Derrière les barreaux, les conventions sociales sont caduques. Et la parole se libère. Une performance, un film et une rencontre dévoilent la réalité invisibilisée des jeunes en rééducation : récits, confessions, voix intérieures…
La justice des mineur·es et leur encadrement suscitant aujourd’hui de nombreux débats - notamment liés au nouveau code de la justice pénale des mineur·es depuis 2021, Le Carreau du Temple invite à l'occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant à une rencontre sur ce sujet et présente la performance de Sonia Chiambretto, ainsi que le film Quartier mineur de Thibaud Croisy qui documente le quotidien des éducateurs en prison pour mineurs.
Programme du vendredi 20 novembre 2026
Spectacle Peines mineures de Sonia Chiambretto : 14h30 et 19h30 / Tarif spectacle : 11€ à 22€
Projection du film Quartier mineur de Thibaud Croisy : 15h30 et 20h30 / Gratuit sur inscription
Table rondeLes enjeux actuels de la protection de la justice des mineurs : de 16h30 à 18h / Entrée libre / En partenariat avec la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) d'Île-de-France
Spectacle Peines mineures de Sonia Chiambretto
Sonia Chiambretto s'est immergée dans un centre éducatif fermé, en dialogue avec de jeunes détenues, adolescentes et mineures au sens de la loi. Ce que la poétesse y a vu, vécu et entendu nourrit son livre Peines mineures et la performance éponyme. Nous rencontrons la parole de ces filles de 13 à 16 ans, dans la liberté de leur solitude et leur intimité, face à un quotidien oppressant et souvent violent. De fugues – imaginaires ou réelles – en fureurs rebelles et poursuites agitées, la comédienne et danseuse Tara Veyrunes se frotte à ces cris et murmures comme à ses propres rêves d’action.
Avec le Festival Playground des Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis
Quartier mineur est une immersion inédite dans l'aile d’une prison, où sont incarcérés trente détenus mineurs. Des longs couloirs aux salles d'entretien exiguës, le film suit les éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse, des agents du Ministère de la Justice qui accompagnent les mineurs tout au long de leur détention. Grâce à des échanges réguliers, ces professionnels tentent de tisser des liens avec les jeunes, cherchent à comprendre leur parcours et élaborent avec eux un projet de sortie susceptible d'être accepté par leur magistrat.
La loi interdisant de dévoiler l'identité des mineurs afin de leur garantir une réinsertion optimale, c'est à travers les yeux de ces éducateurs que Thibaud Croisy filme la vie de ce quartier à part. Il se réapproprie ainsi la contrainte qui pèse sur ses images, l'inscrit au cœur de son documentaire et donne à voir, dans un contrechamp impossible, ces adolescents que l'on tient soigneusement éloignés des regards.
Table ronde Les enjeux actuels de la protection de la justice des mineurs
Une table ronde en partenariat avec la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) d'Île-de-France.
Informations complètes sur le programme de la table ronde sur le site Internet en octobre 2026
Des jeunes en centre éducatif fermé prennent la parole pour la Journée internationale des droits de l'enfant : performance de Sonia Chiambretto, film de Thibaud Croisy et table ronde.
CinéCaro, association de cinéphiles et fidèle programmatrice des séances de cinéma du Carreau du Temple, propose pour cette nouvelle saison une sélection de fictions et documentaires abordant la thématique du Mensonge.
Les films
Soirée Courts métrages
Mardi 5 janvier 2027 à 19h30
- Habibi de Alexey Evstigneev (2025, 15 min) - Pourquoi parlez-vous si bas de Pauline Broulis et Zoé Labasse (25 min) - Éclipse solaire de Alireza Ghasemi et Raha Amirfazli (14 min) - Le Diable et la Bicyclette de Sharon Hakim (24 min)
Ida de Pawel Pawlikowski (2013, 1h22)
Mardi 23 février 2027 à 19h30
Dans la Pologne amnésique du début des années 1960, une jeune nonne orpheline apprend qu'elle est la fille de juifs victimes du nazisme. Un drame feutré et pénétrant, Oscar du meilleur film étranger en 2015.
