Galeristes 2017

Pour sa deuxième édition, Galeristes, le nouveau rendez-vous incontournable dans le calendrier culturel parisien, ouvrira ses portes les 9 et 10 décembre 2017 au Carreau du Temple. Fondé par Stéphane Corréard, comme une « exposition de galeries », Galeristes favorise de véritables rencontres entre galeristes et collectionneurs avec des journées réservées à ces derniers. Galeristes a pour mission de défendre, valoriser les galeries rattachées à la scène artistique française tout en offrant une visibilité sans équivalent à l’ensemble de la création internationale actuelle dans toute sa diversité. Réservé aux galeries à échelle humaine, véritables passeurs entre les artistes et le public, Galeristes milite pour « un autre monde de l’art » fait de discussions, d’échanges, d’engagement, de rencontres.

Galeristes a également pour ambition d’initier des vocations de nouveaux collectionneurs en montrant à tous la richesse de l’art contemporain international et le rôle primordial du galeriste dans cette perspective. Au delà des collectionneurs confirmés, Galeristes a vocation à stimuler le désir de devenir collectionneur en présentant dans un espace dédié une sélection pointue d’œuvres à moins de 1 000 euros, permettant à chacun de commencer une collection par une relation privilégiée avec les galeristes. La scénographie originale signée par Dominique Perrault offre un cadre propice à la découverte des univers uniques de la trentaine de galeristes. Ces galeristes aux profils variés ont été sélectionnés par un comité présidé par Michel Poitevin, administrateur de l’ADIAF (Association pour la Diffusion Internationale de l’Art Français). Lors de l’édition de 2016, Galeristes avait accueilli plus de 7 000 visiteurs. Galeristes a rassemblé une communauté de collectionneurs passionnés, et d’amateurs qui trouvaient là le cadre le plus favorable pour sauter le pas.

Samedi 9 décembre 2017

Organisé par le Filaf, un prix du meilleur livre d’art édité par une galerie sera remis le samedi 9 décembre à 18h. Le jury désigné est composé de personnalités du monde de l’art et la culture. Une rencontre-visite aura lieu de 13h à 19h avec les rapporteurs Sarah Ihler-Meyer & Romain Semeteys (dans la limite des places disponibles). Sculptures inédites de l'artiste Dorothée Selz tout le week-end.

Le comité de sélection est composé de Matthieu de Bézenac, Daniel Bosser, Stéphane Corréard, Raphaël Denis, Estelle Francès, Gilles Fuchs, Hervé Loevenbruck, Anne Martin-Fugier, Jean-Claude Mosconi et Michel Poitevin.

Premier salon imaginé par des collection­neurs, Galeristes est le nouveau rend­ez-vous culturel parisien ouvert à tous les passionnés d’art contemporain.

Lire la suite

Fugue / Trampoline

À la fois cirque et poésie, Fugue / Trampoline est une petite danse spectaculaire pour un homme et un objet, composée sur Métamorphosis n°2 de Phillip Glass. Prenant à contretemps un déplacement qui pourrait être ordinaire, Yoann Bourgeois se joue du vide, des lois de la gravité et de l’apesanteur pour atteindre un état d’abandon entre équilibre et déséquilibre. Dans ce poème visuel, l'artiste réinvente une marche vertigineuse et sensible jusqu’à trouver le point de suspension, instant du présent absolu, lorsque la chute n'est pas encore amorcée et qu’elle s’ouvre aux jeux du vertige.

Conception et interprétation : Yoann Bourgeois, assisté de Marie Fonte. Musique : Métamorphosis n°2, Philipp Glass. Durée : 8 mn. Centre Chorégraphique National de Grenoble.

Marais Culture +, réseau des institutions culturelles du Marais, présente la 3ème édition du festival Les Traversées du Marais, du 8 au 10 septembre 2017. Créer des ouvertures, surprendre et faire vibrer l’un des quartiers historiques de Paris, telle est la vocation du festival qui, cette année, se déploie autour du thème du contretemps dans vingt lieux emblématiques du 3ème et du 4ème arrondissements, à travers des propositions à la fois artistiques, poétiques et conviviales.

Lire la suite

AKAA (Also Known As Africa) 2017

Un manifeste en faveur de la création d’Afrique sur tous les continents, sous toutes ses influences, un voyage à travers la diversité des artistes émergents et confirmés, et la mise en valeur de leurs galeries.

AKAA revendique l’expression des échanges culturels d’une Afrique sans frontières, un territoire en mouvement et un continent qui échappe à une seule définition.

Avec 15 000 visiteurs pendant 3 jours et demi en 2016, AKAA a su trouver son public dès sa première édition et s’inscrit dorénavant comme le rendez-vous où les acteurs de la scène artistique d’Afrique ne cesseront de se retrouver avec spontanéité pour échanger, dialoguer et partager.

