*Titre complet du spectacle : D'où vient ce désir, partagé par tant d'hommes, qui les pousse à aller voir ce qu'il y a au fond d'un trou ?
Féru de faits divers et de romans policiers, Thibaud Croisy se glisse dans la peau d’un enquêteur pour nous embarquer dans une fiction qui entremêle une conférence de criminologie et une étrange histoire d'amour.
Dans un paysage scénique imaginé par Sallahdyn Khatir, évoquant à la fois un espace naturel et une zone mystérieuse de notre inconscient, Thibaud Croisy endosse le rôle d’un criminologue et nous livre un cours douteux dans lequel il décode les mécanismes du passage à l’acte.
Parallèlement, le récit d’une histoire d’amour ambiguë avec une jeune médecin légiste passionnée de thanatopraxie l'interroge : mais où sont donc les vrais morts après avoir été passés à la moulinette des grilles d’analyse des experts ?
Dans les dédales de cette romance surréaliste entre deux êtres que rapproche leur fascination pour les cadavres, Thibaud Croisy poursuit sa tentative de redonner corps à une parole charnelle.
Entre conte macabre et histoires extraordinaires à la Pierre Bellemare, la nouvelle pièce de Thibaud Croisy prolonge ses questionnements sur le corps humain.
Passionné par la poésie et les mythes anciens, Harris Gkekas entreprend ici une fabrique de sa propre mythologie et d’un lexique chorégraphique proche du langage Pythique. Aux confins du rêve comme du cauchemar, oscillant entre quiétude et inconfort, sa pièce atteint quelque chose de substantiel, qui touche à l’essence de la danse, voire de la vie, en évoquant avec subtilité la croisée de nos chemins, la liberté, la solitude, la fragilité de nos entreprises et l’état de veille extrême que nous apprennent les mythes.
Fort d’un parcours d’interprète impressionnant de collaborations avec de grandes signatures – William Forsythe, Jiří Kylián, Merce Cunningham, Trisha Brown, Saburo Teshigawara... –, le chorégraphe invente ici une danse qui fait de chaque geste un mot, une image, un fragment qui murmure. Plus qu’une trame, c’est une toile énigmatique qui se déplie, un espace tonique et fécond où l’imaginaire circule librement.
Dans un dispositif scénographique minimal, la gestuelle reste tout aussi simple. La virtuosité ne se situe pas à l’endroit de la performance, mais dans l’intelligence de l’agencement et de la décomposition de ces mots-gestes. Reposant sur un parti pris stylistique très fort : un langage qui n’indique pas mais fait signe, ce travail évoque l’acte poétique lui-même, quand faire poème semble plus que jamais nécessaire face à une modernité frénétique, un lieu encore possible d’une insurrection contre le temps. Tel un opus testamentaire, il ouvre la possibilité d’un apaisement.
Soirée organisée avec le soutien des Petites Scènes Ouvertes
Trois danseurs aux parcours éclectiques s’imprègnent de poèmes de plumes virtuoses pour créer une « pièce-monde » qui met dos à dos simplicité et immédiateté, en quête de la splendeur endormie dans le ventre de nos actes. Une expérience mystérieuse, un rêve éveillé.
Modalités de remboursement : Suite aux mesures gouvernementales et à l'annulation du spectacle, vous pouvez procéder à une demande de remboursement. Merci de contacter la billetterie : billetterie@carreaudutemple.org
Inspiré du tai chi, de la danse derviche, de l’hypnose et du jonglage contemporain, le duo masculin happe le public dans une étrange expérience oscillant entre deux états extrêmes, transe et maîtrise de soi. Un moment de poésie dansée-jonglée ensorcelant.
Toupies hallucinantes, deux corps tournoient à vive allure, dans une ivresse corporelle qui cherche les limites du jonglage. Dans leur danse au rythme crescendo, atteignant une cadence impressionnante, chacun des deux interprètes porte une balle blanche, laquelle se déplace ou s’immobilise selon leur axe de rotation, par la force centrifuge. Les corps tournent sur eux-mêmes jusqu’au vertige.
Telle une méditation active, une métaphore vivante du mouvement des planètes en orbite autour du soleil, leur danse et leur jonglage se situent dans une approche dynamique de la vie qui distingue des éléments asymétriques mais égaux pour mieux les réunir.
Belle, épurée, émouvante, cette relation entre les deux danseurs, reposant à la fois sur leurs spécificités et sur leur complémentarité, nous rappelle que deux forces qui paraissent antinomiques, y compris les énergies humaines, se soutiennent l’une l’autre dans la puissance de la synergie.
