Second Square Imag(in)é

Comment l’image se met-elle en mouvement selon les différents mediums : à l’écran, dans un livre, en réalité augmentée, en arts vivants ? Le cinéma d’animation connaît depuis plusieurs années un regain d’intérêt qui en fait l’épicentre d’une nouvelle arborescence créative. Dessins animés, papiers découpés, manipulations d’objets, animations en volume, images de synthèse : la multiplicité des techniques en fait le terrain des expérimentations artistiques des plus originales, donc des plus enthousiasmantes.

Là où l’imaginaire croise de nombreux matériaux : récits, matières, objets, le dessin « animé », qu’il s’appuie sur le papier ou choisisse la voie numérisée, ouvre un champ de tous les possibles, de même que le domaine du «print» : bande dessinée, pop-up, jeux visuels, illusions d’optique... Second Square invite à découvrir, jusqu’à leur fabrique, les trésors de plasticiens, réalisateurs, dessinateurs ou illustrateurs dont ce domaine est la passion.

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Dimanche 28 octobre 2018 à 16h
Salle de spectacle, dès 3 ans, Tarif C (8€ / 5€ / 4€ / gratuit), durée : 45 min

Auteure et dessinatrice pour le jeune public, Audrey Poussier doit sa notoriété à ses livres. Lors de sa rencontre avec un musicien et une comédienne, l’idée a surgi de «mettre en espace» son récit d’Abel, ce petit garçon qui se demande obsessionnellement où part l’eau du bain. Un jour, dans son imaginaire, il décide donc de partir avec elle. Peinture en direct, bruitages sur scène avec toute une panoplie de quincaillerie : ce travail à vue rend la pièce doublement palpitante pour les enfants. De tuyau en ruisseau, de rivière en fleuve, de découverte en découverte, Abel poursuit son bain, traversant toutes sortes de paysages, rencontrant de drôles d’animaux. Comment l’enfant téméraire reviendra t-il de ce voyage ?

Spectacle suivi d’une séance de dédicaces.
Avec Anne Girouard, Audrey Poussier, Jacques Tellitocci. Créé à la Maison de la Poésie – Scène littéraire. Édité à l’Ecole des Loisirs

À la croisée des techniques utilisées dans le cinéma d’animation et le livre animé, ce Second Square dédie un temps fort à cette question contemporaine.

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Présent·e·s avec Lauren Bastide

Pour la saison 2017/2018, en conviant le philosophe et sociologue Geoffroy de Lagasnerie à renouveler les modalités d'un "débat", le Carreau du Temple initiait un atypique cycle de rencontres. L'idée est simple : chaque rendez-vous propose d'assister à une conversation entre une personnalité active dans le monde contemporain et des invités de son choix. En 2018/2019, c'est Lauren Bastide qui anime huit séances de réflexion autour d'un thème précis : la place des femmes dans l’espace public.

Lauren Bastide, diplômée en sciences politiques et en journalisme, ayant plusieurs cordes à son actif : presse écrite, presse audiovisuelle, fondation du studio de production de podcasts Nouvelles Écoutes, est l’animatrice de La Poudre (téléchargée plus d’un million de fois dès sa première année d’existence !). Pensée tel un antidote à la sous-représentation des femmes dans les médias, La Poudre offre une longue conversation intime et subtile avec des femmes activistes ou artistes, qui prend le temps de déconstruire des préjugés notamment liés au genre. Également animatrice de l’émission Les Savantes (sur France Inter en période estivale), laquelle interroge des chercheuses, issues de tous les champs universitaires, sur leur parcours et la façon dont la science peut changer la société, elle est une pionnière de l’articulation entre féminisme et journalisme. 

Rencontres & invité·es :

  • Jeudi 11 octobre 2018 : Lauren Bastide invite Elisa Rojas, avocate franco-chilienne au barreau de Paris, militante pour les droits des femmes et des personnes en situation de handicap

Pour le volet inaugural du cycle Présent·e·s, la question du handicap est analysée avec l'invitée Elisa Rojas, avocate au Barreau de Paris, militante et co-fondatrice du CLHEE (Collectif Lutte et Handicaps pour l’Égalité et l’Émancipation).

