dernier projet, Le Grand Défilé (2026), prend la forme d’une création participative visant à déconstruire les normes du genre féminin et à ouvrir un espace de réflexion collective.

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