Dans ce duo de danse derviche et de jonglage, le public partage l’expérience de la rotation depuis son fauteuil
Modalités de remboursement : Suite aux mesures gouvernementales et à l'annulation du spectacle, vous pouvez procéder à une demande de remboursement. Merci de contacter la billetterie : billetterie@carreaudutemple.org
Dans une large palette de beiges composée de cartons, de cordes, de bois et de poids déambule la silhouette aussi fébrile qu’agile de Marc Oosterhoff. Entre danse et cirque, sa performance semble déjouer les lois de l’apesanteur, nous défiant de comprendre tout ce monde en suspens.
Explorateur naïf d’un écosystème aux règles étranges, un personnage désarticulé y cherche son chemin et son équilibre, se promenant parmi d’improbables bascules, auxquelles répondent des nappes sonores cosmiques, cinématographiques ou industrielles créées au plateau par le musicien Raphaël Raccuia.
Doué d’une poétique corporelle et d’un sens du burlesque, le performer se frotte aux ressorts premiers du cirque, fondés sur les « promesses » tacites des interprètes : un lanceur de couteaux se doit d’atteindre sa cible, un dompteur de fauve, de ne pas se faire dévorer, un funambule, de rester sur son fil. Les Promesses de l’incertitude explore l’essence même de l’attention que porte le public à cette lutte entre deux forces sur scène, en pariant que la tension précédant l’action est plus intéressante que l’action elle-même, en ce qu’elle contient toutes ses potentialités et laisse le spectateur libre de les imaginer. À rebours de ces promesses, la danse, qu’elle soit expressive ou stylistique, incarne l’instant présent, la liberté, ne donne rien d’autre à attendre que l’inattendu. Le duo compose ici une forme rare d’art vivant mixte autour de la préciosité de l’incertitude.
Marc Oosterhoff propose une performance sous haute tension, entre danse, théâtre et arts du cirque !
Eighteen évoque la relation père-fille à travers le vécu de Thierry Micouin et celui de sa fille Ilana, tous deux danseurs et réunis sur scène pour un subtil duo. À la fois dialoguée et dansée, la pièce revisite l’histoire de la danse contemporaine mêlant habilement intime et grande histoire. Une superbe déclaration d’amour au métier de danseur
Il a sans doute fallu du courage à Thierry Micouin et à sa fille de 20 ans pour se livrer sur le plateau au récit de leur relation entre père danseur-chorégraphe et fillette puis adolescente. Et il faut indiscutablement bien du talent pour le faire avec autant d’humour, de tendresse, de panache, et accéder ainsi à cette brise de vérité, si revigorante !
Dans une intrication de médias : danse, texte, vidéos, théâtre, et même un croustillant jeu des sept familles revisité, le père et sa fille, avec l’énergie de leur amour filial, dévoilent l’intimité d’un parcours qu’ils ont à la fois vécu ensemble et différemment. Assumant le ton de la confidence, la fraîcheur d’une « première fois où l’on se dit tout », le duo nous raconte, par le geste dansé et par la voix, ses questionnements passés, contigus ou respectifs, ses découvertes, ses moments-clés. La première audition, la triche sur l’âge dans un C.V., la Cour d’Honneur au Festival d’Avignon, les lettres de spectatrices, les non-dits sur l’homosexualité du père... tandis que la fille savait. Très loin de l’autofiction adressée aux publics dits « avertis », Thierry Micouin, en invitant sa fille à donner en partage son regard innocent d’enfant, fait ici un joli pied de nez au préjugé dévolu à l’ego des artistes, et, dans les entrelacs de sa propre trajectoire, dresse en toute modestie un petit panorama de l’histoire de la danse contemporaine.
Drôle, pétillant, touchant, emmené d’un peps étourdissant, ce spectacle se double d’un témoignage, celui de l’attachement à l’art et à la vie, et à ce qu’ils ont en commun : la mémoire et la transmission.
« Eighteen » évoque la relation père-fille à travers le vécu de Thierry Micouin et celui de sa fille Ilana, tous deux danseurs et réunis sur scène pour un subtil duo.
Aina Alegre et David Wampach expérimentent des formes scéniques qui se démarquent par leur expressivité physique autant que par leur inventivité plastique. S’ils se connaissent depuis dix ans et ont déjà travaillé ensemble à plusieurs reprises, CONCRERTO est la première pièce qu’ils conçoivent en binôme. « Mettre en commun, s’associer, critiquer, assumer nos points de convergence et de divergence » : tels sont les partis pris sur lesquels se fonde leur relation créatrice. Mue en profondeur par la dynamique excessive propre au style baroque, la pièce CONCRERTO prend la forme, continûment imprévisible, d’une pièce hors normes qui mobilise – à importance égale – le son, la voix et le corps en tendant tout du long vers un état d’abandon explosif et jubilatoire. Coexistant au sein d’un espace commun, ouvert au possible, quatre interprètes masculins déploient une profusion de mouvements et de sons affranchis de tout lien de subordination. Alliage de morceaux et de situations disparates « qui proclament l’exagération, l’emphase et le contraste », CONCRERTO ne peut se ranger dans aucune catégorie bien définie. Traversée de multiples flux énergétiques et vouée intrinsèquement au débordement, la pièce fait jaillir de saisissants états physiques et de puissants éclats sonores.