  • Jeudi 22 novembre 2018 : Lauren Bastide invite Rokhaya Diallo,  journaliste française, écrivaine, réalisatrice et militante féministe et antiraciste

Pour le deuxième volet du cycle Présent·e·s, Rokhaya Diallo explore un lieu central de l’espace public : l’espace médiatique, qu’il revête la forme institutionnelle de la presse, de la télévision et des grandes radios, ou un aspect plus immatériel, bien qu’occupant une place grandissante dans nos quotidiens : les médias web et les réseaux sociaux.

  • Jeudi 20 décembre 2018 : Lauren Bastide invite Alice Coffin, journaliste, militante féministe et des droits LGBTQIA+

Pour le troisième volet du cycle Présent·e·s, Lauren Bastide et Alice Coffin ont étudié la question du journalisme et de l’activisme pour déjouer les discours et pratiques de la domination masculine et hétérosexuelle.

  • Jeudi 17 janvier 2019 : Lauren Bastide invite Caroline de Haas, militante et cheffe d'entreprise féministe française

Pour le quatrième volet du cycle Présent·e·s, Lauren Bastide poursuit son analyse de la prise de possession de l’espace public par les femmes avec le décryptage d’un puissant outil démocratique : la manifestation avec Caroline De Haas.

  • Jeudi 14 février 2019 : Lauren Bastide invite Chris Blache, anthropologue urbaine et socio-ethnographe française et Pascale Lapalud, urbaniste, co-fondatrice et présidente de Genre et Ville

Pour le cinquième volet du cycle Présent·e·s, Lauren Bastide et ses invité·es Chris Blache et Pascale Lapalud ont présenté l’analyse historique et critique du rapport des femmes à l’espace urbain.

  • Vendredi 8 mars 2019 : Lauren Bastide invite Hanane Karimi, docteure en sociologie et féministe engagée

Le sixième volet du cycle Présent·e·s s’est tenu exceptionnellement le vendredi 8 mars en l’honneur de la journée internationale des droits des femmes. Lauren Bastide et Hanane Karimi ont abordé l’exclusion politique des femmes musulmanes voilées en France, entre violences institutionnelles et invisibilisation.

  • Jeudi 11 avril 2019 : Lauren Bastide invite Anaïs Bourdet, militante féministe française

Pour le septième volet du cycle Présent·e·s, Lauren Bastide et Anaïs Bourdet ont décrypté un aspect significatif de la place des femmes dans l’espace public : le harcèlement de rue, et les moyens pour lutter contre ce harcèlement au quotidien, dans la rue, mais aussi au travail, dans le couple, en ligne, partout où l’intégrité des femmes est menacée.

  • Jeudi 23 mai 2019 : Lauren Bastide invite Marie Dasylva, coach professionnelle

Pour le huitième et dernier volet du cycle Présent·e·s, Lauren Bastide a achevé d’explorer la place des femmes dans l’espace public en analysant un lieu intéressant par son ambiguïté, situé à mi-chemin entre le domaine privé et l’espace public : le lieu de travail. Son invitée Marie Dasylva est coach de vie en entreprise et fondatrice de l’agence Nkali Works, une agence d’empowerment et de stratégie dédiée aux femmes racisées et leurs problématiques professionnelles.

La journaliste Lauren Bastide invite 8 femmes engagées pour questionner la place des femmes dans l'espace public !

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Festival Fragment(s) #6

Sixième édition du festival fondé et organisé par La Loge et Mains d’Œuvres, FRAGMENT(S) agite et enhardit son appétit à faire circuler des projets artistiques encore en cours, du théâtre à la danse, en passant par les arts plastiques et sonores.

Par étapes de travail dans des lieux engagés auprès de la jeune création, FRAGMENT(S) donne en partage ce moment précieux et déterminant où le spectacle inachevé, encore en friche et en questionnement, a besoin d'une oreille. Il offre ainsi une rencontre exclusive entre des publics qui ont la chance de découvrir un processus de création, pris à témoins et libres d'en parler, et des artistes qui ont l'occasion de mettre à l'épreuve, avant l'heure, leurs intentions devant une réelle audience, et d'écouter ce qui se dit par la suite au bord du plateau.