Du 10 au 12 novembre 2017, AKAA s’imposera comme l’événement parisien majeur centré sur l’art et la culture d’Afrique.

Foire d'art contemporain et de design d'Afrique, AKAA revient dans la Halle du Carreau du Temple, pour une deuxième édition du 10 au 12 novembre 2017 !

Lire la suite

Jerk off 2017

Le festival Jerk Off revient au Carreau du Temple avec une programmation danse-théâtre-performance autour des corps, des identités, des sexualités, de la diversité de leurs représentations et des imaginaires. Porté par des artistes émergents, Jerk Off est un moment précieux et original où tous les publics sont invités à découvrir le foisonnement de la jeune création.

Vendredi 15 septembre :

♦ LâcheMélanie Perrier / Compagnie 2 minimum / 19h30
♦ Ackerisme-s 2-4-5, Mathilde Monfreux / Cie des Corps Parlants / 21h

Samedi 16 septembre :

♦ Là, se délasse Lilith… Cie Marinette Dozeville – Samedi 16 septembre / 19h30
♦ Projet m.d., Patrick Laffont & Nicolas Guimbard – Samedi 16 septembre / 21h

Dimanche 17 septembre  :

♦ Farci.e, Sorour Darabi – Dimanche 17 septembre / 17h / Studio de Flore
♦ I shut down my heart until the apocalypse, Biriken – Dimanche 17 septembre / 18h 

Toute la programmation du festival Jerk Off du 14 au 23 septembre 2017 au Point Éphémère

Lire la suite

Faire le présent

Cette année, le Carreau du Temple vous propose une série de dialogues afin de saisir ce qui se passe aujourd'hui. Un format inédit : un mercredi par mois avec le sociologue et philosophe Geoffroy de Lagasnerie en compagnie d'un invité qui contribue à faire le présent de la pensée ou de la pratique.

Qu'est-ce qui fait notre présent ? Qu'est-ce qui à la fois le constitue et le crée ? Quelles sont les lignes de fracture, les transformations en cours ? Qu'est-ce qui s'invente et qu'est-ce qui disparaît? Le Carreau du Temple décide de rompre avec les formats de conférence habituels à la faveur d'un format innovant en confiant à Geoffroy de Lagasnerie une carte blanche pour cette série de dialogues 2017/2018. Ce cycle se propose ainsi d'élaborer une sorte de diagnostic du présent et de la pensée, qui doit aussi servir à forger des instruments pour résister et agir autrement. Cet espace de rencontre sera l'occasion pour lui de recevoir au gré de l'actualité politique, culturelle et sociologique, un philosophe, un créateur, un écrivain, un chercheur, ou un militant. Les séances prendront pour objet les principaux enjeux contemporains avec celles et ceux qui contribuent à faire le temps. 

Le 19 juillet 2016, Adama Traoré est mort dans la cour de la gendarmerie de Persan. Depuis, Assa Traoré mène un combat pour connaître la vérité de cette affaire. Ce combat soulève certaines des questions politiques les plus importantes d'aujourd'hui et conduit Assa Traoré à incarner l'une des voix les plus originales et les plus puissantes sur les questions de l'Etat et de la justice, des quartiers populaires et de la lutte contre le racisme... Elle a publié une bouleversante Lettre à Adama, aux éditions du Seuil en mai 2017 avec Elsa Vigoureux.

Dans Marianne et le garçon noir, l'écrivaine Leonora Miano rassemble de puissants témoignages pour dégager "le vécu noir en France", pour comprendre le "grand dérangement" que représente la présence des Noirs sur un territoire où le fait d'être blanc continue d'octroyer des privilèges. Ces thèmes traversent son importante œuvre romanesque et théorique. Nous parlerons ainsi au cours de cette séance de la race et du racisme, de la masculinité et de la violence, des relations Europe/Afrique, de la question coloniale et post-coloniale, de la domination et du silence, de l'écriture et du rôle de l'écrivain. 

Gaspard Glanz est journaliste. Fondateur de Taranis News, il invente un nouveau type de journalisme qui questionne le journalisme traditionnel. Il a produit certaines des  images les plus marquantes et les plus fortes de ces dernières années sur Nuit debout, les mouvements sociaux, les réfugiés à Calais... Il documente  la violence et la souffrance de notre monde. Son travail pose une question essentielle : que veut dire voir le présent et faire voir ce qui se passe ? Lors de cette séance, nous réfléchirons sur le journalisme, sur ce que veut dire produire de l'information, sur l'objectivité et la vérité, sur l'espace public et l'Etat. Nous montrerons aussi certains de ses reportages les plus forts, notamment sur ce qui se passe à Calais.

