FuturEs #7 « Vie quotidienne et émancipation »

Où se situe le politique dans nos existences ? Dans la pensée, bien sûr, dans la participation à la vie démocratique, sans doute, mais aussi et surtout dans notre quotidien. Aucun espace théorique ne réfléchit mieux ce rapport entre vie quotidienne et lutte pour le bien commun que l’écoféminisme. 

Geneviève Pruvost, sociologue du travail et du genre au Centre d’étude des mouvements sociaux, et invitée de ce nouveau rendez-vous du cycle FuturEs le démontre avec force dans son dernier ouvrage Quotidien politique, féminisme, écologie, subsistance. En étudiant l’expérimentation d’alternatives écologiques et anticapitalistes mises en place par des communautés dans certains territoires, elle s’interroge sur les notions de travail, de consommation et de survie. Les alternatives écologiques et anticapitalistes contemporaines montrent la voie vers une société égalitaire et durable, et rappellent avec force que l’effondrement actuel du vivant trouve ses racines dans le colonialisme et le travail domestique féminine. Autant d’appels à repenser un rapport au quotidien comme un enjeu révolutionnaire, potentiellement le seul capable de nous sortir collectivement du désastre écologique vers lequel la société industrielle nous pousse inéluctablement. 

Redistribution, ancrage dans le biotope, émancipation : recherchons le sens d’un quotidien profondément écologiste, résolument féministe, pour retrouver le goût de l’avenir.

  • Sélections de livres du Comptoir des Mots sur place lors de la rencontre ou à commander en ligne : cliquez ici
  • Dégustation de la cuvée Orenda d'Uyen Thien Do avec Fleur Godart après la rencontre

Pour la septième rencontre du cycle FuturEs, Lauren Bastide invite Geneviève Pruvost, sociologue et chercheuse du CNRS, autour de la thématique "Vie quotidienne et émancipation".

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FuturEs #6 « Pour une révolution écoféministe »

La rencontre

Fatima Ouassak, invitée du sixième volet du cycle FuturEs de Lauren Bastide, inscrit l’écologie dans un contexte de lutte contre les ségrégations sociales et spatiales et en résonance avec les combats féministes et antiracistes, l’extrayant des carcans bourgeois dans lesquelles elle reste souvent confinée. Politologue, militante de terrain à Bagnolet et essayiste, elle confonde en 2016 le Front de mères, syndicat de parents et projet d’auto-organisation dans les quartiers populaires et publie en 2021 La Puissance des Mères (ed. La Découverte), un pamphlet décisif appelant à une véritable révolution des mères des quartiers populaires.

Invitée exceptionnelle pour ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, Fatima Ouassak porte un féminisme révolutionnaire, résolument intersectionnel, et une écologie populaire, outil de libération sociale. Son expertise politique et militante a plus de pertinence que jamais à un mois du premier tour de l’élection présidentielle en France, et dans ce contexte d’urgence environnementale et internationale. Son infatigable lutte de terrain est un rappel permanent que tout peut changer.

Autour de la rencontre

  • Sélections de livres du Comptoir des Mots sur place lors de la rencontre ou à commander en ligne : cliquez ici
  • Dégustation de la première cuvée de Marine Bonnet, le Moulin à Vent "La Rochelle", avec Fleur Godart après la rencontre

À l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, Lauren Bastide invite Fatima Ouassak autour de la thématique "Pour une révolution écoféministe".

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FuturEs #2 « Écoféminisme : Quelles théories pour quelles pratiques ? »

La rencontre

Philosophe, enseignante en lycée à Marseille et professeure de yoga, Jeanne Bugart Goutal est l’autrice de Être écoféministe. Théories et pratiques (L’Echappée, 2020) et l’une de celles qui ont permis la ré-émergence de la thématique écoféministe dans les médias français ces dernières années. À travers son exploration des textes dits « fondateurs » des années 70, mais aussi des espaces où l’on met l’écoféminisme en pratique, elle a tissé des ponts entre le militantisme radical des un·e·s et les concepts philosophiques des autres, proposant de ce mouvement protéiforme une lecture à la fois complexe et critique. « Être écoféministe » devient sous sa plume s’abriter non pas sous le giron d’une pensée monolithique, mais au sein d’une « bicoque biscornue » où l’on peut puiser une réelle force guérisseuse, de soi, et du monde.

Autour de la rencontre

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> Dégustation de la cuvée "Cucu" de Jasmin Jwan avec Fleur Godart après la rencontre

Pour la deuxième rencontre du cycle FuturEs, Lauren Bastide invite Jeanne Burgart Goutal, philosophe, autrice, enseignante professeure de yoga, autour de la thématique "Écoféminisme : Quelles théories pour quelles pratiques ?".

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FuturEs #3 « Sorcières et oiseaux »

La rencontre

Lorsqu’on évoque l’écoféminisme, on ne peut pas parler que de théories et de concepts. L’art, la création, la littérature sont des manifestations de la pensée écoféministe tout aussi centrales que la pensée universitaire, tout aussi combatives que que le militantisme de terrain. L’acte d’écriture est peut-être le plus puissant des outils capable de déployer un autre monde possible.

L’écrivaine Isabelle Sorente, depuis des années, se saisit de sa plume pour évoquer des sujets aussi importants que la métamorphose, l’éthique, ou l’entraînement à la joie dans un monde capitaliste. Du Complexe de la Sorcière à La Femme et l’Oiseau, elle entrecroise littérature, féminisme et nature dans des ouvrages profondément transformateurs, qui viennent contrer les excès de rationalité de nos société contemporaines, dans un geste aussi artistique que politique. Elle viendra au micro de Lauren Bastide explorer ces sujets.