ENTERRE-MOI MON AMOUR de Clea Petrolesi

« Je t’aime, donc je veux mourir avant toi. » Ce serait là une autre façon de traduire en français l'expression arabe « Enterre-Moi Mon Amour ».

En décembre 2015, Lucie Soullier publiait, dans le journal Le Monde, un article intitulé « Le voyage d’une migrante syrienne à travers son fil WhatsApp ». Clea Petrolesi s'inspire de ce récit documentaire et des 250 captures d’écran que la jeune Dana, alors en route vers l’Allemagne, a confiées plus tard à la journaliste. Ces images témoignent très précisément, par le biais de sa conversation WhatsApp qui la lie à ses proches, des douze jours de son voyage vers l’asile, racontent son exil. Bouleversante, cette histoire a en premier lieu, en 2016, curieusement donné naissance à un « jeu du réel », lequel proposait une immersion dans le quotidien de la jeune femme.

Durée : 30 min

GIRLS AND BOYS de Mélanie Leray

« J’ai rencontré mon mari dans la file d’embarquement d’un vol Easyjet et je dois dire que l’homme m’a tout de suite déplu. »

Une rencontre impromptue dans un aéroport se transforme en relation intense et passionnée. Le couple s'installe, achète une maison, fait deux enfants. Parallèlement, chacun s'investit dans sa carrière. Une famille ordinaire, en somme. Pourtant, avec ce monologue inattendu, complexe, drôle et brutal, Dennis Kelly continue de percer les apparences pour explorer l'âme humaine et appuyer là où ça fait mal, sans cynisme, mais sans concession.

Metteure en scène et comédienne, après l’Ecole du Théâtre National de Bretagne, Mélanie Leray co-fonde le Théâtre des Lucioles. Elle y travaille comme actrice et metteure en scène jusqu’en 2012, année de création de sa compagnie, la Cie 2052, avec laquelle elle met en scène des écritures contemporaines anglaises : Lucy Caldwell (Leaves), Mike Bartlett (Contractions), Nina Raine (Tribus) mais aussi Shakespeare (La Mégère apprivoisée ou comment dompter une insoumise).

Le festival de l'émergence fait circuler des projets artistiques encore en cours, du théâtre à la danse, en passant par les arts plastiques et sonores !

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Festival Avis de turbulences

Une soirée dédiée à la danse avec deux spectacles : Atomic 3001 de Leslie Mannès, Sitoïd et Vincent Lemaître et Mieux vaut partir d'un cliché que d'y arriver de Sylvain Riéjou.

Certains opérateurs culturels vouent un fervent travail au repérage et à la diffusion de talents "immergés" qui n'attendent que cela, au sens propre : montrer une partie de l'iceberg. Le Festival Avis de Turbulences, créé et mené pour la douzième année par l'équipe de l'Etoile du Nord, en fait partie. Aussi le Carreau du Temple met-il un point d'honneur à rester attentif et fidèle aux révélations du trublion des nouvelles formes chorégraphiées.

Atomic 3001

Leslie Mannès, Sitoïd et Vincent Lemaître / 19h30

Tribale et techno, robotique et terriblement incarnée, monochrome et incandescente, primitive et futuriste, la danse contrastée de Leslie Mannès épouse le son et la lumière, jusqu'au bout des doigts. A bout de souffle.

Œuvre aussi musicale et plastique que dansée, Atomic 3001 éclate d'emblée en une figure charismatique et androgyne, vêtue d'un rouge primaire, se découpant sur une techno ravageuse. Rétro-éclairée, cheveux devant le visage... La vision brouillée par les jeux de lumière, le spectateur pourrait presque l'imaginer de dos. Pieds rivés au sol, ses membres se mettent en mouvement un à un selon les bits. D'abord, seules les mains bougent le long du corps, puis les avant-bras, les hanches, enfin le corps entier, dans une synchronicité si parfaite avec la musique qu'on ne sait plus bien ce qui impulse quoi : musique ou danse ? Les effets d'optique accompagnent sa gestuelle stroboscopique et réciproquement, tandis que la musique électronique tend vers une transe qui amplifie, prolonge et habite cette danse machinique et possédée. Les pieds n'ont toujours pas bougé, il n'y a toujours pas de visage, l'espace est déchiré de gestes saccadés qui tranchent l'espace, jusqu'à un fondu au noir salvateur.