Border Line de Alejandro Rojas et Juan Sebastián Vásquez (2024, 1h17)
Mardi 30 mars 2027 à 19h30
Alors qu'ils pensaient commencer une nouvelle vie grâce à une green-card, Diego et Elena voit la police des frontières stopper leur élan à l’aéroport de New York. Un huis clos aiguisé au suspense implacable pour ce premier film remarqué.
Citizenfour de Laura Poitras (2014, 1h53)
Mardi 20 avril 2027 à 19h30
Laura Poitras documente les révélations d’Edward Snowden sur la surveillance de masse de la NSA, tournées en direct à Hong Kong. Le film, portrait intime et historique, a marqué l’opinion mondiale et remporté l’Oscar du meilleur documentaire en 2015.
Prima la Vita de Francesca Comencini (2025, 1h48)
Mardi 1er juin 2027 à 19h30
La réalisatrice, fille du réalisateur populaire Luigi Comencini, raconte son enfance libre auprès de ce dernier, puis ses débuts d’adulte tourmentée. Une autobiographie dévoilant la beauté de leur lien père-fille.
Rencontres
Les projections sont suivies d’une rencontre / débat avec des professionnel·les ayant participé aux films : réalisateur·rices, acteur·rices, décorateur·rices…
Pour cette nouvelle saison, un voyage cinématographique sur la thématique du mensonge avec CinéCaro, fidèle programmateur du Carreau du Temple !
Synopsis : Un père et sa fille habitent les mondes de l'enfance. Il lui parle avec respect et sérieux, comme à une grande personne, il l'entraîne dans des univers magiques débordants de vie et d'humanité. Il est le grand cinéaste de l'enfance et travaille sur Pinocchio. Un jour, la petite fille devient une jeune femme et l'enchantement disparaît.
Rencontre
La projection sera suivie d’une rencontre / débat avec des professionnel·les ayant participé aux films : réalisateur·rices, acteur·rices, décorateur·rices…
En savoir plus sur le film :
Le film est annoncé en 2021 sous le titre de travail Prima la vita, poi il cinema. Le tournage commence à Rome à la fin du mois d'août 2023.
Le film a remporté de multiples récompenses aux Rubans d'argent 2025 : Meilleur film, Meilleur scénario, Meilleure actrice pour Romana Maggiora Vergano, Meilleur acteur pour Fabrizio Gifuni et meilleur directeur de casting. Il a également été diffusé dans la sélection officielle, hors compétition du Festival de Venise 2024.
Une jeune femme décide de mentir à son père afin de ne pas mettre en péril la relation privilégiée qu'elle entretient avec lui depuis son enfance.
Synopsis : Dans la Pologne des années 60, avant de prononcer ses vœux, Anna, jeune orpheline élevée au couvent, part à la rencontre de sa tante, seul membre de sa famille encore en vie. Elle découvre alors un sombre secret de famille datant de l'occupation nazie.
Rencontre
La projection sera suivie d’une rencontre / débat avec des professionnel·les ayant participé aux films : réalisateur·rices, acteur·rices, décorateur·rices…
En savoir plus sur le film :
Le personnage de Wanda Gruz s’inspire d’une personne réelle, Helena Wolińska-Brus, juive, membre de la résistance communiste pendant la guerre et procureure militaire après celle-ci, qui a émigré au Royaume-Uni, où le réalisateur l’a connue dans les années 1980. Il a voulu écrire un scénario de film sur elle mais finalement il n’a pas réussi à cerner une personnalité aussi contradictoire que celle de cette femme.
Le film est noir et blanc, au format 4/3, inhabituel dans les années 2000, pour évoquer les films polonais des années 1960. Paweł Pawlikowski a choisi de tourner en noir et blanc, afin de limiter les objets et les éléments présents dans le cadre. Le film devait se montrer le plus minimaliste possible à l'écran.
Le film a remporté de multiples récompenses en 2013, 2014 et 2015: Grand prix au Festival de Londres 2013, Grand prix au Festival de Varsovie 2013, Grand prix au Festival Les Arcs, prix FIPRESCI au Festival international du film de Toronto 2013, Flèche de Cristal du meilleur film aux Arcs Film Festival 2013, Meilleur film en langue étrangère pour Los Angeles Film Critics Association en 2014, Meilleur film en langue étrangère aux BAFTA 2015, Meilleur film étranger aux Film Independent's Spirit Awards 2015, Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2015, Prix Goya du meilleur film européen en 2015...