Chantal Mouffe a construit depuis une trentaine d'années l'une des œuvres les plus influentes sur la politique, la démocratie et le pluralisme... Ses écrits sur le "populisme" et la nécessité de redéfinir les concepts traditionnels issus du marxisme ont contribué à transformer la politique européenne en inspirant notamment Podemos ou la France Insoumise. Au cours de cette séance, seront évoquées les catégories de la politique, l'héritage du marxisme, la démocratie contemporaine, le "populisme de gauche" et les différentes formes de lutte politique.

Henri Leclerc est l'un des hommes de loi et des avocats les plus marquants et les plus influents de la seconde moitié du XXe siècle. Il est intervenu dans la plupart des affaires où politique et justice ont été intimement liées - la guerre d’Algérie, Mai 1968, l’abolition de la peine de mort, la défense des mineurs et des paysans, la question migratoire... Il n'a également cessé de réfléchir sur le droit, la prison, la répression, les libertés individuelles, et a été président de la Ligue des droits de l'homme. Il vient de publier ses mémoires, La Parole et l'action, aux éditions Fayard. Aujourd'hui, les transformations du droit, de la justice, de la pénalité occupent une place de plus en plus importantes dans le débat. Nous parlerons au cours de cette séance du métier d'avocat, de la justice, de la défense, mais aussi, plus généralement de l'État, du droit et de la démocratie.

Depuis plusieurs années, Felwine Sarr s'est imposé comme l'un des principaux intellectuels africains. Economiste et écrivain sénégalais, il place l'Afrique au centre d'une réflexion sur le monde et sur elle-même. L'Afrique a trop souvent été vue à travers les yeux et les catégories des autres. Que voudrait dire décoloniser le regard de l'Afrique sur elle-même ? Et que voudrait dire aussi regarder le monde, interroger les catégories de la pensée (et notamment les concepts de développement et de croissance économique) à partir de l'Afrique ? En 2050, un quart de la population sera Africaine et l'Afrique incarnera alors plus que l'Europe l'un des lieux centraux où se jouera l'avenir de la planète. Nous parlerons ainsi au cours de cette séance de l'Afrique et des expériences Africaines, de ce que signifie "Penser l'Afrique" et des nouvelles manières de penser le présent, l'économie, la culture, la politique ou encore l’écologie qui en découlent, de la décolonisation et de ses exigences, du discours afro-diasporique et de la pensée critique contemporaine. Felwine Sarr a publié de nombreux ouvrages dont Afrotopia, Habiter le monde et organise chaque année à Dakar avec Achille Mbembe les "Ateliers de la pensée" - la première édition a été publiée sous le titre : Écrire l’Afrique-Monde.

Nnoman Cadoret et Julien Pitinome sont photographes et reporters. Membres du collectif Œil, ils défendent une photographie fondée sur l’engagement social : "Ce que nous « voyons », ce que nous « capturons », ce que nous « montrons » est-ce que nous pouvons et devons changer.." Avec leur travail, ils attirent l'attention sur ce que l'espace médiatique cache et dissimule: luttes sociales, quartiers populaires, situation des migrants, Calais, etc.... Ils posent la question de l'éthique du journalisme, de l'espace public et du visible, du rôle des images dans les luttes sociales. Ils connectent également le journalisme avec d'autres pratiques à travers des interventions dans les lycées, les quartiers populaires et en milieu carcéral. En décembre 2017 et janvier 2018, ils sont partis au Bangladesh pour documenter la situation des Rohingyas, montrer la réalité du plus grand camp de réfugiés et de déplacés du monde et ce que vit cette minorité musulmane persécutée par la Birmanie. Nous parlerons notamment au cours de cette séance de leur reportage au Bangladesh, de la situation des Rohingyas, de ce qu'ils ont vu et des histoires qu'ils y ont recueillies et nous montrerons leurs images. Puis nous parlerons plus généralement, en parole et à travers des images, de leur conception du journalisme, de la photographie, de l'engagement, de la violence et de la répression, de la critique des médias, du rôle des images, de la situation des migrants et de Calais, etc.

« Plutôt que de commémorer Mai 68, ne devrions-nous pas tourner notre regard vers ce qui se passe aujourd'hui ? Car à trop fixer notre attention sur le passé, nous risquons de figer notre représentation de la politique. Et si faire l'éloge de mai 68 nous empêchait de voir mai 2018 ? En ce moment, des luttes surgissent partout, des lignes de fractures apparaissent, des acteurs inventent des modes d'action et font émerger des sujets de contestation... En clôture du cycle Faire Le présent pour l'année 2017-2018, je m'entretiendrai tout au long de la journée avec celles et ceux qui font exister les nouveaux problèmes, les nouvelles pratiques, les nouvelles voix, les nouvelles subjectivités qui peuplent les batailles actuelles. L'enjeu de cette journée est de proposer un état général des mobilisations contemporaines afin de dégager les fronts qui s'ouvrent et les manières possibles de résister et de transformer le présent. Il y sera question de terrains aussi hétérogènes que la répression, la politique migratoire, l'antifascisme, la santé, internet, la vie privée, l'antiracisme, l'évasion fiscale, la libération animale, la police, l'accueil des migrants, les lanceurs d'alerte, l’hôpital et les EHPAD, le syndicalisme, l'action directe, la ségrégation urbaine, la surveillance, la justice... Mai 2018 est là. Il nous faut écouter celles et ceux qui incarnent la politique oppositionnelle. » Geoffroy de Lagasnerie