Alors la lumière éclaire enfin le visage, fait tomber le masque monoïque, détrôné par une figure on ne peut plus féminine, quittant son habit rouge pour offrir à l'inverse une performance faciale et directe, crue. En toute transparence, en toute sensualité, en toute fragilité, l'interprète "prend" le plateau. Un écart de l'aire de jeu la sort du théâtre, la rend à sa vulnérabilité de vivante, brise du même geste le hors champs, accueillant le public dans l'enceinte tribale et un crescendo de cris animaux et de tambours, dans l'épuisement de la transe.

Durée : 45 minutes

Mieux vaut partir d’un cliché que d’y arriver

Sylvain Riéjou / 21h

Sylvain Riéjou se croque le cerveau et en joue. Premier opus du danseur et vidéaste, ce One man show vidéo-chorégraphique partage avec panache et dérision les questionnements liés à la création. 
Pour nous emmener au large du poncif de l'artiste romantique ou torturé, autant en faire son port d'attache. Voici le postulat de la pièce de Sylvain Riejou, qu'il donne à lire dès son titre.

Interprète remarqué, tant pour son travail auprès de chorégraphes (Olivia Grandville, Sylvain Prunenec, Nathalie Pernette ou Didier Théron) que sous la direction de metteurs en scène (Roméo Castellucci, Robert Carsen) et d’artistes plasticiens (Clédat et Petitpierre), Sylvain Riejou s'adonne en autodidacte depuis une dizaine d'années au montage vidéo, qu'il explore ici comme un vecteur de composition chorégraphique.

Cette autofiction, sa première pièce, s'enrichit de la maturité de cette recherche personnelle, autant qu'elle emprunte à son enfance, danseur en herbe s'agitant seul dans sa chambre sur les clips de Prince, Madonna, Mylène Farmer ou Mickael Jackson. En effet, c’est une chanson de geste qui jalonne Mieux vaut partir..., à savoir des mouvements expressionnistes symbolisant les paroles. Ainsi, de trouvailles gestuelles - ne se privant pas de clins d'oeil à Pina Bausch et autres grandes signatures de la danse contemporaine - en pépites cocasses, le chorégraphe-danseur nous emmène sur une piste perlée de questionnements artistiques rémanents. Explorant d'innombrables possibilités de basculer son propre corps de l’espace réel du plateau vers l’espace virtuel de la vidéo, l'artiste se dédouble, se détriple, offrant à lui seul des duos ou des trios, s'amusant à créer plusieurs personnages qui se répondent, se chamaillent ou collaborent, notamment chorégraphe et danseur, ouvrant ainsi l'horizon du rire de ses "prises de tête". 

Durée : 60 minutes

Une soirée double de spectacles de danse avec Leslie Mannès, Sitoïd, Vincent Lemaître et Sylvain Riéjou, dans le cadre du festival Avis de turbulences.

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Food Temple #2

Après une première édition en 2017 couronnée de succès avec plus de 15 000 visiteurs aux fourneaux et à table, la rentrée 2018 sera résolument gourmande au Carreau du Temple pour célébrer la Fête de la Gastronomie. Vous ne savez plus comment faire le coulis de tomate de votre grand-mère, et encore moins la pâte à pain ? La réponse est au Carreau du Temple où l’on partage astuces et secrets de cuisine. 

Un très très bon partenariat avec Paris Première

La gastronomie fait partie d’un des territoires de prédilection de Paris Première et c’est avec évidence que la chaîne s’associe une nouvelle fois à l'évènement Food Temple au Carreau du Temple. Pour cette seconde édition, Paris Première et son émission gastronomique culte Très Très Bon sont ravies de s’investir autour de cet évènement gourmand de rentrée.

François-Régis Gaudry et ses amis se mobilisent pour proposer un commissariat culinaire à l’occasion des trois banquets : les vendredi et samedi soirs et le brunch du dimanche.