Une religieuse novice sur le point de prononcer ses vœux découvre un secret de famille datant de l'occupation allemande.
Laura Poitras documente les révélations d’Edward Snowden sur la surveillance de masse de la NSA, tournées en direct à Hong Kong. Le film, portrait intime et historique, a marqué l’opinion mondiale et remporté l’Oscar du meilleur documentaire en 2015.
Le film
Synopsis : En 2013, Edward Snowden déclenche l’un des plus grands séismes politiques aux Etats-Unis en révélant des documents secret-défense de la NSA. Sous le nom le code « CITIZENFOUR », il contacte la documentariste américaine Laura Poitras. Elle part le rejoindre à Hong Kong et réalise en temps réel CITIZENFOUR, un document historique unique et un portrait intime d’Edward Snowden.
Rencontre
La projection sera suivie d’une rencontre / débat avec des professionnel·les ayant participé aux films : réalisateur·rices, acteur·rices, décorateur·rices…
En savoir plus sur le film :
Il s'agit du troisième volet de la trilogie sur l'Amérique post-11 septembre réalisée par Laura Poitras. En 2006, elle dénonçait les excès de la guerre anti-terroriste dans My Country, My Country, qui traite de la guerre d'Irak menée par les États-Unis ; en 2010, le second volet intitulé The Oath, s'intéressait à la base navale de la baie de Guantánamo.
L'équipe de tournage du documentaire a fait le tour de monde, puisque celui-ci a eu lieu en Belgique, en Allemagne, en Grande-Bretagne, au Brésil, en Chine, en Russie et pour finir aux Etats-Unis.
Présenté en avant-première au festival du film de New York 2014, Citizenfour a par la suite remporté de nombreuses récompenses, dont le prix du meilleur film documentaire aux BAFTA Awards 2015, aux Independant Spirit Awards et aux Oscars 2015.
Depuis Hong Kong, Laura Poitras livre le portrait d'Edward Snowden pour révéler l'affaire des documents secret-défense de la NSA.
Synopsis : Projetant de démarrer une nouvelle vie aux États-Unis, Diego et Elena quittent Barcelone pour New-York. Mais à leur arrivée à l’aéroport, la Police des Frontières les interpelle pour les soumettre à un interrogatoire. D'abord anodines, les questions des agents se font de plus en plus intimidantes. Diego et Elena sont alors gagnés par le sentiment qu'un piège se referme sur eux...
Rencontre
La projection sera suivie d’une rencontre / débat avec des professionnel·les ayant participé aux films : réalisateur·rices, acteur·rices, décorateur·rices…
En savoir plus sur le film :
Le projet est né des nombreuses fois où les réalisateurs vénézuéliens Juan Sebastián Vásquez et Alejandro Rojas se sont rendus aux États-Unis, mais aussi des témoignages de leurs familles et amis.
Au début, Juan Sebastián Vásquez et Alejandro Rojas voulaient simplement partager une expérience personnelle : " Le film est donc politique car le simple fait de choisir de raconter cette histoire l’est. Il parle des dynamiques de pouvoir, du harcèlement, des problèmes d’autorité, des endroits où vous pouvez soudain vous sentir extrêmement vulnérable selon vos origines, la méfiance que nourrissent certains envers vous selon ces mêmes origines. "
Les cinéastes ont choisi de situer le récit lors de la présidence de Donald Trump, période durant laquelle la construction d'un mur séparant le Mexique de États-Unis a été entamée
Le film a remporté plusieurs récompenses internationales : Grand Prix et Prix d’Interprétation pour Bruna Cusi au Festival Premiers Plans à Angers, Prix du Public & Prix Police au festival Reims Polar. Il a également reparti avec plusieurs prix au festival CinéHorizontes : Prix Horizon d’Or du Meilleur Film, Prix Belle Jeunesse Lycéens Notre Dame de Sion, Prix de la Meilleure Actrice pour Bruna Cusi, Prix du Meilleur Acteur pour Alberto Ammann, Prix du Meilleur Scénario pour Alejandro Rojas & Juan Sebastian Vasquez
Alors qu'ils pensaient commencer une nouvelle vie grâce à une green-card, Diego et Elena voit la police des frontières stopper leur élan à l’aéroport de New York.