Partie 1 :

  1. « Lancer des alertes. Evasion fiscale. Secret. Banque. » avec Antoine Deltour, Lanceur d'alerte. LuxLeaks
  2. « Capitalisme. Classes. Précarité. Syndicalisme. » avec Laurent Degousée, co-délégué de la fédération SUD Commerce et co-animateur du Front social
  3. « Hôpital. Accès aux soins. Conditions de travail. Ehpad » avec Sabrina Ali Benali, Médecin, militante pour la défense des soignants et des structures de soin

Partie 2 :

  1. « Quartiers populaires. Ségrégation urbaine. Politique Locale. » avec Almamy Kanouté. Activiste contre les injustices et les inégalités et cofondateur du Mouvement Émergence
  2. « Nouvelles formes de mobilisations. Cortège de tête. Autonomie. » avec Action Antifasciste Nord Pas de Calais
  3. « Internet. Vie privée. Terrorisme. Etat. Surveillance. » avec Felix Tréguer, Chercheur, membre fondateur de la Quadrature du Net

Partie 3 :

  1. « Migrants. Réfugiés. Accueil. Expulsions » avec Geneviève Jacques, présidente de la CIMADE, association de solidarité active et de soutien politique aux migrants, aux réfugiés et aux déplacés, aux demandeurs d'asile et à tous les individus en situation irrégulière
  2. « Police. Justice. Adama Traoré. Pouvoir colonial. Gauche. » avec Youcef Brakni, comité La vérité pour Adama et militant des quartiers populaires.
  3. « Répression. Prison. Antifascisme. Se Souvenir. Continuer » avec Geneviève Bernanos et Agnès Méric. Mères européennes pour défendre la mémoire et la lutte de leurs enfants contre le fascisme et la répression

Une série de dialogues par Geoffroy de Lagasnerie. Un nouveau rendez-vous pour penser notre présent.

Lire la suite

Les Jeudis de la Sorbonne

Depuis 1990, Les Jeudis de la Sorbonne sont un cycle de conférences publiques organisées par les étudiants inscrits en Master « Direction de projets et d’établissements culturels » de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne UFR 04, département des Arts Plastiques et Sciences de l’Art sous la direction de Françoise Docquiert. Il est consacré à l’art, à la médiation et à l’ingénierie culturelle, et interroge des problématiques touchant le secteur culturel et artistique et plus largement le secteur sociétal, cette année sur la thématique Culture et transgression. Aller chercher du côté de la transgression comme une promesse de survie ou simplement pour mettre en exergue les dérives de nos sociétés, le concept reste libérateur.  Ces Jeudis de la Sorbonne, dont chacun d’eux approfondira cette notion, permettront de mettre en avant certaines de ces formes car il serait inquiétant que toute transgression disparaisse de notre univers culturel, ce qui signifierait appauvrissement et affaiblissement de l’ensemble de notre société.

Thématique 2017/2018 : Culture et transgression

La transgression peut se comprendre comme le dépassement de ses propres limites. La transgression consiste à ne pas obéir et/ou respecter une loi, un ordre ou un interdit. Mais si on adopte une définition plus large de cette notion, il s’agit de tendre vers quelque chose qui n’est pas habituel, d’aller au-delà des limites et de ses limites et de ne pas se conformer à une attitude courante.

Pour cette séance des Jeudis de la Sorbonne, les étudiants décident de questionner les limites imposées par le handicap, qu’il soit physique et/ou mental, et de voir comment les personnes qui en sont atteintes peuvent, par et pour l’art, les transgresser.

Il s'agira de comprendre comment ces personnes arrivent à passer outre le jugement des autres vis-à-vis du handicap qui serait un frein à la création et au succès. Cette forme de transgression va contre ce qui est habituel, à savoir la norme qui suppose que la personne handicapée ne peut pas forcément créer, qu’elle est exclue par une partie de la société et se voit refuser certains domaines (professionnels ou de pratique artistique amateur…). Nous pourrons ensemble connaître les raisons qui ont poussé ces personnes vers l’art et la manière dont elles l’ont investi, les difficultés qu’elles ont rencontrées et les solutions qu’elles ont trouvées pour se dépasser.