Au menu : 

✔ GRANDS BANQUETS & BRUNCH
✔ LA POPOTE
✔ SUR LE POUCE
✔ POP-UP STORE
✔ LE MARCHÉ DU TEMPLE
✔ ESPACE KIDS
✔ MASTERCLASS

Le Bar Food Temple

Boire, échanger, partager

Entre le marché, un atelier ou un apéro avant l'un des grands banquets, le Bar Food Temple, situé au centre de la Halle, offre l'occasion d'une pause rafraîchissante. Cocktails signature, mocktails, thés glacés, laissez-vous surprendre par la carte variée du Bar.

De nombreux partenaires ont rejoint Food Temple : les eaux Badoit et Evian, les Infusions bio glacées d'Alterfood, les sirops MONIN, une sélection de vins Le Petit Ballon et le champagne de la Maison Ayala.

La rentrée 2018 sera résolument gourmande au Carreau du Temple où l’on partage astuces et secrets de cuisine.

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Jerk Off 2018

Jerk Off revient au Carreau du Temple pour une nouvelle édition. Danse, théâtre et performance : le festival est toujours à l’écoute de nouvelles écritures et de projets singuliers.

Les artistes programmé·es à Jerk Off ont des références, des propositions et des imaginaires qui ne sont pas ceux de la norme hétérosexuelle dominante. Il s’agit pour Jerk Off de proposer d’autres visions, de donner la priorité aux corps queer. Ainsi, le festival fait de la représentation et de la visibilité des minorités sexuelles dans le champ de la culture, et principalement dans le spectacle vivant, son principal enjeu.

Festival dédié aux cultures et aux corps queers, un panorama d'écritures scéniques alternatives aux codes hétérosexuels dominants, qu'elles soient chorégraphiques, théâtrales ou performatives.

Vendredi 14 septembre

Nina Santes – Self Made Man / 19h30
Matthieu Hocquemiller – Le corps du roi / 21h

Samedi 15 septembre

Evangelia Kranioti - Obscuro Barroco (film) / 19h30
Julia Perazzini – Holes & Hills / 21h30

Dimanche 16 septembre

Olivier Steiner – La vie privée / 17h
Hélène Rocheteau – La nuit manquante III / 18h30

Nouvelle édition du festival Jerk Off dédié aux cultures et aux corps queers.

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La spire 

Une majestueuse toile de fils sous un ciel commun. Dans ses entrelacs, Chloé Moglia invente des jeux et des liens entre cinq interprètes trapézistes, sous la baguette d'une musicienne en direct, faisant vibrer une étonnante constellation humaine.

La spire est un terme inventé par la chorégraphe aérienne pour nommer la spirale en filin d’acier de 6.5 mètres de hauteur et 18 de longueur, en trois boucles, qu'elle a pensée comme une structure-sculpture à la fois vaporeuse et monumentale. Dans Horizon, sa création précédente, Chloé Moglia explorait en solo la décomposition du mouvement au bout courbe, comme un oiseau au sommet d'une tige de roseau. Aujourd'hui, avec La Spire, cinq interprètes féminines suspendues et une musicienne, Marielle Chatain, invitent le public à suivre le fil d'une extraordinaire ascension ; ici, c'est indéniablement la suspension qui intéresse en premier lieu Chloé Moglia.

Or l'artiste aime à dire : "J'associe la suspension à la question". De fait, ce n'est pas seulement l'impressionnante performance technique qui est donnée à voir, mais c'est aussi l'interrogation sur les ressorts cachés d’une puissance invisible qu'il est proposé de deviner. A priori, puissance et ténacité ne riment pas avec sensualité et sensibilité. Avec cette pièce à multiples strates, Chloé Moglia parvient pourtant à débusquer cette harmonisation, en un endroit secret, tout près du cœur de l'agilité, et à la rendre palpable aux enfants comme aux adultes, aux férus de spectacles comme aux passants. Un enchantement.

À l'issue du spectacle, des ateliers de pratique seront initié par les suspensives, ainsi que des ateliers, découvertes graphiques autour du thème du fil, animés par la Gaité Lyrique.

Une performance inédite de Chloé Moglia et Marielle Chatain à 17h clôturera la journée.

Une majestueuse toile de fils sous un ciel commun, où Chloé Moglia invente des jeux et des liens entre cinq interprètes trapézistes.

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