- Texte de Jérôme Provencal
Première pièce construite en binôme, CONCRERTO est métamorphose, exagération et exubérance des formes, abandon festif, explosif et jubilatoire.
Vous retrouverez Théophile Bensusan, Nawel Bounar, Clémence Juglet, Akène Lenoir, Johana Malédon, Théo Marion-Wuillemin, Nicole Muratov et Emily Regen, qui présenteront un extrait de leur création sous la direction artistique de Christine Bastin.
À propos des chorégraphes :
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Venez découvrir les chorégraphes de la septième promotion de l’incubateur de La Fabrique de la Danse le jeudi 12 mai 2022 à 20h, au Carreau du Temple !
Pur éblouissement de danse. Incarnée par quatre interprètes magistraux, dont la solidarité sur le plateau envahit les spectateurs par vagues de frissons, la dernière pièce de Léo Lérus poursuit les courbes d’une signature unique. Portant avec élégance l’héritage caribéen, à l’appui d’outils sans cesse affûtés, sa démarche le pose depuis dix ans comme un créateur d’exception sur la scène contemporaine.
Les danseurs entrent en scène devant un grand écran luminescent, qui se reflète au sol. Une marche simple mais urgente dicte des croisements, au coeur desquels bat la musique des pas. Soudain, une musique allègre emporte la danse, puis les mouvements de groupe se dessinent, la musique traditionnelle faisant place à un univers électro, vif, scandé. Les corps, athlétiques, sculptés, magnifiques, nous happent ; il est impossible de détacher son attention une seule seconde de cette profusion de lignes et d’arabesques exaltées, d’une implacable précision. Avec ardeur et sensualité s’enchaînent quatuors sur percussions riches, duos vus de dos sur musique minimale, ou d’extraordinaires performances découpées sur des carrés de lumière blanche, jusqu’au final, décapant.
Léo Lérus a inventé un vocable directement issu de la musicalité et de la théâtralité du Léwòz, une danse mariée au Gwo-Ka, langage musical d’origine africaine né lors de la traite des Noirs, principalement joué avec des tambours.
S’inspirant ici de la thermodynamique de l’évolution observant l’« entropie » - mesure du degré de désordre de tout système -, il reconsidère avec ses danseurs la notion d’énergie, selon un regard enrichi d’interactions techniques entre chorégraphie, interprétation, dramaturgie et environnement sonore et musical. À n’en pas douter, il y en aura d’autres, mais Entropie, tel un micro-organisme vivant, est un puissant aboutissement de cette recherche.
Mes Horizons de Gladys Demba
Focus danse sur la jeune création guyannaise présenté en avant-première du spectacle Entropie
La Guyane est un terrain de croisements entre les premiers peuples amérindiens, les Bushinengue – descendant·es d’esclaves africain·es né·es du marronnage – et les Créoles. Mais « peu importe le mélange que l’on a dans le sang, ici, nous avons tou·tes des valeurs de chaque communauté » rappelle Gladys Demba. C’est avec des questions essentielles et intérieures sur les différentes cultures guyanaises que la chorégraphe explore son identité. À l’âge de 6 ans, elle rencontre la danse en Guyane française, sa région. Elle parcourt ensuite plusieurs écoles en métropole et ailleurs, enseigne à son tour la danse et développe son écriture chorégraphique sous le regard bienveillant du chorégraphe Thomas Lebrun, directeur du CCN de Tours et de Norma Claire, directrice du CDCN de Guyane Touka Danses. Solo signature, Mes Horizons joue des influences et des fulgurances, pour trouver sa danse.
Texte de Léa Poiré pour l’Atelier de Paris / CDCN
Le chorégraphe caribéen Léo Lérus vient éblouir la scène avec sa dernière création « Entropie ». En ouverture de soirée, Gladys Demba présente « Mes Horizons », un premier solo ambitieux.
Cette soirée de gala met en lumière des matchs de professionnel·le·s et de loisirs, ponctués par des performances de voguing de la House of Ninja ! Une soirée placée sous le signe du noble art, ouverte à tou·te·s, et partagée par toute la famille de la boxe.
Au programme :
2 ans après le premier succès de la soirée boxe lors du Second Square Starting Blocks, les boxeurs reviennent au Carreau du Temple. Alors que la salle aura été chauffée à blanc par les boxeurs loisirs de l’Apollo Sporting Club qui vont vivre l’expérience d’un combat sur le ring, 5 combats professionnels se dérouleront en 2e partie de soirée. En vedette : les meilleurs combattants franciliens !