Autour de la rencontre

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> Dégustation de la cuvée "Sorcières" d'Athénais de Béru avec Fleur Godart après la rencontre

Pour la troisième rencontre du cycle FuturEs, Lauren Bastide invite Isabelle Sorente, écrivaine et chroniqueuse, autour de la thématique "Sorcières et oiseaux".

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FuturEs #4 « Décoloniser l’écologie »

La rencontre

Il n’y a pas qu’une pensée écoféministe, le mouvement est un foisonnement de concepts, d’actions, de courants et de luttes qui ont pour point commun l’articulation des dominations exercées sur les corps assignés femmes et l’exploitation des ressources naturelles. De nombreuses chercheuses écoféministes ont identifié le lien fondamental qui existait entre la colonisation et ces deux types de domination. Exploitation des corps des femmes de l’hémisphère sud pour produire les biens et services consommés par les habitants des pays riches de l’hémisphère nord. Épuisement des ressources naturelles des Suds pour produire les joujoux du Nord. De la fast fashion à l’industrie du care, il est difficile de nier cette réalité. C’est pourtant ce qui est fait lorsque le mot « décoloniser » est érigé en épouvantail par les pouvoirs publics et intellectuels, comme s’il désignait un fantasme ou un délire. Mais rien à faire, les faits sont là. Et c’est sur le terrain qu’on les observe le mieux.

L’invitée de ce quatrième volet du cycle FuturEs, Cannelle Fourdrinier est une militante afroféministe queer et écologiste, elle a coréalisé le documentaire Décolonisons l'écologie et participé activement à la mise en lumière des empoisonnements des ouvrier·e·s agricoles par les pesticides, comme le chlordécone, dans les grandes plantations de bananes en Martinique. Une lecture genre/classe/race de ce scandale de santé public, qui résonne avec d’autant plus de violence en ces temps de Covid où les dits « territoires d’Outre-mer » sont plus violemment touchés que la « métropole » par les conséquences sanitaires et économiques de la pandémie.

Autour de la rencontre :

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> Dégustation de la cuvée Tu viens d'où ? de Mélanie Voelker avec Fleur Godart après la rencontre

Pour la quatrième rencontre du cycle FuturEs, Lauren Bastide invite Cannelle Fourdrinier, militante afroféministe queer et écologiste, autour de la thématique "Décoloniser l’écologie".

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FuturEs #5 « Demander justice »

La rencontre

Comment mesurer les dommages humains et matériels engendrés par le dérèglement climatique et l’inaction des gouvernements pour l’endiguer ? Comment pénaliser les entreprises qui y participent en continuant, dans une course de folle à la croissance, à extraire les ressources naturelles sans se préoccuper du sort des générations futures ? Que peuvent la loi, le droit, pour réparer et protéger le vivant ? Marie Toussaint est juriste, et elle croit en la faculté à modifier le réel par le droit. Avec l’ONG L’Affaire du Siècle et d’autres militants, elle a réussi un exploit : faire condamner l’État en justice pour inaction climatique. La pétition a recueilli plus de deux millions de signature en janvier 2019.

La justice environnement passe aussi par la reconnaissance du crime d’écocide, dont elle a réclamé la mise en place dans la constitution française, sans être entendue par les pouvoir publics. Aujourd’hui, à sa casquette de juriste, elle ajoute celle d’élue, en agissant au sein du Parlement européen, mais aussi d’activiste, en revendiquant la désobéissance civile comme méthode non violente pour dénoncer les crimes environnementaux. Avec elle, nous ferons le point sur les actions concrètes pour faire bouger les perceptions , et peut-être à terme, sauver le monde. Espoir en vue.

Autour de la rencontre

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> Dégustation de la cuvée Barbagrelot d'Isabelle Delahaye avec Fleur Godart après la rencontre

Pour la cinquième rencontre du cycle FuturEs, Lauren Bastide invite Marie Toussaint, eurodéputée, autour de la thématique "Demander justice".

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FuturEs

Bien avant que l’urgence climatique ne soit un sujet gouvernemental, bien avant que les Marches pour le Climat ne rassemblent des millions de citoyen·ne·s à travers le monde, des féministes ont conçu une pensée écologiste articulée avec la lutte contre les discriminations de genre.

Dès les années 70, en France, avec Françoise d’Eaubonne, ou aux États-Unis, avec Susan Griffin, des liens sont établis entre la domination exercée sur les corps des femmes et l’exploitation des ressources naturelles. Elles appellent cette pensée « écoféminisme ». L’écoféminisme n’est ni une école, ni un mouvement, c’est un flux foisonnant d’idées, de textes et surtout d’actions politiques qui a essaimé le monde entier. En révélant les relations entre patriarcat, capitalisme et colonialisme, il propose un retournement radical de ce que recouvrent le savoir, le pouvoir et les rapports sociaux. Grâce à l’action de grandes figures de cette pensée, comme celle de la philosophe et militante indienne Vandana Shiva ou encore de la penseuse et sorcière californienne Starhawk, il connaît ces dernières années un nouvel essor salutaire, et constitue un véritable espoir de construire un monde juste et durable pour les générations futures.

Au cours de ce cycle de huit conférences, Lauren Bastide entend s’entretenir avec les penseuses et activistes qui redonnent sa vitalité à la pensée écoféministe aujourd’hui. Sur la scène de la salle de spectacle, elles déconstruisent les mythes liés à ce mouvement, et explorent toutes les propositions qu’il recèle pour (re)construire l’avenir.

Sur scène et au micro de Lauren Bastide (podcast La Poudre), des chercheur·e·s, sociologues, historien·ne·s, économistes - qui pensent les rapports de genre, de race, de classe et de sexualité - nous aideront à mieux comprendre les systèmes d’oppression et surtout à mieux les combattre.

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