Afin de partager leur expérience et leurs points de vue des intervenants variés, le Carreau du Temple recevra à la fois des personnes atteintes de handicap et qui ont un rapport à l’art et des artistes ou intervenants du milieu médical ayant travaillé avec des personnes atteintes de handicap. Les intervenants créeront une rencontre innovante autour du thème du handicap et de son rapport à l’art, afin de parler des différentes façons de les dépasser dans le monde de l’art.

Guillaume Bats est humoriste, auteur et chroniqueur français et est atteint d’ostéogénèse imparfaite, aussi appelée “maladie des os de verre” qui se caractérise par une fragilité des os.

Il devient connu en 2012 à travers l’émission “on n’demande qu’à en rire” diffusée sur France 2 de 2010 à 2014. Grâce à cette émission, il se fait repérer par de nombreux humoristes tels qu’Anthony Kavanagh, Jérémy Ferrari ou encore Jean-Marie Bigard qui lui proposent de faire leurs premières parties. Aujourd’hui, il est produit par Jérémy Ferrari et Eric-Antoine.

Fanny Lebert-Ciumei danse depuis qu’elle marche. Si elle ne danse pas, elle chante, elle écrit. Elle met en scène les créations de la compagnie 3 petits points suspendus qui rassemble autour du jeu des adultes en situation de handicap psychique et des comédiens, amateurs ou professionnels.

Fanny est également art-thérapeute, diplômée de la faculté de médecine et exerce auprès d’enfants comme d’adultes aux troubles variés.

Danseuse contemporaine, Claire Gérald est aussi depuis 11 ans chorégraphe et directrice artistique de la compagnie TAM, pour laquelle elle travaille en collaboration avec Joséphine Tilloy. Toutes deux expérimentent et cherchent à partager l’imaginaire, à s’engager avec les autres.

Comment définir la transgression culturelle et en quoi peut-elle être porteuse de sens ? Où commence-t-elle dans ce domaine particulier et par rapport à quel type de normes celle-ci s’effectue-t-elle ?

Pour répondre à ces questions ou du moins pour amorcer un début de réponse, nous avons choisi, pour cette seconde conférence des Jeudis de la Sorbonne, d’aborder le thème de l’Art et de la Sexualité. Étant de moins en moins tabou, le sexe est-il encore transgressif aujourd’hui ? Et surtout, l’a-t-il déjà été ?

À travers les âges, nous interrogerons les sociétés de nos ancêtres qui, déjà, représentaient le sexe sous toutes ses formes et à travers différents médias. D’abord représenté au cœur d’un art caché, il semble avoir pris place dans notre société à travers la banalisation de la pornographie, de certains vidéoclips déplacés (ou simplement osés) ou encore via la littérature érotique très en vogue. Toutefois, quel accueil faisons-nous aux artistes de l’intime ? Comment sont-ils perçus ?

Lors de cette conférence, nous nous efforcerons de répondre à ces questions d’un point de vue historique afin de mieux comprendre où en est notre société actuelle quant à la réception de l’art et la sexualité. Notre regard est aussi porté vers l’avenir, la Recherche en Littérature et en Histoire de l’Art se penchant enfin sur les questions de l’art et de la sexualité, ouvrant ainsi de nouveaux champs d’interrogations, et une nouvelle discipline de recherche universitaire et scientifique, mais ouvrant également un nouveau marché… Ou seulement, en rendant visible un marché qui était jusqu’alors honteux ? L’intérêt de cette conférence est de brasser le large panorama du sexe dans la culture avec une grande diversité d’intervenants. Nous cherchons à atteindre un public large de professionnels de divers horizons car l’idée de ce Jeudi de la Sorbonne pourrait être reprise ultérieurement pour un séminaire. Ainsi, nous essaierons de répondre à ces questionnements, lors de la conférence qui se tiendra le 7 novembre 2017 à 19h au Carreau du Temple.

Pour cette seconde soirée des Jeudis de la Sorbonne sur le thème Culture et Transgression, nous aurons l’honneur d’accueillir une historienne, une artiste et une professionnelle du monde de l’art :

Née au milieu des années 80, Clémentine D. Calcutta est historienne de l'art et auteure. Elle a fait ses études universitaires entre Lyon, Philadelphie, Québec et Paris. Le surréalisme, le kitsch et l'érotisme sont inextricables de sa vie et servent son propos. Après de nombreuses collaborations au sein de journaux et blogs artistiques indépendant (Boum Bang, Le Tag Parfait, Le Bateau), elle a sorti en juin 2017 Tatouée sur canapé, une réflexion autobiographique sur le tatouage, aux éditions Dystopic. Elle poursuit actuellement ses recherches sur les femmes artistes et la représentation du phallus dans leurs œuvres.

