Festival Concordan(s)e 2022

La marque de fabrique de Concordan(s)e est de provoquer des rencontres inédites entre un chorégraphe et un écrivain puis d’en diffuser les travaux écrits à quatre mains. Pour cette dernière édition, le Festival invite des duos qui ont marqué son parcours à présenter leur création originale, ou bien à la revisiter d’un nouveau geste. Fort d’une activité constante et généreuse à l’attention de tous les publics, via une politique de résidences de création ouvertes, d’itinérance, d’actions culturelles et d’ateliers autour des écritures croisées, Concordan(s)e permet, une dernière fois, de découvrir une plume et une approche de la danse en un acte artistique commun.

Xamûma fane lay dëm (Je ne sais pas où je vais)

Amala Dianor et Denis Lachaud entrent en scène avec la langue comme sujet de curiosité.

Amala Dianor, danseur hip hop, néo-classique, contemporain et afro-contemporain passant d’une technique à l’autre avec virtuosité, et Denis Lachaud, écrivain, metteur en scène et comédien, entrent en scène avec la langue comme sujet de curiosité. Les mots et les gestes, les sons et les couleurs, les odeurs, les matières, les symboles, les émotions : tout nourrit notre façon de nous exprimer. Et quand deux personnes se rencontrent, elles élaborent une langue commune, une langue pour communiquer, mais aussi pour créer ensemble.

Coproduction/commande du festival Concordan(s)e, Pole-Sud CDCN Strasbourg, Communauté d’agglomération de Marne et Gondoire, Parc culturel de Rentilly – Michel Chartier

L’incognito

Fabrice Lambert (chorégraphe) & Gaëlle Obiégly (écrivaine) - 20h05

Fabrice Lambert et Gaëlle Obiégly tentent de se scanner réciproquement et « éprouver la nature sauvage des origines ».

Au rythme d’une respiration, au doux son des mots, un homme et une femme tentent de se scanner réciproquement, d’« éprouver la nature sauvage des origines ». Dans un espace commun, chacun est dans son corps et chaque corps a ses organes propres. L’étrangeté de la danse et l’incongruité du dialogue mettent en abyme et en boîte la question de l’expression, notamment de l’expression artistique. Fabrice Lambert, artiste incontournable de la danse contemporaine, amoureux des croisements entre les disciplines, et Gaëlle Obiégly, écrivaine s’imposant par sa plume précise et personnelle, élaborent ici un intrigant essai en mouvement sur le mystère de l’autre et des intersections possibles entre deux sphères intimes.

Interprètes : Madeleine Fournier et Fabrice Lambert - Lecture du texte enregistré : Fabrice Lambert et Gaëlle Obiégly - Production : commande du festival Concordan(s)e, en partenariat avec Pole-Sud CDCN – Strasbourg - Résidence de création : Pole-Sud CDCN Strasbourg, Villa Médicis, Bibliothèque Faidherbe – Paris, Micadanses, Centre national de la danse

Concordan(s)e est une rencontre inédite entre un chorégraphe et un écrivain.

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Festival Concordan(s)e 2017

CONCORDAN(S)E – Rencontre inédite entre un chorégraphe et un écrivain
Jeudi 16 mars / 19h30 / Scène – Tarif B

Concordan(s)e passe une commande à un chorégraphe et à un écrivain qui ne se connaissent pas au préalable. Ils vont découvrir leurs expériences respectives, cheminer ensemble pour nous dévoiler le fruit de leurs échanges, de ces croisements entre le geste et le mot. Le chorégraphe et l’écrivain interprètent ensuite face au public une chorégraphie et un texte inédits. Ces rencontres offrent à chaque fois des formes inattendues, des créations inédites qui donnent à cette expérience toute sa richesse, son originalité. L’intention de ces rencontres est de découvrir, sur un même espace, le chorégraphe et l’écrivain dans cet acte artistique commun.

3 duos proposés dans la même soirée :

Gilles Verièpe et Ingrid Thobois 
L’ARCHITECTURE DU HASARD

Concordanse - "L'architecture du hasard" de et avec Ingrid Thobois et Gilles Vérièpe from LA BIBLIOTHÈQUE on Vimeo.

Le projet « l'architecture du hasard » interroge le cheminement hasardeux de l’existence qui les a notamment amenés à se rencontrer. Plus largement, cette pièce écrite et dansée soulève la question de ce qui préside à toute rencontre, chaque seconde ayant une influence sur celle qui suit, dans un minutieux et stupéfiant lien de causalité que seule la mort a (peut- être) le pouvoir d'interrompre.
Appelons cela « hasard », « coïncidence », « destin », appelons cela « architecture du hasard ». C’est toujours de vertige qu’il s’agit lorsqu’il est question du sel de l’exis- tence qu’est la rencontre.