Habibi de Alexey Evstigneev (2025, France, 15 min)
Kazakhstan. Laura, craignant d’être ostracisée par sa famille et son mari, décide de simuler une grossesse. Mais le moment est venu d’accoucher.
Le film a été dans la sélection officielle au Festival du film de Varsovie 2025 et au Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand 2026.
Pourquoi parlez-vous si bas ? de Pauline Broulis et Zoé Labasse (2025, France, 25 min)
Été 1583. Obsédé par l’idée d’avoir un héritier, un riche marchand fait vivre un enfer à sa jeune épouse, Isabelle. Charlotte, sa femme de chambre, décide d’agir. Dans l’ombre de la grande maison, les domestiques s’organisent en secret.
Le film a remporté le prix du Meilleur Premier Film à Filmoramax 2025, Adèle Journeaux a remporté le Prix d'interprétation au 23e Prix Unifrance du court-métrage 2025, Pauline Broulis et Zoé Labasse sont nommées Talents 2026 de la Fête du Court Métrage 2026.
Éclipse solaire de Alireza Ghasemi et Raha Amirfazli (2021, Iran, 14 min)
Juste avant que la plus grande éclipse solaire du siècle ne soit totale, une jeune adolescente désireuse de la capturer avec son appareil photo analogique est impliquée dans la révélation d'un grand secret.
Le film a été sélectionné dans plusieurs festivals de cinéma internationaux, et a reçu la Mention honorable au Minimalen Short Film Festival en Norvège.
Le Diable et la Bicyclette de Sharon Hakim (2025, France-Liban, 24 min)
Yasma, jeune fille libanaise de 13 ans, issue d’un mariage multiconfessionnel, se prépare au rituel de la première communion. Mais alors qu’elle s’éveille à la sensualité, s’installe un rituel d’un tout autre genre.
Le film a été sélectionné et remporté plus d'une quinzaine de prix dans des festivals de cinéma internationaux.
Rencontre
La projection sera suivie d’une rencontre / débat avec des professionnel·les ayant participé aux films : réalisateur·rices, acteur·rices, décorateur·rices…
Une soirée spéciale courts métrages autour de la thématique du mensonge, initiée par Cinécaro !
Une soirée pour ressusciter le monde disparu de la confection parisienne.
Le Schmattès — ses ateliers fiévreux, ses trottoirs encombrés de portants, ses patrons à la gouaille légendaire, ses petites mains venues de partout — a façonné un quartier, une économie, une culture. Tout cela a presque entièrement disparu. Le temps d’une soirée, on le fait revenir.
Programme
18h30 à 19h30 : Table ronde pour raconter ce que furent le Sentier et le Schmattès : un monde à part au cœur de Paris, entre shtetl et capitalisme sauvage, où l’on coupait, cousait, négociait et inventait à une vitesse que la mode d’aujourd’hui a oubliée.
19h45 à 20h45 : Projection du film Les invisibles de la mode de Génia et de Julien Bonnard sur la maison Elbertex — une plongée dans l’une de ces maisons qui ont fait le quartier.
20h50 à 21h30 : Discussions avec celles et ceux qui l’ont vécu, connu et raconté, suivies de dédicaces de l'ouvrage Schmattès de et avec Guillaume Erner.
Une soirée autour de Schmattès de Guillaume Erner introduite par Sophia Aram, avec la journaliste Alice Pfeiffer.
Une soirée pour ressusciter le monde disparu de la confection parisienne, autour de l'ouvrage « Schmattès » de Guillaume Erner.
Queens of Joy est un documentaire puissant réalisé par Olga Gibelinda (2025), qui retrace le combat de trois drag queens restées en Ukraine pour défendre la liberté du pays, la communauté LGBTQIA+ et leur propre existence.