Jessica Rispal, fondatrice et rédactrice en chef du Bateau magazine, revue trimestrielle d’art libre autour des corps et des sexualités. Graphiste de métier, photographe depuis 1998, elle a fondé cette revue en février 2015. Elle a créé Le Bateau avec l'envie de rassembler des artistes autour de l'art érotique dans un support papier de qualité et de le diffuser librement, sans censure.

Nous aurons également le point de vue d’une artiste, avec la présence de Stéphanie Chardon, qui a été confrontée à la censure en publiant ses œuvres érotiques sur Facebook, ce qui a suscité de nombreuses réactions... Elle est diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Beaune.

Bien que le tabou lié au sang menstruel commence à vaciller dans certains cercles grâce aux artistes, aux militant.e.s ou à certains médias, parler du sang des règles reste une forme de transgression depuis les milieux scientifiques, artistiques et politiques, jusque dans l’environnement professionnel, éducatif ou familial.

Ainsi, en croisant les différents points de vue et expériences de nos intervenantes, nous souhaitons présenter un panorama des différents leviers disponibles aujourd’hui pour faire évoluer les représentations et s’interroger sur les moyens mis en œuvre pour faire en sorte que le sang des règles, l’objet “transgressif” de notre conférence ne le soit plus à l’avenir. Comment la culture, au sens large (pratiques sociales, recherche, arts…), contribue-t-elle à remettre en question et à renverser le tabou des règles ?

Dans les années 1950 le terme « queer » était chargé d’un sens péjoratif : « pédé », « gouine », mais surtout « bizarre » ou « tordu ». Il désignait quelqu’un d’abject, parce qu’il ne rentrait pas dans la norme. Aujourd’hui le queer embrasse une multitude d’identités et de pratiques qui trouvent leurs sources dans les sexualités minoritaires.

A son fondement, la culture queer était radicale et subversive : elle s’attaquait, par diverses formes, qu’elles soient politiques ou artistiques, à l’hégémonie hétérosexuelle, au patriarcat, aux diverses formes de binarisme, et revendiquait un pluralisme des genres et des sexualités. On assiste cependant, depuis quelques années, à une assimilation des LGBTQ+ à la société hétérosexuelle, par la revendication de droits similaires : l’exemple le plus marquant restant le mariage pour les personnes de même sexe. Semblent se distinguer alors deux courants : l’un blanc, privilégié, et urbain qui tend à être intégré à la norme; l’autre plus radical et plus transgressif, notamment à l’égard même de cette culture gay “normalisée”. Mais que reste-t-il de la culture queer aujourd’hui ? Que viseraient aujourd’hui les cultures queer subversives : la culture hégémonique gay ou la culture hégémonique straight ? Où est-ce que ces deux cultures se rencontrent et se superposent ?

Avec Maïc Batmane (artiste queer), Nelly Quemener (universitaire), et Nelly Quemener (organisateur du festival Loud & Proud) 

Mettre en lumière les liens qui existent entre les notions de “mode” et de “transgression” relève d’une expérience complexe. En envisageant la mode, et plus précisément la mode vestimentaire comme la manière de se vêtir conformément aux goûts d’une époque et d’une région donnée, il s’agit de considérer ce phénomène aussi bien comme collectif, social que comme individuel. La mode en tant que sujet subjectif et subversif, questionne, fait débat, créée la polémique, et nous amène à nous positionner face à ce que nous considérons comme transgressif.

L’objectif de cette table ronde serait de déterminer le rôle, mais aussi, et surtout, le sens porté par la transgression dans l’univers de la mode, et ce à tous les niveaux, aussi bien dans l’industrie de la mode qu’au sein de la construction sociale des individus.

D’Alexander McQueen à Rick Owens en passant par Demna Gvasalia, la haute couture amène la transgression sur les podiums. Les créateurs défont et réinventent incessamment les modes, et les règles qui en découlent. Toutefois, la mode peut aussi être envisagée comme une expérience plus personnelle, un fait psychosocial qui forge notre identité. Le vêtement, et tous les codes sociétaux qui l’accompagne, s’inscrit dans le champ sociologique. Les effets d’appartenance, les choix et désirs individuels transcendent le simple acte de s’habiller et traversent toutes les couches sociales. En ce sens, la mode peut être appréhendée comme un moyen pour l’individu de dénoncer, de s’émanciper, d’être, et passe ainsi naturellement par la transgression d’un code ou d’une norme particulière.

Il ne s’agira en aucun cas de déterminer ce qui est transgressif ou ce qui ne l’est pas, ou encore de vouloir imposer une vision dichotomique du conformisme, mais plutôt de nous interroger sur les ficelles qui articulent une réflexion conjointe entre mode et transgression.