Raphaëlle Delaunay et Sylvain Prudhomme
IT’S A MATCH 

It's a match - Raphaëlle Delaunay / Sylvain Prudhomme - Médiathèque Romain-Rolland, Romainville from La filière chinoise on Vimeo.

It’s a match : comme la petite annonce qui s’affiche sur les applications de rencontre, lorsque deux profils se trouvent. It’s a match : ça colle, ça marche, mais ça «matche» aussi, à tous les sens du terme. Ring. Rounds. Elle danse. Il parle. Enfermés ensemble dans un carré de 6 mètres sur 6 ils se cherchent, se mesurent, s'éprouvent. C'est quoi, être deux ? C'est quoi, l'amour ? Est-ce que ça s'explique ? Est-ce que ça se fait ?
Il s’efforcent en tout cas de se frayer un chemin l’un vers l’autre, recommençant toujours l’éternelle parade du désir et de ses volte-face.

Edmond Russo, Shlomi Tuizer et Bertrand Schefer
ZÉRO, UN, TROIS, CINQ

« J’aime bien oublier. D’ailleurs il n’y a pas grand-chose à faire pour oublier. Ça vient tout seul. Ça peut sembler un peu paresseux de dire, j’aime bien oublier. Comme dire j’aime bien dormir. On peut penser que ça demande encore moins d’effort d’oublier que de dormir. Ce n’est peut-être pas vrai.»

Dans le trio, il y avait deux corps et la voix de celui qui s’apprêtait à dire l’oubli et l’absence où il cherche ses mots. Mais un événement est venu tout changer et voilà que l’absence s’est invitée sur scène. Zéro, un, trois, cinq est un huis clos pour une ou plusieurs voix. 
Des mots et des gestes pour dire et faire apparaître cet événement. Nous sommes là pour partager cette histoire, pour exprimer notre présence et expliquer notre absence. Nous devenons un pour l’écrire, et celui-ci se multiplie pour nous mouvoir. Nous sommes trois, plus ou moins, et nous distribuons les rôles. Ceux qui sont ici et ceux qui sont là-bas, ceux qui restent et ceux qui partent... « Une présence pour l’absence pour une présence. » 
Seul sur un plateau nous tenterons le possible. Je ferai de mon mieux et j’y serai ensemble.

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Festival Concordan(s)e 2019

L'initiative originale de Concordan(s)e réside dans la provocation de rencontres, puis la construction de duos de chorégraphes et d'écrivains. Ne se connaissant pas au préalable, ils se plongent réciproquement dans leurs univers artistiques pour imaginer ensemble une forme inédite, entre mots et mouvements.

Entre nos mains, entre nos jambes

Pascale Houbin - chorégraphe / Carole Martinez - écrivain

Les mains dansent, les mains écrivent, caressent, battent. Les mains peuvent se passer des mots. Les mots et la danse racontent ici une chose qui fait silence : l’entrejambe. Le désir et le plaisir féminins, rarement évoqués sur le plateau, jouissances et impuissances des femmes, objets de pudeur, s'avèrent dans cette pièce, au contraire, autant de défis, de jeu, d'amusement. Comment trouver les mots pour raconter une infime partie de l’orgasme féminin ? Et où débusquer dans la trousse de nos gestes ceux qui se frottent avec plaisir au texte pour en voir les possibles étincelles ? Une certitude : on n’épuisera pas le sujet !

Durée : 30 min / Coproduction : commande du festival Concordan(s)e, spectacle créé dans le cadre des Accueils Dancing de la compagnie BEAU GESTE, à la Maison des Arts Solange-Baudoux - Evreux et à la Bibliothèque Faidherbe - Paris.

En armes

Yvann Alexandre - chorégraphe / Sylvain Pattieu - écrivain 

On s’en prend des trucs dans l’existence
Des tristesses et des gens qui partent
Mais on résiste on fait ce qu’on peut 
On danse, on écrit
On se serre on se carapace
On a nos corps qui bougent et nos mots qui résonnent 
On est en armes.

Durée : 30 min / Interprétation : Yvann Alexandre, Sylvain Pattieu et Franck Ragueneau - Coproduction : commande du festival concordan(s)e, Centre chorégraphique national de Nantes avec le soutien du Théâtre Louis Aragon de Tremblay-en-France et de la Médiathèque d’Ivry, Médiathèque Charles-Gautier Hermeland | St Herblain 

Le Festival Concordan(s)e, c'est la rencontre inédite entre un chorégraphe et un écrivain.