Kyiv, février 2022. Alors que la guerre éclate et que les bombes s’abattent sur la ville, trois âmes choisissent de rester. Oleksandr, alias Marlen Scandal, figure légendaire de la culture drag, Monroe, femme transgenre et icône médiatique en quête de sa vérité et Aura, artiste drag queen et militaire qui découvre peu à peu celle qu’il est vraiment.
Le trio s'unit pour organiser un spectacle drag caritatif en soutien à l'Ukraine et à ses défenseurs, prouvant que l'art et la culture peuvent être une arme puissante de résistance et de solidarité. Dans les caves, les clubs ou les abris, leurs corps deviennent des manifestes : l’art et la joie comme dernières résistances à la guerre. Queens of Joy révèle la puissance de la liberté individuelle et la force de la communauté LGBTQIA+ lorsqu’elle s’affirme face à la violence. Dans ce film, la réalisatrice Olga Gibelinda allie sensibilité artistique et précision documentaire.
Les résistances queer en temps de guerre en Ukraine
Samedi 21 février 2026 de 15h30 à 16h30 - Rencontre en ukrainien et traduite en français
Invité·es :
Olga Gibelinda - Réalisatrice et productrice ukrainienne. Créant des films qui mettent en lumière des enjeux sociétaux importants, Queens of Joy marque ses débuts dans le long métrage documentaire.
Oleksandr Demenko - Militaire, ancien prisonnier de guerre et président de l’ONG “Militaires ukrainiens LGBTQ pour l’égalité des droits”.
Olexii Kuchanskyi - Chercheur·se en cinéma et médias, spécialiste des expérimentations filmiques soviétiques et ukrainiennes.
Pierre-Antoine Lalande, modérateur de la rencontre - Curateur indépendant, critique d’art et journaliste pour le magazine Mouvement.
Interprète : Nathalie Boyko-Jacura
Projection débat organisée dans le cadre du Voyage en Ukraine, la Saison de l’Ukraine en France
À Kyiv, en pleine guerre, l’art drag se dresse en étendard, acte de résistance et cri de liberté. À l’occasion du Festival Everybody, une projection et une rencontre célèbrent la puissance des voix queer d’Ukraine.
Synopsis : Halim est marié depuis longtemps à Mina, avec qui il tient un magasin traditionnel de caftans dans la médina de Salé, au Maroc. Le couple vit depuis toujours avec le secret d’Halim, son homosexualité qu’il a appris à taire. La maladie de Mina et l’arrivée d’un jeune apprenti vont bouleverser cet équilibre. Unis dans leur amour, chacun va aider l’autre à affronter ses peurs.
Rencontre
La projection sera suivie d'une rencontre avec Virginie Surdej, cheffe opératrice (aussi appelé directrice de la photo) du film.
En savoir plus sur le film :
Pendant les repérages de son précédent film Adam, Maryam Touzani a fait une rencontre décisive dans la médina de Salé avec un homme qui tenait un salon de coiffure pour dames, qui a inspiré le personnage d’Halim (Saleh Bakri).
La réalisatrice a voulu faire un film sensoriel : « Avec Virginie Surdej, on a voulu mettre en lumière le travail des maalem dans la beauté de ses détails. La lumière traverse les différents lieux et nous aide à aller vers la profondeur des émotions des personnages. »
Maryam Touzani et la costumière Rafika Benmaimoune ont beaucoup travaillé en amont sur le choix des couleurs : celles des caftans comme celles des vêtements des personnages. Halim arbore une élégance innée que la cinéaste a voulu raconter à travers ses habits.
Le Bleu du caftan a remporté plusieurs prix en France et à l'international : Prix du Jury au Festival international du film de Marrakech (2022), Prix de la Mise en scène et du Meilleur acteur (Saleh Bakri) au Festival du Film Francophone d'Angoulême (2022), Prix du Meilleur acteur (Saleh Bakri), de la Meilleure actrice (Lubna Azabal) et Prix du Jury au Festival 2 Cinéma de Valenciennes (2022).
Le film a été nominé dans la sélection officielle « Un Certain Regard » au Festival de Cannes en 2022.
Avec « Le Bleu du caftan », Maryam Touzani dépeint l'homosexualité au Maroc à travers un triangle amoureux où les désirs se heurtent.