Le défi substantiel de cette conférence sera de représenter les différentes facettes de la mode grâce à nos trois intervenants provenant d’horizons variés et complémentaires: la sociologie, le journalisme et le stylisme. A travers un format atypique, nous vous invitons à venir prendre part au débat. 

« Monde parallèle », « zone obscure », « lieu de non-droit virtuel », « amazon de stupéfiants »…
L’imaginaire collectif s’avère particulièrement inventif lorsqu’il s’aventure à l’orée du darknet, reprenant à tout-va et de manière primitive certaines des mythologies populaires qui l’entourent. Souvent qualifié “d’espace”, et qui plus est, présenté comme le plus profond de la toile, il est vu et désigné par certains comme le terrain de jeu de tous les complots, où criminels, terroristes et pervers sont les principaux protagonistes; par d’autres, comme l’espace de liberté ultime, une utopie délivrée de toutes frontières, libérée du joug de la surveillance étatique ou industrielle. Dans ces protocoles cryptographiés se réfugient également activistes, journalistes, artistes censurés, lanceurs d’alerte, dissidents ou simplement citoyens qui cherchent à éviter la traçabilité de leurs données personnelles par l’internet commercial. Le darknet semble repousser les limites de la transgression, comme dans sa position extrême, forme de jungle virtuelle, il pose la question de nos droits fondamentaux à la vie privée et à l’anonymat.

Dans ce dernier « Jeudis de la Sorbonne : Culture et Transgression », le cycle de conférence organisé par les étudiants de Master 1 "Direction de Projets ou d'Etablissements Culturels" de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, nous sommes à la recherche de gestes transgressifs, qui semblent s’être raréfiés face aux effets de surveillances étendues imposés dans le monde global contemporain. Certaines questions se posent. Tout d’abord, quelle place pour la liberté d’expression dans un monde d’interconnexion généralisée, de géolocalisation et de vidéosurveillance automatisée ? Comment échapper à cette surveillance, et comment le darknet permet-il de repenser l’idée même de transgression ? Le darknet se place-t-il comme une forme d’opposition ou d’alternative au réel ? Quelle place pour les darknets dans nos sociétés, et dans la création artistique ? Franchir le seuil de cet « abîme » est-il l’acte ultime de transgression ?

Alors que le sujet a été traité à de nombreuses reprises (à la télévision, dans les journaux, sur le net), de manière plus ou moins critique, le darknet peut-il prétendre à une place prépondérante dans notre société ? Par quel moyen peut-il se muer en véritable phénomène culturel ? Le modèle crypté du darknet peut-il s’imposer comme un modèle dominant, et mettre en péril la suprématie des grands groupes comme Google, Facebook… ? Will the revolution be computerised ?

Nicolas Arpagian : Enseignant, conférencier et auteur du livre "La Cybersécurité”. Spécialiste du monde numérique, il est actuellement directeur de la Stratégie et des affaires publiques d’Orange Cyberdefense, il a écrit dans différentes publications et est coordinateur de l’enseignement “Stratégies d’Influence & Lobbyning” à l’Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice, ce qui fait de lui une voix sensibilisée à ce sujet.

Paul Mathias : Philosophe, Inspecteur général de l'Education national, il fut directeur de programme au Collège international de philosophie. Membre des équipes de recherche « Réseaux, Savoirs et Territoires  » (ENS-Ulm & ENSSIB) et « Vox Internet » (MSH, Paris), il a entrepris ses recherches autour des questions philosophiques suscitées par l’émergence de l’Internet au milieu des années 90 et a depuis publié « La Cité Internet », «Des Libertés numériques» et « Qu’est-ce que l’Internet ? ».

Vincent Bonnefille : artiste. Sa recherche prend comme nœuds d'intrigue quelques Net/Web.artistes. Leurs créations sont le point de départ d'une réflexion (et vulgarisation) sur les imaginaires qui sont en jeu autour des profondeurs du web, de l'obscurité des réseaux... Il se questionne sur l’expansionnisme informationnel que prennent nos sociétés, sur ce que promettent d'utopie ces "anomalies techniques”...

Ag3m et Akhin (Le Reset) : L’organisation Le Reset est un Hackerspace féministe qui travaille et propose de nombreux espaces, des ateliers et conférences autour du monde numérique. Le Reset partage, intègre, permet l’accessibilité pour tou.te.s et accueille les personnes minorisées tous les dimanches à la Mutinerie à Paris.

Les Jeudis de la Sorbonne, c’est le rendez-vous régulier du Carreau du Temple qui propose en accès libre des débats et conférences aux formats innovants et variés, abordant des questions d’actualité et de société.

Lire la suite

Klisis Kliseis

KLISIS KLISEIS est le dernier volet d’un triptyque portant sur la répétition et la déclinaison.