18h : Ouverture des portes
19h-21h : Assauts de boxe loisirs avec les membres d'Apollo Sporting Club
Depuis 1 mois, des boxeuses et boxeurs de l'Apollo Sporting Club se préparent. 16 valeureux membres sélectionnés auront le privilège de monter sur le ring au Carreau du Temple devant un public survolté. Venez soutenir celles et ceux qui ont rêvé de monter sur le ring !
Claire "Disaster" POULARD vs Cassandra "La Teigne" DELAGE
Haya "La Tigresse" CHEMAITILLY vs Emma "Guigz" GUILBERT
Delphine "Pinkbull" HUGLO vs Milena "Tormenta" DENIS
Marc "Diambar" FORNER vs Nabil "Supernova" BOUAMAMA
Medhi "Buzz" REYNARD vs Grégoire "The Sting" DIDIERJEAN
Johny "Thunderbolt" DUBANT vs Régis "Johnson Silver" RAFFIN
Sven "Le Zvenomène" DERAL vs Edery "Mr. Aymar" NKUIGOUA
Maxilimien "Petit Cœur" N'TARY-CALAFFARD vs Djyby "Black Saiyen" FOFANA
21h-23h30 : Combats de boxe professionnelle avec les meilleurs franciliens du moment
En 2ème partie de soirée, se tiendront 5 combats professionnels avec de jeunes espoirs confirmés de la boxe anglaise. Les meilleurs franciliens du moment feront parler la poudre et vous montreront ce qu'est le haut niveau.
Fanny GALLE vs Kateryna DROZD (Ukraine) (4x2)
Double Championne de France amateur et membre de l’équipe de France olympique, Fanny Galle fait ses grands débuts chez les professionnels.
1/2 finale Coupe de France poids Lourds-Légers : Anthony CARPIN vs Blanchard KALAMBAY (6x3)
À 90 kilos, les coups sont lourds. Les 2 franciliens Anthony Carpin et Blanchard Kalambay s’affrontent pour la 1/2 finale de la Coupe de France des poids Lourds-Légers. Il y a du KO dans l’air …
Laëla EL SKIRI vs Sandra MARAN (Serbie) (4x2)
Enfant des quartiers populaires de Paris, Laëla El Skiri mène de front sa vie professionnelle et sa passion pour la boxe. À 33 ans, elle va disputer son premier combat professionnel.
Maxime DEVIGNAUD vs Serhii SOROKA (Ukraine) (6x3)
Ex-membre de l’équipe de France amateur, Maxime Devignaud va disputer son 10ème combat professionnel. Coach sportif, il est très populaire auprès de ses élèves qui vont pouvoir assister à l’un de ses combats pour la première fois depuis 2 ans.
Bakary SAMAKE vs Konstantin Shevchenko (Ukraine) (6x3)
Bakary Samake est un phénomène de précocité et d’explosivité. À tout juste 18 ans, le plus jeune boxeur professionnel français va disputer son 5ème combat professionnel. Très populaire sur les réseaux sociaux, le jeune prodige n’a pas de temps à perdre. Objectif : devenir d’ici un an le plus jeune champion de France de l’histoire de la boxe.
La House of Ninja est une house de voguing, une discipline qui associe danse, mode et performance. La House of Ninja a été créée en 1982 à New York par le danseur et chorégraphe Willi Ninja. Son chapitre Européen a débuté en 2014 à l’initiative de la Légendaire Mother Lasseindra Ninja. La Ballroom Culture ou Voguing met en avant l’émancipation des corps, des identités de genre et des sexualités, à travers les arts ; un discours historique sur la différence et l’universel.
La House of Ninja accueille et forme en son sein des artistes de renommée internationale qui travaille sur les 5 continents. Elle accompagne également les jeunes LGBTQ+ à travers l’éducation et la transmission de la culture ballroom, la formation professionnelle et artistique, la réduction des risques et les questions de santé communautaire.
Le voguing est un langage qui a pris son essor dans le monde entier grâce à internet ; vous pouvez retrouvez les pages Facebook et Instagram pour vous tenir informés des actualités de la House of Ninja et découvrir le travail des personne qui la composent ! Restez aussi en contact avec le Carreau du Temple avec qui la House of Ninja collabore très régulièrement.
Présentation des performers :
Warren Ninja (chorégraphe et directeur artistique sur le projet du Gala de boxe)
Lyhnasty Ninja
Zickos Ninja
Djenna Ninja
Une expérience inédite de matchs de boxe dans la Halle du Carreau du Temple, à l'occasion du Festival Jogging !