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Festival Concordan(s)e 2020

Festival itinérant en Île-de-France et au-delà, Concordan(s)e propose à un chorégraphe et à un écrivain de se rencontrer pour écrire une pièce à quatre mains au cours d’une résidence de création. Pour la quatorzième année, cette exploration inédite des écritures scéniques et textuelles, ces croisements entre le geste et le mot dévoilent des chorégraphies et des écrits inédits, dans des formats surprenants.

POI(D)S

C’est l’histoire d’une femme qui désire un fils plus que tout au monde. Catherine Dreyfus et Catherine Grive nous entraînent aux confins de la déraison, faisant jaillir, dans les plis des secrets de famille, un univers fantaisiste.

Entre amour et douleur, rêve et folie, enfante-ment et désenchantement, sur le plateau,  des mots et des gestes et quelques accessoires - des poids, un coussin, un tapis - déroulent le fil rouge du passé, pour dire les vertiges que peut provoquer l’expérience maternelle. Il y est aussi question de l’expérience enfantine, car nombre d’enfants ont déçu en naissant fille ou garçon. La danse de Catherine Dreyfus, vecteur d’émo-tions et de pensées, donne à voir le monde  qui nous entoure dans une langue singulière  et onirique, exposant un point de vue organique sur les choses, laissant libre cours à l’imagination, à l’interprétation du spectateur. La chorégraphe confronte le corps humain aux matières physiques, à l’appui d’une grande acuité  scénographique. Musicalité, poésie, fluidité sont les ingrédients d’une atmosphère surréaliste teintée d’ironie. Ses propositions pétillantes rencontrent ici la délicatesse de Catherine Grive, productrice d’émissions sur France Culture aussi sensibles qu’originales (Le Goût du Noir, La Peur du Vide, Les Retrouvailles, Les Salles d’attente), auteure d’albums joyeux pour enfants et de romans graves pour adoles-cents, avant de signer en 2017 son premier roman pour adultes, Reste le chagrin, aux éditions Lattès.

Regard extérieur : Guy-Pierre Couleau
Coproduction : commande du festival Concordan(s)e, Centre chorégraphique national de Nantes avec le soutien à la résidence de la Médiathèque Violette Leduc à Paris. La Compagnie ACT2 est soutenue par la DRAC Grand Est (conventionnement), la Région Grand Est (conventionnement) et la Ville de Mulhouse.

L&L

Leur engagement en commun, les artistes Joanne Leighton et Camille Laurens ont vite trouvé un terrain d’entente dans la clairière jouxtant leurs parcours artistiques : un travail sur la marche. La marche compose, la marche écrit, la marche invente un lien indéfectible avec la vie, le monde. 

Comme dans un jeu d’enfants, elles arpentent le plateau, le piétinent, l’épuisent, décrivant des circonvolutions, à l’image de boucles temporelles. La gestuelle des deux interprètes, toujours à l’unisson, se délivre doucement : rien ne ressemble plus à un pas qu’un autre pas, et pourtant chaque démarche détient son architecture propre qui en fait un événement unique. Les séries et répétitions manifestent une réflexion profonde sur le temps qui passe, l’altération et l’altérité. La répétition montre essentiellement la différence : plus il y a répéti-tion, plus il y a différence. Ces changements donnent à éprouver le temps comme une répétition différentielle, une suite de variations qui dessinent un devenir. Quel espace créons-nous à la mesure de nos pas ? 
Après Songlines de Joanne Leighton, spectacle présenté au Carreau du Temple en 2018, cette création façonnée avec Camille Laurens, auteure de neuf romans traduits en plus de trente langues, parmi lesquels Dans ces bras-là (prix Femina 2000), est à découvrir en exclusivité. 

Design sonore et regard extérieur : Peter Crosbie - Assistante : Marie Fonte - Costumes : Alexandra Bertaut
Coproduction : commande du festival Concordan(s)e 2019, Le Phare, Centre chorégraphique national du Havre Normandie – direction Emmanuelle Vo-Dinh dans le cadre d’une aide à l’écriture. Avec le soutien du Centre des monuments nationaux et la Maison George Sand de Nohant, La Briqueterie- CDCN du Val de Marne, la Médiathèque d’Évreux.

Concordan(s)e est une rencontre inédite entre un chorégraphe et un écrivain.

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