KLISIS KLISEIS, « déclinaison déclinaisons », ce sont les allers et retours infinis de l’océan sur le sable, les vagues toujours les mêmes mais toujours changeantes.

KLISIS KLISEIS, c’est le pli qui s’immisce partout et se multiplie, recomposant sans cesse nos espaces et nos corps ; c’est l’inclinaison, à chaque instant nouvelle, des rayons du soleil, la variété des flux et des directions du courant des eaux.

KLISIS KLISEIS, c’est la danse cyclique que quatre corps composent, la naissance et la disparition de cercles, de lignes, de couleurs et de sons ; ce sont des motifs qui se répètent et qui changent en se répétant.

KLISIS KLISEIS, ce sont des mains qui se rencontrent, se séparent et se rencontrent encore, des sourires que l’on observe quand la musique commence ; ce sont les lignes singulières qui tissent l’entrelacs d’une communauté, les prises de contact, les ajustements relationnels, les rencontres fugitives et les rencontres profondes, les séparations conscientes.

KLISIS KLISEIS, c’est le présent qui s’organise et se met en forme, c’est la forme qui se reproduit et qui change à chaque nouvelle seconde. 

Lire la suite

Second Square #11 Summertime

Du 8 au 14 juillet, la Halle devient une bulle d’oxygène au cœur de Paris, sous le signe du foisonnement et de la pluridisciplinarité : food, musique, sport, foot, bal…

Dans le cadre de la saison France-Israël 2018, la culture de Tel-Aviv, sa gastronomie, son design et ses artistes sont mis à l’honneur : brunch d’ouverture avec Yoni Saada du restaurant Bagnard, ateliers de cuisine, cours de gaga dance, concerts et DJ set.

Chefs, plasticiens, danseurs, yogis, musiciens, de Tel-Aviv et de Paris, s’attacheront à partager, à échanger et à revisiter les usages et tendances en croisant leurs univers respectifs.

Scénographie monumentale
Les deux scénographes parisiennes Sabrine Sidki et Gabrielle Laurin proposent une œuvre in situ centrée sur la langue et l’écriture. Avec un jeu de typographie, de matière et de couleur, elles créent une rencontre entre l’alphabet hébraïque et latin. Un espace dans lequel déambuler, flâner, s’arrêter le temps d’une lecture, d’un café, d’un atelier ou d’un concert.

Balnéo
Durant une semaine, le Carreau du Temple devient l’écrin d’une œuvre créée in situ. Cécile Rolland, scénographe invitée régulièrement pour repenser l’espace de Second Square, propose cet été une installation immersive et éphémère. Trois tentes bleues et blanches prennent place dans la Halle, dans lesquelles il fait bon lire et flâner.

► BRUNCH À TEL-AVIV

► ATELIERS À TEL-AVIV

► MUSIQUES À TEL-AVIV

► FOOT & SPORT

► DANSE À PARIS 

Second Square est une place publique estivale où il fait bon flâner, s’enrichir, et découvrir des pratiques artistiques et sportives, en s’ouvrant sur les cultures du monde.

Lire la suite

Second Square #9 Makers

Second Square est une seconde place publique, un lieu de détente pour sportifs et cérébraux, un espace d’inventivité qui surprendra vos muscles et vos méninges…

SECOND SQUARE #9 Makers – Faire, apprendre, innover

Créateurs, bidouilleurs, inventeurs, bricoleurs connectés, ingénieurs, codeurs, amateurs de sciences, artisans 2.0, … s’installent à nouveau au Carreau pour un Second Square dédié à ces passionnés. Un évènement où se mêlent créations artistiques, inventions délirantes, objets et jeux détournés... L’événement met en avant les nouveaux modes de travail des makers, leurs échanges, partages d’expériences et les nouvelles formations qui en découlent.

Plus de 40 structures (fablab, mackerspaces, startups, artistes…) et une trentaine d’ateliers musique, drone, jeu vidéo, design, arts plastiques, électronique…

Des Music Makers en live et des rencontres débats avec des artistes, lieux et médias dédiés à l’innovation.

C'est Parti Mon Kiki, un spectacle instrumental qui plonge les enfants dans un univers musical ludique !

♦ Bar ouvert en continu du jeudi au dimanche

♦ Le Repair Bar avec le Repair Café Pantin
Samedi et dimanche, en continu, tout public

Venez avec vos objets abimés (électroménager, jouets, textiles, bijoux…) pour les réparer grâce à l’aide des bénévoles du Repair Café Pantin.

♦ Coin lecture avec la bibliothèque Marguerite Audoux et Paris Bibliothèques

Un Second Square dédié aux passionnés de créations artistiques, inventions délirantes, objets et jeux détournés !

Lire la suite